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Ecovolontariat & environnement - Ecovolontariat Savane Africaine, Afrique du Sud par Anouk Fried

Notre 'maison' A la découverte des alentours Un match de foot contre les locaux A la recherche du guépard... Des peintures rupestres montrées par des rangers Un coucher de soleil avec les éléphants lors d’une sortie Une juste récompense après avoir coupé du bois toute la matinée : la visite des girafes Une partie des volontaires au plus haut point de la réserve

Le jour du départ est enfin arrivé. Je m’apprête à monter dans l’avion destination l’Afrique du Sud pour deux mois et je dois dire que l’angoisse de partir pour un pays que je ne connais pas est aussi forte que mon impatience de le découvrir... En effet, comment cela va-t-il être ? Le voyage sera-t-il à la hauteur de mes espérances, vais-je être bien accueillie ? Toutes ces questions tournent dans ma tête durant tout le vol….

Après un long voyage agrémenté de trois vols différents et d’un grand nombre d’heures dans les aéroports à attendre mes correspondances, j’atterri enfin à Polokwane. Dès la sortie de l’avion je m’empresse d’aller récupérer ma valise et, premier soulagement, elle ne s’est pas perdue durant le voyage. C’est là que je rencontre pour la première fois les autres nouveaux volontaires. Nous sommes sept : une italienne, deux anglais, un belge et trois français. Cela fait du bien car en discutant (même si nous ne parlons pas tous forcément bien anglais) nous nous rendons compte que chacun avaient les mêmes angoisses que moi sur le voyage. Mais heureusement le contact est facile car nous attendons tous la même chose : découvrir ce pays et lier connaissance.

On nous récupère dans deux voitures et destination le camp. Malheureusement il pleut et le voyage se fait sous le vent et les gouttes de pluie. Mais bizarrement cela ne nous gêne pas plus que ça car nous sommes tous tellement content d’être ici. Comme il est trop tard nous ne pouvons pas rejoindre le camp directement, nous allons donc à l’hôtel pour cette nuit. Une fois les affaires déposées, je fais connaissance avec les membres du staff et les volontaires déjà présents. Tous sont vraiment accueillants et je me demande alors pourquoi j’ai pu angoisser avant de partir : tout me semble tellement bien pour l’instant… La soirée se passe à merveille, nous nous découvrons tous et je dois dire que le courant passe vraiment très bien. Il suffit d’entendre les rires qui ont duré jusqu’à tard dans la nuit.

Le lendemain, direction le camp sous un beau soleil. La journée commence bien. Je suis impatiente comme les autres de découvrir ma « maison » pour les deux mois à venir. Après une heure trente sur les routes (toutes cabossées) nous passons la frontière et nous voilà arrivés au camp.

Nous sommes « perdus » au milieu de la brousse avec une rivière juste au pied des maisons. C’est magnifique et tellement dépaysant qu’on ne sait plus où regarder : la rivière, les arbres, les singes qui sont venus nous dire bonjour… Exactement ce que j’attendais et pourtant je n’en reviens pas. Il y a même une rivière au pied du camp avec un pont en bois pour aller sur une île au milieu de la rivière. C’est Hubert, un volontaire arrivé avec moi qui est content, il va pouvoir pêcher…

Nous nous installons ensuite dans les chambres, filles d’un côté et garçons de l’autre. Bien-sûr, au bout de dix minutes tout est déjà en pagaille. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de rangement et que j’ai emmené beaucoup d’habits. Eh oui, ici c’est l’hiver alors le matin on a froid et l’après-midi on a trop chaud !

Les premiers jours se passent très bien car nous commençons à bien nous connaitre et nous nous entendons très bien. A croire que cela ne fait pas seulement quelques jours que nous nous sommes rencontrés… Toutes mes craintes de ne pas trouver ma place se sont envolées, c’est comme si j’étais là depuis longtemps car on prend le rythme de vie rapidement.

Le matin on travaille de 7h30 jusqu’à 11h00 environ mais même si certaines activités sont fatigantes, le « cactus removal » ce n’est pas mon truc (une fille tombe dans les épines dès le début) cela se passe toujours bien car on rigole sans arrêt. La pause de midi dure jusqu’à 14h30 ce qui nous laisse le temps pour discuter, jouer aux cartes… L’après-midi, on recommence le travail mais en faisant toujours une activité différente du matin jusqu’à 16h30 environ. Ensuite c’est quartier libre mais attention on ne peut pas s’éloigner du camp car c’est trop dangereux. La preuve un matin où on trouve une antilope tuée par un léopard à 30 mètres du camp. Lors de ces fins d’après-midi, on se retrouve pour jouer au football avec les membres du staff et les ouvriers. Moi je préfère les regarder, c’est bien plus drôle de les observer. Nous avons même pu organiser un match avec des locaux un jour ce qui nous a permis de visiter un village local et de s’amuser follement même si on s’est fait ratatiner…

Les activités sont assez variées : nous devons couper des plantes indigènes, protéger des arbres, répertorier la faune et la flore, creuser des puits pour les animaux, et j’en passe. Cela nous permet de découvrir non seulement toute la réserve mais aussi la culture du pays car les membres du staff sont toujours là pour répondre à nos questions et nous étonner. De plus, des séjours dans d’autres camps sont organisés afin de voir d’autres choses. Ainsi, on part étudier les oiseaux et la réhabilitation à Kwatuli ou on va aider des rangers à enlever des pièges posés par les braconniers. De même, on nous emmène dans d’autres réserves afin de pister un guépard (à pied !!!!) ou pour visiter un site archéologique.

Durant toutes ces activités (de travail, de découverte, de cours) nous avons bien-sûr aussi vu des animaux à profusion. Les éléphants qui passent devant le camp pendant le petit déjeuner, les girafes qui se battent, le guépard qui se prélasse, ou encore mon plus beau souvenir, les léopards. Eh oui, j’en ai vu deux !!! Et ça à une semaine de mon départ en trois jours !!! Le premier nous est apparu furtivement alors qu’on observait des éléphants. A peine le temps de dire ouf et il était parti mais c’était déjà tellement bien… On a fait des jaloux de retour au camp même si on n’avait pas eu le temps de prendre des photos. La deuxième fois a été un coup de chance : nous n’étions que trois filles dans la voiture, parties juste cinq minutes pour aller sur internet (on ne capte que dans un lieu bien précis) quand un léopard traverse la route devant nous. Il est resté pendant 10 minutes au moins sur un rocher à nous laisser l’observer. C’était splendide, magnifique,… mais on n’avait pas d’appareil photo sur nous. Ben oui, pourquoi en prendre un alors qu’on ne partait que cinq minutes ??? Grosse erreur !! Alors si je devais ne donner qu’un seul conseil : prenez toujours mais alors toujours votre appareil avec vous car on ne sait jamais sur quoi on va tomber….

Les deux mois sont passés à une vitesse folle grâce à ces moments magiques mais aussi grâce aux autres volontaires. On a réussi à former une bande unie qui s’est agrandie avec l’arrivée de nouveaux volontaires mais aussi vidée par le départ de certains. C’est d’ailleurs le moment le plus dur : dire au revoir à des gens qui sont devenus pour certains, même si je ne pensais pas ça possible en si peu de temps, des amis.

Voici mon expérience. Je ne sais pas si cela vous aura donné envie d’aller en Afrique du Sud mais je l’espère car ces deux mois ont été pour moi exceptionnels…

Anouk Fried

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