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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Philippines par Annie Poncet

J’avais depuis déjà quelque temps l’idée de partir « faire » de l’humanitaire, lorsqu’à la suite d’un évènement familial à la fête de Noël 2013, mon intention s’est précisée et le 2 janvier 2014, je me rendais sur place, au bureau de Projects Abroad à St Martin d’Hères.

Je recevais, par internet, la newsletter de Projects Abroad et j’avais remarqué un appel pour les Philippines suite au terrible typhon Haiyan qui dévasta le pays en novembre 2013.

C’était décidé, je partirai là-bas.

Mission humanitaire au Philippines

Mais n’étant pas une grande habituée des longs voyages à l’étranger, je souhaitais ne pas me rendre là-bas toute seule. Par chance on m’apprit qu’une autre française partait le 2 février 2014. Je n’avais qu’un mois pour faire toutes les formalités : billet d’avion, inscription à Projects Abroad, préparation de mon projet, rassemblement de documents et d’outils nécessaires à ma mission… Et mes bagages !

Le contact fut pris avec Michelle une fille formidable et très chaleureuse qui m’envoya son plan de vol et sans attendre je réservais mes billets d’avion.

Je pris la précaution, sur les conseils de Michelle, d’emporter avec moi avec un petit carnet qui contenait toutes les informations importantes (contacts, téléphones, e-mail, décalage horaire, valeur des pesos …)

Il me fut bien utile tout au long de mon séjour pour relater mes ressentis (joie, émotions, plaisir, crainte, étonnement, admiration, tristesse, désarroi…) Ainsi que pour décrire les aventures vécues les week-ends et les merveilleuses ou surprenantes rencontres.

Arrivée à l’aéroport de Cebu (la capitale de l’île) le 2 février, dans la nuit, nous avons été transportées en taxi dans un hôtel où nous avons rencontré Lise, une québécoise qui allait vivre avec nous la même mission.

Le surlendemain, un taxi nous conduisait dans la petite ville de Bogo, le lieu de notre mission, à 3h de route au nord de l’île. Logées dans une famille adorable, pleine d’attention ; nous nous sentions à l’aise. Confortablement installées, nourries de plats locaux délicieux et bien accompagnées dans nos démarches diverses (achats, téléphone, banque, poste, cybercafé…)

Les soirées étaient animées par de joyeux karaokés où chacun chantait à tour de rôle.

Nous étions affectées dans une école ; ce qui, en tant qu’enseignante à la retraite me convenait bien. Mais mes 2 compagnes souhaitaient être aussi dans un orphelinat. C’est ainsi que nous partagions notre mission entre « Tatayan elementary school » et l’orphelinat de BOGO.

Nous profitions des week-ends, pour visiter les îles autour de Cebu : paysages de contrastes selon l’impact du typhon : spectacles de désolation mais plages de rêve pour touristes !

À l’école :

Mission humanitaire au Philippines

Les toits des bâtiments ont été très rapidement réparés mais aucune classe n’avait de plafond. Le bureau de la directrice était complètement effondré ainsi que des bâtiments annexes construits en matériaux légers.

Les classes accueillaient chacune environ 50 élèves. La plupart des enfants avaient, en tout et pour tout, un cahier et un crayon de papier. Seuls les plus favorisés possédaient une gomme, un taille-crayon ou parfois même une boîte de crayons couleurs.

Quel bonheur de voir la joie sur le visage des enfants lorsque je leur proposais une activité !

-Jeux d’extérieur : balles, ballons, course, sauts, rondes, relais etc….

-Activités manuelles : découpage, collage, peinture, dessin

-Chansons, comptines, jeux de doigts, poésies…

Le tout en anglais, la langue officielle du pays. Mais parfois la maitresse « Mam Rosa » traduisait dans leur langue maternelle, le « Filipino ». J’avais d’ailleurs appris quelques mots courant comme : bonjour ( mabuhay ) non merci (ayaw salamat ) s’il vous plaît (palihug)…

Ma relation avec la maitresse a été très riche, d’échanges, et de partage des tâches. Notre collaboration s’est faite tout naturellement. Nous n’étions pas trop de 2 pour « tenir »ces 50 enfants débordant d’énergie et parfois même d’un peu d’agitation. Je garde de « Mam Rosa » un souvenir tendre et affectueux.

Le jour de la Saint Valentin n’est pas, comme chez nous, la fête seulement des amoureux. Elle est l’occasion de témoigner de l’amitié, de l’amour et de l’affection que l’on porte aux personnes de son entourage. Et ce 14 février 2014, a été particulièrement émouvant pour moi.

J’ai reçu, en effet un nombre important de messages d’affection des élèves. Des cœurs, dessinés, découpés ou collés de toutes tailles, toujours de couleur rouge accompagnés de petits mots chaleureux en anglais. Manifestement, les parents avaient participé aux travaux. Il m’arrive encore aujourd’hui de les regarder avec nostalgie.

J’ai noué des liens avec quelques mamans qui m’assistaient lorsque j’avais un groupe en responsabilité. Elles traduisaient mes consignes de l’anglais au Filipino.

Des mamans venaient 2 fois par semaine à l’école pour préparer une soupe de riz qui était distribuée aux enfants de l’école au repas de midi.

Le dernier jour est arrivé. Les enfants aidés de la maîtresse, m’ont préparé une petite fête : chanson et poèmes dans leur langue maternelle. J’ai pris en photo chacun des enfants et au moment des adieux, c’est avec un pincement au cœur, le cœur gros et quelques larmes que j’ai embrassé chacun des 50 enfants et leur maitresse !

Leurs signes de la main m’ont accompagné longtemps sur le chemin du départ.

A l’orphelinat

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Nous avons découvert un établissement en grande partie détruit. Les dégâts provoqués par le typhon ont été considérables. Les vents de 300 km/h ont emporté le toit ainsi que tout le 1er étage. Les vitres ont volé en éclats, les plafonds se sont effondrés laissant pendre des blocs de béton et des barres de fer.

Les enfants ont été regroupés dans le rez-de-chaussée. Et du matériel de fortune a été récupéré pour assurer une vie précaire. Un seul point d’eau pour tout faire : lessive, vaisselle, toilette… Un seul WC avait pu être remis en état !

Une salle couverte de tapis et de couvertures servait de dortoir. Les enfants ainsi que nous trois, dormions à même le sol.

Une autre salle, servait de cuisine et les enfants mangeaient là. La plupart assis parterre avec leur assiette sur les genoux.

Nous avons assisté les 3 sœurs de la congrégation catholique dans leur tâche quotidienne : aide au repas, aide aux toilettes des enfants. Aide aux devoirs en anglais pour ceux qui allaient à l’école. Les plus petits avaient besoin de beaucoup d’affection et recherchaient nos genoux pour venir s’y blottir.

L’école se trouvait à 2 Km de l’orphelinat et nous accompagnions les enfants à l’aller et au retour.

La sœur responsable était en recherche de dons pour améliorer le quotidien de ses enfants. Nous étions tellement bouleversées par les conditions de vie que nous avons modestement rassemblé quelques centaines de pesos.

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Nous avons été émerveillées par le dynamisme et l’énergie déployés par les trois religieuses pour donner à ses 15 enfants une vie aussi paisible et joyeuse que possible !

Nous avions eu le temps de nous attacher à ses enfants pleins de vie. Et les laisser à leur triste sort nous chagrinait.

Pendant ce mois de février 2014, j’ai partagé avec humanité et compassion le quotidien de personnes démunies, mais toujours souriantes, courageuses et qui gardaient leur bonne humeur face à l’adversité !

Cette expérience de 4 semaines seulement, fut pourtant très riche de rencontres, de partages, d’échanges et de découvertes tant sur le plan humain que sur la connaissance du pays.

Ce fut pour moi une belle leçon de vie et de courage.

Annie Poncet

Ce témoignage de volontaire peut faire référence à des actions impliquant des orphelinats. Retrouvez plus d’informations sur la vision actuelle de Projects Abroad au sujet du volontariat dans les orphelinats et la réorientation de nos actions vers des projets d’aide à l’enfance à dimension communautaire.

Ce témoignage est basé sur l’expérience unique d’un volontaire à un certain moment donné. Nos projets s’adaptent constamment aux besoins locaux, ils évoluent au fur et à mesure que des volontaires s’impliquent et s’adaptent aux saisons, ainsi votre expérience sur place pourra être différente de celle décrite ici. Pour en savoir plus sur cette mission, vous pouvez consulter la page de ce projet ou bien contacter l’un de nos conseillers de volontaires.

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