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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Thaïlande par Marion Angelini

Mission humanitaire, Thaïlande, par Marion Angelini Mission humanitaire, Thaïlande, par Marion Angelini Mission humanitaire, Thaïlande, par Marion Angelini Mission humanitaire, Thaïlande, par Marion Angelini Mission humanitaire, Thaïlande, par Marion Angelini

Aller en Thaïlande et vivre cette expérience avec Projects Abroad fut tout simplement un des meilleurs moments de ma vie. Voulant travailler dans l'humanitaire plus tard, j'ai pu y rencontrer des personnes hors normes, y découvrir une nouvelle culture et grandir, tout simplement.

Partout où nous allions, nous rencontrions toujours au moins une personne qui avait soif de découvrir la culture européenne et qui voulait tisser des liens suffisamment résistants pour que, même après que nous soyons partis, nous puissions toujours rester en contact. En effet, la pauvreté est un important fardeau en Thaïlande et lorsque les Thaïlandais voient des étrangers, c’est comme s’ils voyageaient en quelque sorte. D’ailleurs, une vieille dame nous a confié, lorsqu’on lui avait demandé la permission de prendre en photo son stand peu commun, qu’elle était heureuse que nous le fassions car cette photo d’elle et son stand voyagera pour elle puisqu’elle n’a jamais eu l’occasion de le faire. C’est de cette façon que l’on a compris le concept du « mai bpen rai » : les thaïlandais se contentent toujours de ce qu’ils ont, ne se soucient pas des aspects négatifs et prennent ainsi la vie comme elle vient.

A mon arrivée, la mère de la famille d'accueil m'a chaleureusement accueillie, à un tel point que je me suis presque sentie chez moi. J'ai pu constater que toutes les familles d'accueil étaient très attentionnées car non seulement, elles s'occupent de nous comme de leurs propres enfants mais en plus elles sont attachées à nous faire découvrir leur culture et le magnifique pays qu'est la Thaïlande.

Il y avait déjà 3 volontaires dans la maison, qui ont été adorables dès le début, donc pendant trois semaines, nous avons énormément rigolé et partagé de très bons moments. La dernière semaine, une autre volontaire est arrivée, elle s’est rapidement intégrée et j’adorais les repas lesquels, réunies toutes les cinq, nous dévorions littéralement tout ce que notre host-mum nous avait fait de bon.

Chaque matin, je me rendais à l'école à pied, qui se trouvait à une dizaine de minutes, avec deux autres volontaires, dont une qui habitait avec moi. Dans la rue, c'était le défilé des écoliers et on avait toujours droit à un tas de regards curieux mais surtout à de chaleureux sourires. À peine arrivées à l'école, les plus réveillés nous sautaient dans les bras pour nous dire bonjour. Mes premiers jours n'étaient pas comme ceci car les enfants étaient assez timides mais c'est finalement la curiosité qui l'a emportée et ils se sont mis à jouer avec moi très rapidement et les câlins ont suivi.

Dans ma classe, les enfants avaient entre 4 et 5 ans, j'avais donc les plus âgés, ce que j'ai plutôt apprécié car les plus jeunes pleuraient encore beaucoup étant donné qu'ils n'étaient pas encore très bien habitués à l'école (celle-ci avait commencé seulement quelques semaines auparavant). J'appréhendais en effet de ne pas pouvoir correctement les réconforter à cause de la barrière de la langue mais il s'est avéré que quelques câlins leur ont fait le plus grand bien. Après avoir accueilli tous les élèves, on les alignait en rang pour qu'ils soient prêts à réciter l'hymne national, à faire les morning exercises et à chanter les incontournables comptines. Le moment où les enfants rentraient en classe était celui où ils étaient le plus calme, c'est pourquoi chaque matin j'avais le même rituel et je débutais par l'alphabet, puis par les chiffres. Je m’aidais du matériel que le professeur avait mis à ma disposition car les enfants avaient besoin d'un support pour rester concentrer. Lorsque je voyais que je commençais à perdre leur attention, je leur proposais une activité.

Lors des workshops, nous avons appris certaines activités, à savoir, faire de la pâte à modeler ou encore faire un volcan en irruption avec des paillettes. Chaque activité était l'occasion de leur apprendre une fois les couleurs, une autre le nom des animaux ou encore celui des fruits. Avec les enfants, on a pu créer des masques d'animaux, des poissons aux écailles multicolores et même des couronnes. D'ailleurs, pour cette dernière activité, je leur avais apporté plein de matériel tel que des paillettes, des feutres de couleurs et du papier crépon, ils s'en sont donnés à cœur joie.

Lorsqu'il restait un peu de temps, soit leur maitresse leur faisait cours, soit elle leur proposait des mini activités telles que des puzzles ou faire des colliers avec des pièces de couleur. C’était ensuite l'heure de leur laver les mains et de les préparer à déjeuner. C'était le moment le plus physique car on devait non seulement s'occuper de la nourriture mais aussi des enfants qui, en général, se mettaient tous en même temps à chahuter. Lorsqu'ils avaient terminé, c'était à eux de débarrasser et nous nettoyions tout derrière eux. Pendant ce temps-là, ils jouaient, donc une fois le moment de la sieste venue, ils étaient assez excités. En général, pour les calmer, la directrice allumait la TV et mettait une cassette vidéo, ce qui marchait mais il y en avait toujours qui pleuraient et ne voulaient pas dormir. Alors, avec les deux autres volontaires, nous restions avec eux et on essayait de les apaiser. Les voir s'endormir dans nos bras étaient de merveilleux moment mais ce que je préférais par-dessus tout c'était de les contempler tous endormis, même les plus durs.

Autant vous dire que le départ fut extrêmement dur puisque je m’étais attachée à tout ce petit monde. Cependant, pour mon dernier jour d’école, lorsque les professeurs m’ont remis mon certificat et remerciée pour tout, l’une d’entre elles m’a assurée : « la Thaïlande est tellement un pays incroyable que l’on ne peut qu’y revenir » et sur ce, je lui ai promis de rendre visite dans quelques années à toutes les personnes qui m’ont accompagnée dans cette extraordinaire aventure.

Marion Angelini

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