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Construction & reconstruction - Construction & Bâtiment, Ghana par Julien Douillard

Culture & Communauté (construction), Ghana par Julien Douillard Le tro-tro, transport local au Ghana Construction de latrines Ghana Mission construction Ghana

Étudiant en classe préparatoire, je sentais le besoin de réaliser un projet qui me tenait à cœur : partir en Afrique. Après avoir réfléchi à cette décision et m'être informé sur les divers moyens de concrétiser ce projet, je me suis tourné vers Projects Abroad : expérience, variété des missions proposées, liberté dans les dates. Mon choix s'est porté sur un projet de construction au Ghana, pour une durée de un mois (mi-juillet à mi-août).

Autant vous dire que c'était pour moi le premier voyage en dehors de l'Europe, et pour cette première je partais un mois en Afrique, dans un environnement que je ne connaissais pas du tout. Mais curieusement, c'est ce qui me motivait le plus à faire ce voyage : être dépaysé. Je me suis pris suffisamment tôt pour les préparatifs (nécessaire pour les vaccins), ce qui m'a permis d'aborder mon « aventure » avec sérénité. « Aventure » car je l'ai en effet davantage vécue comme telle que comme un simple voyage : des découvertes, des rencontres, des surprises, des partages... Le rêve pour un esprit curieux ! Voici un petit récit de mon expérience :

Les quelques jours précédant mon départ, se mêlaient nervosité et vive impatience. Mais ca y est, réveil 5h, départ pour l'aéroport, c'est le jour J ! En saluant mes proches, je ne peux m'empêcher de penser à tout ce qu'il va se passer durant ce mois. Je prends un premier vol vers London Heathrow et après quelques heures d'attente, un second vers Accra. Ayant réservé mon vol par le biais de Projects Abroad, je me rends compte que d'autres volontaires de l'organisation sont dans le même vol. Premier contact avec un volontaire anglais. Après 6h d'avion, arrivée à Accra vers 20h. Il fait lourd et très humide. Une fois la longue attente aux visas passée, nous retrouvons aisément les responsables locaux de Projects Abroad. Nous nous rendons ensuite directement dans un hôtel d'Accra pour la nuit. Nous serons dispatchés entre les différents projets et zones le lendemain matin.

Après une bienfaisante nuit de sommeil, rendez-vous dans la cour de l'hôtel. Distribution de pochettes d'eau et du petit-déjeuner (petite précision quant à l'eau : elle est distribuée par Projects Abroad en pochette de 500 ml ; j'en avais chez ma famille et sur mon lieu de travail ; on en trouve également dans beaucoup de petits commerces entre 5 et 10 pesewas (centimes ghanéens) ; donc pas d'inquiétude quant à l'eau). Mon secteur se trouvait aux Hills, environ 2h de route d'Accra au nord (si ca roule bien). Pour y parvenir j'ai fait la connaissance des fameux tro-tros (ou simplement tros). Ce sont des minibus ou des vans, théoriquement faits pour une petite dizaine de personnes. Les tros sont à mi-chemin entre les transports publics et les taxis. Il faut payer (ce n'est pas exorbitant) et ils constituent le seul moyen de transport pour bon nombre de Ghanéens. Arrivé aux Hills, le responsable local de Projects Abroad m'accompagne chez ma « host family ». Premier contact avec celle-ci et avec les volontaires y résidant, de toutes nationalités. L'après-midi, un autre membre de Projects Abroad m'accompagne en tro à Koforidua (principale ville du secteur) pour m'expliquer comment allait se passer mon séjour ici. J'en ai profité pour acheter une carte SIM et du crédit (peu onéreux). Le lendemain matin, il m'a à nouveau accompagné sur mon lieu de projet (20 minutes en tro-tro de mon logement). Ça y est, l'aventure est commencée !

Mon projet était donc un projet de construction. Sur le site, une école de deux classes avait déjà été construite par Projects Abroad quelques mois auparavant et des enfants y étudiaient déjà. Nous devions construire des toilettes à proximité. Nous car nous étions une dizaine de volontaires, toujours de toutes nationalités, sur le site (le nombre varie en fonction des départs et des arrivées). Nous réalisions les briques, le ciment, nous montions les murs et peignions ceux-ci. Autant dire que cela faisait un peu de boulot pour des novices comme nous. Mais n'ayez crainte, nous n'étions pas laissés à nous-mêmes. Deux membres de Projects Abroad étaient là pour nous guider et nous aider. L'ambiance au travail était bon enfant. Certes les premiers jours de travail ne se font pas sans courbatures, mais l'habitude et la joie d'être là font vite oublier ce petit désagrément. Bien évidemment nous ne travaillions pas toute la journée. Nous étions sur le projet de 8h à midi. Cela laissait l'après midi de libre pour sortir ou se reposer à la maison (voire faire la lessive... !).

La vie sociale est extrêmement active pendant le séjour. La ville dans laquelle j'étais (Mamfe) est assez petite et sert de « camp de base » à Projects Abroad, c'est à dire qu'il y a une concentration de volontaires dans les alentours (mais je pense que Projects Abroad fonctionne ainsi de manière générale). Cela est extrêmement pratique pour faire des sorties en groupe, soit l'après-midi dans les environs, soit plus loin le week-end. Si vous comptez partir les week-ends dans le pays (ce qui est le plus intéressant à faire) prévoyez un budget conséquent, car c'est la principale source de dépenses. Pour ma part, j'ai visité Cape Coast et les Waterfalls au nord-est. A chaque fois ce sont des voyages assez longs mais qui en valent vraiment, vraiment la peine, parole de scout !

La vie sociale au cours du séjour ne se fait cependant pas qu'avec les volontaires, mais également avec la population. Le contact avec les habitants est très facile : combien de fois il m'est arrivé de discuter de longs moments et de rire un bon coup avec des gens que je venais juste de rencontrer dans un tro ou dans la rue. C'est l'occasion de casser des préjugés, de passer de bons moments et surtout d'apprendre. Petite anecdote : comme je l'ai mentionné plus haut, nous réalisions le projet de construction à proximité d'une école, et avant que les cours des enfants commencent et que la construction reprenne, nous (les volontaires) nous retrouvions à jouer avec les enfants. Peut-être connaissez-vous la chanson/jeu pour enfant qui fait « il était un petit cheval qui faisait au pas, au pas, au trot, au trot.... » ou encore « bateau, sur l'eau, le navire qui navigue..... ». Et bien l'idée lumineuse de leur faire m'a traversée la tête. Le premier enfant est tordu de rire et d'un seul coup, succès commercial, je me retrouve avec une dizaine d'enfants devant moi les bras tendus criant « AU PAS, AU PAS » ! Des moments de ce type sont incroyables à vivre humainement ; ça n'a aucun prix de voir des enfants si heureux devant quelque chose d'aussi simple, ou de voir des gens si contents de pouvoir parler simplement à quelqu'un qui vient de loin.

Entre le projet, la découverte du pays et les bons moments passés avec les personnes rencontrées, le mois est passé vite, très vite... trop vite. Mais de cette aventure, il ne reste que de bons souvenirs et aucun regret. Je suis rentré en France satisfait et grandi de cette expérience, avec la certitude que ce n'est que le début d'une suite de voyages. Ce n’est qu’un au revoir… Voilà un récit extrêmement succin de mon voyage au Ghana. J'ai essayé d'être le plus fidèle possible aux quelques impressions que j'ai décrites ici. Je sais en effet l'importance de la lecture des témoignages avant de prendre une décision ou avant le départ. J'espère donc que le mien vous aura éclairé et rassuré.

Julien Douillard

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