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Santé & médecine - Médecine générale, Tanzanie par Virginie Deseck

Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck Médecine, Tanzanie par Virginie Deseck

Je suis partie en Tanzanie, à Arusha, avec mon copain, Serge, dans le cadre d’un stage médical, car nous sommes tous deux étudiants en médecine. Les études médicales sont souvent très abstraites, longues et décourageantes, c’est pourquoi nous avons décidé de partir à deux, pour enfin avoir un peu de pratique médicale, histoire de redonner du souffle à nos études que nous avons entamé il y a 4 ans déjà. Et ce fut une expérience incroyable.

Comme c’est souvent indiqué dans les divers témoignages, il est vrai que Projects Abroad s’investit énormément dans notre travail, notre intégration, nos problèmes. On ne fait pas que signer un voyage, c’est une véritable organisation. Nous avons été accueillis dès notre arrivée à l’aéroport, puis conduit dans notre famille d’accueil, et après un jour de repos, un organisateur nous a baladé dans la ville, donné des conseils, et accompagné dans notre hôpital. Le médecin sur place, Dr Julius, était extrêmement compétent, et avait une connaissance très étendue de la chirurgie, des maladies tropicales, des traitements, des fractures, de la médecine d’urgence. Pour mieux résumer nos activités, il est peut-être préférable de décrire une journée typique :

7h30 : lever, notre famille d’accueil nous préparait toujours des petits déjeuners pantagruéliques, avec des fruits, du porridge (pour ceux qui aiment), du pain, des confitures...

8h00 : nous prenions le transport en commun, le « dala dala », une sorte de petite camionnette de 9 sièges, dans lequel, en vérité, rentraient plus d’une vingtaine de personnes.

9h00 : arrivée à l’hôpital, le lieu de rendez-vous était une petite chapelle, où tous les membres du personnel, des infirmières au médecin, en passant par la pharmacienne, se retrouvaient, pour chanter des psaumes, en swahili. Cela peut paraître étonnant, mais la musique était extrêmement prenante, et c’était un moment très agréable ! Ensuite, le médecin de nuit expliquait à notre docteur ce qu’il s’y était passé, les nouveaux cas, les problèmes rencontrés... Tout cela en anglais.

10h30 : nous commencions le tour des chambres, avec le Dr Julius, qui nous donnait les symptômes de chaque patient, afin que nous émettions des diagnostics différentiels, pour finalement mettre le doigt sur le diagnostic final et le traitement adéquat, on visitait les patient(e)s qui s’étaient fait opérer la veille...

Puis après avoir mangé, nous allions suivre des accouchements, ou des opérations d’urgence. Je pense notamment aux femmes qui venaient à l’hôpital enceintes jusqu’au cou, et découvrant seulement à l’accouchement qu’elles attendaient 3 bébés, ou donnant naissance à des enfants malformés, car l’échographie de prévention n’est pas une coutume. Ou encore à ce patient, qui a perdu le contrôle d’une machine agricole, et s’est ouvert une partie du torse. Debout dans son champ, il est resté extrêmement stoïque, a compressé sa large entaille avec son tee-shirt, et a pris sa moto pour arriver à l’hôpital. Je ne le dirai jamais assez, mais les Tanzaniens ont un seuil de la douleur largement différent du nôtre. Les anesthésies sont rares (sauf pour les opérations lourdes), les anti-douleurs sont peu connus, et d’ailleurs, personne ne les demande.

18h00 : nous rentrions dans notre famille d’accueil, qui était aux petits soins pour nous, nous regardions la télé avec eux (c’était la coupe du monde !), ou discutions, ils nous laissaient beaucoup de liberté.

Puis après avoir mangé, nous retournions dans notre chambre, ou selon les jours, nous allions boire un verre avec les autres volontaires, ou papotions avec d’autres volontaires que notre famille d’accueil hébergeait aussi.

Voici ce que donnait une journée « modèle ».

Après les deux premières semaines, nous trouvions les trajets très longs, et avons décidé de loger dans une maison qui se situait juste à côté de l’hôpital, d’ailleurs prévue pour les étudiants ! La « location » était dérisoire, c’était peut-être 25$ pour une semaine, et nous étions ainsi plus proche de l’hôpital (à 2 minutes à pied !), ce qui permettait au médecin de nous appeler en pleine nuit pour assister à des chirurgies lourdes (appendicectomies, césariennes, hystérectomies...) qui ne se passent pas tellement le jour, car l’électricité est défectueuse. Nous avons donc pu revêtir l’habit de chirurgien, tenir des clamps, apprendre les règles de stérilité, et même faire nos premiers points de suture ! Notre famille d’accueil nous préparait des plats que nous emportions là-bas, ou alors nous achetions quelques légumes à des prix négligeables.

J’aimerais toutefois citer quelques conseils, ou simplement quelques informations qui peuvent servir :

  • Les Tanzaniens ont une toute autre idée de la ponctualité, faire attendre quelqu’un 1 ou 2 heures ne représente pas un manque de respect. Personne ne le prend mal, il n’y a même pas d’excuses à faire ou à recevoir. Cela peut paraître énervant de prime abord, mais on s’y fait très vite, et il suffit de prévoir un retard éventuel pour toujours prendre avec soi un peu d’argent, pour boire un petit quelque chose, ou discuter avec les gens qui sont là (volontaires ou Tanzaniens !)
  • Les habitants parlent très très peu anglais. Leur langue officielle est le swahili, et même si les gens qui travaillent ont de très bonnes notions d’anglais, la majorité des personnes que vous rencontrerez ne le parleront pas ! Je pense aux patients, qui ne parlent que swahili par exemple. La bonne nouvelle, c’est que l’on maîtrise facilement plusieurs phrases de swahili. Nous avions pris un assimil de swahili avec nous, et il nous a été d’une aide précieuse. Les habitants sont toujours très flattés que vous tentiez de communiquer avec eux.
  • Les gens sont toujours très serviables, mais dès que vous devez payer quelque chose, coupez toujours le prix en 2. Le marchandage est un style de vie, n’ayez pas peur de diminuer les prix malgré les « oh, you’re killing me, my friend ». N’hésitez pas à demander à votre famille d’accueil de vous éclairer sur les prix réels. Il est normal de payer un peu plus que les autochtones, mais ne vous faites pas complètement plumer non plus...
  • Prenez des médicaments avec vous, surtout des comprimés qui purifient l’eau !
  • Emportez avec vous des bics, des peluches,.. les enfants adorent recevoir des petits cadeaux, et même les médecins manquent de stylos !

J’aimerais aussi rajouter que nous avons été très libres : nous avons fait un safari de 4 jours avec d’autres volontaires, nous avons pris un ou deux jours de congés pour visiter la ville, on a souvent rendu visite à un orphelinat situé juste au-dessus de l’hôpital, il y avait un resto collectif tous les jeudis, avec les organisateurs et les volontaires, puis une sortie au « Via via », une petite boîte de nuit en plein air, qui avait beaucoup de succès.

Après ce mois de stage, nous en avons profité pour faire une escale de 10 jours à Zanzibar, et j’invite tout le monde à profiter du soleil sur cette île paradisiaque. Le retour à la réalité a été un peu abrupt, mais nous avons des souvenirs plein la tête, qui nous permettront de faire face à cette nouvelle année d’étude. J’espère que vous participerez à ce genre d’aventures, elles sont inoubliables, et extrêmement enrichissantes, tant du point de vue humain, que médical.

Virginie Deseck

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