Bonjour à tous,


Durant le mois d’aout 2017, je suis partie quatre semaines au Népal en tant que volontaire pour le projet de préservation de l’environnement. Laissez-moi vous raconter ce périple.

Tout d’abord, rapide présentation du contexte : je m’appelle Johanna et je suis partie lorsque j’avais 17 ans. Dans ma famille on a toujours beaucoup voyagé et ce n’était pas la première fois que je voyageais seule. Néanmoins, c’était la première fois que je partais faire du volontariat.


Le choix de la mission dans laquelle je voulais œuvrer s’est fait assez rapidement. Etant passionnée par les animaux et voulant devenir vétérinaire je me suis tout de suite tournée vers des projets liés à la faune. En parallèle, je suis très investie dans les thématiques de développement durable. Dès lors, les projets de préservation de l’environnement semblaient parfaitement répondre à ce que je cherchais. Le choix final de la destination s’est ensuite tourné vers le Népal pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’adore la montagne donc avoir la possibilité de la contempler pendant un mois m’enthousiasmait assez. De plus, je désire travailler en tant que vétérinaire pour animaux terrestres or plusieurs autres projets de préservation de l’environnement étaient dédiés aux espèces marines. Enfin, mes parents ont eu la chance de voyager plusieurs fois au Népal et j’ai moi-même eu cette opportunité lorsque j’avais 4 ans mais je n’en avais pas gardé beaucoup de souvenirs. Y aller me permettait donc « redécouvrir » ce pays.


C’est ainsi qu’un mois après la demande de participation au projet je faisais mes valises pour partir là-bas. Une fois arrivée au pays tout s’est passé très vite. Les équipes locales de Projects Abroad vous accueillent et vous expliquent le déroulement des jours à venir. Il faut bien savoir que pour ce projet le début est assez mouvementé. En effet, le lendemain de votre atterrissage (à Katmandu, la capitale) vous empruntez un bus local afin de vous rendre à Pokhara (une ville au pied des montagnes assez connues des touristes). Selon si vous êtes chanceux ou non le bus peut vous prendre de 6 à 12h. Mais pas de panique ce trajet est génial pour de multiples raisons. Tout d’abord, c’est un bus local donc cela permet de commencer votre découverte du pays et des habitants. De plus, le paysage que vous traversez est magnifique, les rues de Katmandu qui vont de temples en temples, les petites routes de vallée où l’on voit des petits villages, des rizières à perte de vue…


Une fois arrivé à Pokhara, où vous passerez la nuit, vous pouvez faire le tour du lac ou aller dans les nombreuses boutiques (point repère conseillé pour l’achat de vos souvenirs). Vous aurez parfois la chance de croiser ceux qui viennent de partir du projet et qui font donc le chemin inverse du votre.


Le lendemain il faut prendre une jeep pour 2h environ, qui vous acheminera au pied de Ghandruk, le village où le projet est installé. Le village étant à flanc de montagne il est organisé en réseaux d’escaliers qui sauront mettre votre endurance à l’épreuve. La beauté du paysage qui se dessine et les sourires des villageois constituent alors d’excellentes sources de motivation.


Une fois sur le site vous ferez la rencontre de l’équipe constituée de volontaires déjà présents, de Raj (le propriétaire de la Guesthouse où vous logerez et en charge de ce projet) ainsi que des organisateurs des missions. L’équipe est toujours très accueillante et chaleureuse. Vous n’aurez aucun mal à vous intégrer notamment parce que des volontaires arrivent toutes les semaines, certains de ceux déjà présents seront peut-être arrivés la veille tandis que d’autres sont là depuis déjà un mois. Ces décalages sont productifs : les « anciens » forment les nouveaux. Tout le monde est gagnant, l’ancien qui est ravi de pouvoir aider et de transmettre ses nouvelles connaissances, le nouveau qui apprend plein de choses et qui s’intègre très rapidement. Par ailleurs la variété de nationalités des volontaires rend les échanges encore plus enrichissants. En dehors du projet, vous partagez des expériences, des coutumes, des points de vue et c’est tout simplement génial. Ne vous souciez pas de la langue, quel que soit votre niveau on parvient à se faire comprendre et les progrès sont très vite visibles.


Côté nourriture, nous avons la chance d’avoir un cuisinier népalais adorable qui nous permet de découvre leurs recettes typiques (tout en étant très compréhensif : si vous n’aimez pas ce qui pique ou autre). Pour ce qui est du logement, les chambres sont partagées à deux et très confortables. Il faudra simplement s’habituer aux douches froides mais c’est comme l’anglais : ça vient vite.


Après les rencontres, l’action. Chaque jour nous faisons deux missions et si pour des raisons climatiques nous ne pouvons partir en mission nous effectuons un travail de classification, traitement des données récupérées pendant les missions précédentes. Les missions correspondent à un recensement et une description d’espèces de la faune et de la flore. Elles sont ciblées sur les espèces d’oiseaux, de papillons (de nuit comme de jour), d’amphibiens, de fleurs. En parallèle, nous effectuons aussi un travail d’étude sur les léopards et les ours mais ceux-ci étant bien trop peureux pour se laisser observer en face à face, nous utilisons des pièges caméras.


Ce travail est très intéressant, il développe nos capacités d’observation et notre aptitude à travailler en groupe. Avec un peu (beaucoup) d’entrainement on finit par réussir à identifier un oiseau à son chant, une grenouille à son croassement, un papillon à sa manière de voler … De plus, on apprend sans cesse de nouvelles choses : des techniques d’identification, le nom d’une espèce, ses caractéristiques … Quant aux léopards et ours, il faut s’armer de patience mais l’excitation lorsque nous regardons les vidéos nous fait garder espoir.


Une fois que les données ont été traitées nous les communiquons au projet de conservation national du Népal, ce qui leur sert ensuite à faire des études plus poussées sur l’évolution de leur faune et de leur flore.

Notre travail leur est très utile, notamment parce que certaines espèces ne sont étudiées que par notre projet dans tout le Népal. Le recensement des papillons de nuit népalais en fait partie. Ainsi, si vous découvrez un papillon qu’aucun volontaire n’a recensé avant vous, vous venez officiellement de découvrir une nouvelle espèce de papillon de nuit et vous avez, de fait, le droit de le nommer. N’est-ce pas magique ? (ci-contre, mon papillon nommé

Le week-end, nous n’avons pas de mission. La majeure partie des volontaires en profite pour faire des treks. J’ai fait ceux de Poon Hill et Dobato qui sont magnifiques. Au cours de la marche, on traverse des petits villages, des forêts, des collines, le tout dans un paysage à couper le souffle. Le dimanche matin, on se lève aux aurores pour voir le lever du soleil avec les montagnes qui peu à peu se dessinent dans le noir. Seul regret : à un moment il faut rentrer …


Simple conseil pratique : si vous y allez pendant la mousson (mi-juillet jusqu’à mi-septembre), prenez des vêtements adaptés (qui couvrent de la pluie et qui sèchent vite ainsi que des chaussettes hautes pour éviter les sangsues). Bien que cela semble contraignant on s’y accommode rapidement. Mais cette à ses avantages : la végétation est d’un vert presque fluorescent, magnifique, que je n’avais jamais vu auparavant et on voit nettement plus d’amphibiens.


Ce voyage fut une expérience formidable tant sur le plan humain avec la rencontre des Népalais ou les échanges avec les autres volontaires que sur le plan « nature » avec tout ce que j’ai appris. Ce fut également très enrichissant de voyager seule mais aussi et surtout de vraiment s’investir dans un projet qui a du sens. En deux mots : je recommande !!

Photo des sommets des montagnes pour le témoignage de Johanna sur le projet écovolontariat au Népal

Ce témoignage reflète l'expérience strictement personnelle d'un volontaire sur un projet et une période de temps précise. Votre expérience pourra être différente, nos projets s'adaptant constamment aux besoins locaux et évoluant avec nos accomplissements. Les variations météorologiques dues aux saisons peuvent également avoir un impact important. Pour en savoir plus sur ce à quoi vous attendre dans le cadre de ce projet, merci de contacter nos équipes.

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