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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Togo par Francine Piller

Durant le mois de novembre 2016, j’ai eu la chance de pouvoir me rendre au Togo en mission humanitaire. Ce fut un dépaysement total et une expérience inoubliable.

Dès mon arrivée à l’aéroport, j’ai été accueillie et accompagnée dans ma famille d’accueil. Papa Adolphe, Maman Antoinette et leurs 4 filles se sont occupés de moi durant ces 4 semaines. Ils m’ont fait partager des instants de leur vie quotidienne, m’ont fait découvrir la cuisine togolaise, m’ont guidé dans mes achats et mes promenades à Lomé. Ils se sont également beaucoup intéressés à mon travail avec les enfants.

Chloé Paquereau

J'ai été très bien accueillie par l'association Project Abroad, qui m'a prise en charge dès le premier jour en m'expliquant comment me déplacer et me rendre seule au bureau, en ville, à l’orphelinat, comment prendre les taxi-motos et les taxis partagés.

Dès le deuxième jour, j'ai commencé mon activité à l'orphelinat Djidjope, et je suis devenue "tata Francine". Il s’agit d’un centre d’accueil pour 12 enfants âgés entre 5 et 15 ans, tous orphelins de père ou de mère ou des deux. Tata Merveille est la responsable du centre et est aidée par tata Rosaline qui s’occupe principalement de la préparation des repas et de l’entretien de son petit potager.

Chloé Paquereau

Tous les enfants vont à l’école. Par conséquent, j’ai organisé mes journées de façon à être présente lorsqu’ils sont à la maison et à garder du temps libre pour visiter Lomé et me promener. J’allais à l'orphelinat le matin vers 6h30 et je les accompagnais à l'école pour 7h30. Ils traversent seuls une route à double voie avec une berne au centre, avec une circulation de dingue. Personne ne s'arrête, ils attendent que le feu très très au loin fasse un trou dans la circulation. Cependant, juste en face de l'école, il y a un passage piéton, mais je crois qu'il n'y a que moi qui y allais. Je les ai sensibilisé à traverser sur le passage, peut-être garderont-ils l'habitude, mais j'en doute.

En fin de matinée, je retournais vers Rosaline pour l'aider à préparer le repas. La cuisine se fait au charbon de bois sur un petit four en terre, derrière la maison, parmi les 3 poules. La nourriture se limite aux haricots, spaghettis, pâte de maïs ou d’igname, toujours accompagnés d’une sauce tomates, oignons et piment et parfois d’une poule. De temps à autre, je leur apportais des fruits que nous les dégustions tous ensemble après le repas. Ces moments ont été très appréciés des enfants. Après le repas, nous avions le temps de faire des jeux, de la lecture ou du dessin.

Je les retrouvais après l’école vers 17h30 pour faire les devoirs, jouer et faire quelques activités. Les tâches ménagères étaient souvent fréquentes au retour de l’école, comme allumer le feu pour le repas, aller chercher de l’eau plus loin dans la rue ou encore faire la lessive.

Chloé Paquereau

Un matin, j’ai pu assister à l’entrée en classes: les enfants se mettent tous en rang, chantent des chants patriotiques rythmés par le djembé, ils hissent le drapeau et rentrent en classe en marchant au pas sur la marche républicaine du Togo. Autant vous dire, qu’avec l’entrain qu’ils y mettent, ils sont prêts au moment de se mettre au travail. Ils y mettent tout leur cœur, c’est trop joli.

Après une bonne semaine d’observation, j’ai pu commencer les activités que j’avais prévues de réaliser avec eux.

Je suis partie avec le projet de les sensibiliser à la lecture. Pour cela, je leur ai raconté un conte africain équivalent en Europe au « Corbeau et au Renard », qu’ils ont traduit au fur et à mesure en Ewé pour que tout le monde comprenne bien. Ils ont tous choisi un passage à dessiner et lorsque tout fut terminé, nous les avons affichés sur le mur de la pièce principale pour qu’ils puissent raconter l’histoire à partir de leurs dessins. Ils aiment participer à ces activités. Pour les petits c’est un peu plus compliqué, surtout que certains ne parlent que l’Ewé. Alors j’ai dessiné les personnages sur du carton, ils les coloriaient, les découpaient et les collaient sur une scène dessinée par leur soin. Ça a donné des trucs assez sympas.

Chloé Paquereau

Espoir, 13 ans, s’est prise de passion pour mon livre de contes croisés africains et européens. Je le lui ai laissé avec beaucoup de recommandations, car le papier s’abîme vite et qu’ils doivent prendre grand soin des livres pour pouvoir les conserver.

Je leur ai également apporté des briques Lego. Lors de ma dernière semaine, j’ai aidé certains à suivre les plans de construction pour des véhicules, et les autres ont adoré construire des maisons et créer des scènes avec des personnages.

Tous les mardis après-midi, nos coordinatrices organisent un événement social et nous pouvons ainsi rencontrer et partager avec les autres volontaires de tous type de mission. Nous avons ainsi pu découvrir le djembe et la danse africaine avec des musiciens et danseurs togolais, nous initier à la peinture à l’huile avec trois artistes peintres, visiter une ferme agricole dans la brousse au nord de Lomé, et nous détendre à la plage en prenant un verre.

Un soir par semaine ou lors du départ d’un volontaire, nous nous retrouvons autour d’un verre pour bavarder et faire connaissance. Ces moments de rencontre avec les autres volontaires sont très importants et très enrichissants. Ils nous permettent également d’organiser entre nous nos week-ends afin de visiter un peu le pays.

Chloé Paquereau

Nous avons pu ainsi visiter Togoville, nous rendre aux frontières du Ghana et du Bénin, nous rendre à Kpalimé, y découvrir la nature, les plantes sauvages ou cultivées, leur utilisation dans la vie quotidienne des togolais, nous baigner sous une cascade. Et tout cela s’est organisé entre nous avec l’aide des coordinatrices et du guide, Momo, fier des richesses naturelles de son pays.

Chloé Paquereau

Mon seul regret fut que 4 semaines sont un peu courtes. En effet, 2 semaines d’adaptation sont nécessaires pour créer les liens nécessaires et se sentir bien à l’aise dans sa famille et dans son travail.

J’ai adoré tous ces moments qui m’ont permis de découvrir le Togo de l’intérieur, en se fondant parmi la population. Je me suis très vitre intégrée et sentie à l’aise, dans cette ambiance fourmillante, bruyante et captivante. C’est ainsi que je souhaitais voyager. Mais cette expérience a été au-delà de toutes mes espérances. Elle m’a ouvert l’esprit pour continuer d’avancer dans ma propre vie et m’a permis de faire un grand nombre de connaissances avec lesquelles je continue d’échanger et de partager.

Francine Piller

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