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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Senegal par Annabelle Maugé

Après une année 2015 difficile, je ressentais un besoin d’ailleurs, une confrontation avec une réalité bien loin de ma zone de confort française. J’ai décidé de partir deux mois à Saint-Louis partager mon quotidien avec les talibés.

À travers de belles rencontres, l’Afrique est devenue ces dernières années un continent que j’ai appris à aimer, mais qui surtout m’intriguait. Je n’avais pas eu la chance de m’y rendre. La destination de ma mission s’est donc imposée naturellement. Mais pourquoi le Sénégal ? Face à mes doutes, mes amis africains ont été unanimes, le Sénégal. Ils me vantent son hospitalité, sa joie de vivre, son ouverture d’esprit, sa culture, sa nourriture et ses paysages. Pour une première africaine, tous me conseillent ce pays. Direction donc la Téranga.

Mission humanitaire, Senegal par Annabelle Mauge

Encore faut-il trouver un organisme avec lequel partir. Je cherche de nombreuses semaines des structures répondant à tous mes critères : un projet stimulant, une proximité avec la population, une ville dynamique, et la sécurité. Pour me rassurer, et surtout rassurer mes proches. Projects Abroad propose tout cela avec un plus, pas besoin de qualifications spécifiques. Etudiant, ouvrier, boulanger, cadre, pilote, infirmière, c’est ouvert à tous. Chacun apporte ses compétences, mais surtout sa personnalité. C’est ce qui fait la réussite d’une mission.

Mes premiers jours à Saint-Louis s’imprègnent en moi. Je pense à mes proches à des milliers de kilomètres. Je suis seule et c’est ce que je veux. Mes émois ne font que commencer.

Pas facile de s’intégrer dans ma famille d’accueil. Je suis timide, j’ai peur de les déranger. Mais, tout le monde me met à l’aise, je fais partie du foyer. On me donne même un prénom Sénégalais, Mamdiara. C’est une tradition ici, chaque volontaire se voit attribué un prénom local.

Nous mangeons à terre, la plupart du temps du « tiep bou dien », du riz au poisson, le plat national. Mon lit d’une personne est trop petit pour mes 1,78m. En guise de douche, je découvre un seau jaune (d’autres volontaires avaient une douche, je vous rassure). Tu sais que les premiers jours, tu vas morfler, mais tu souris. Rien que pour ça, l’expérience vaut la peine d’être vécue.

Au centre des talibés, Amina et Oumar te rassurent et te mettent tout de suite dans l’ambiance. Le matin, nous lavons le centre. Quand les garçons arrivent, certains s’occupent des petits avec des coloriages, des dessins, des origamis, ou des dessins animés. D’autres assurent les cours d’anglais et de français avec les grands. On travaille selon ses préférences et ses affinités. Je m’emploie principalement aux cours de français. L’envie d’apprendre et de s’en sortir de mes élèves m’a impressionnée. Ils sont assidus, mais parfois trop discrets. Ils ne comprennent pas toujours et n’osent pas le dire. Dans ces cas, Amina et Oumar viennent à la rescousse pour traduire en wolof.

Mission humanitaire, Senegal par Annabelle Mauge

Il arrive souvent que les petits viennent nous voir pour des câlins, surtout avec les volontaires féminines. On nous prévient : « ne vous attachez pas trop ! sinon votre départ sera difficile. » Mais comment ne pas être attendrie. Quand on les voit pour la première fois, c’est difficile. Il faut prendre sur soi. Leurs vêtements sont sales, ils sont pieds nus et souvent blessés. Ils viennent à l’infirmerie du centre.

Avec les daaras, les écoles coraniques où ils vivent, c’est du concret. On se rend compte de la rudesse de leur vie. Nous y allons pour les soigner, mais aussi nettoyer l’endroit. Les blessures sont parfois impressionnantes, mais la plupart du temps bénignes. Ils sont souvent amochés aux pieds, mais aussi sur le crâne. Le manque d’hygiène allié au sable provoque des infections. Si vous n’êtes pas à l’aise ou si c’est trop dur à supporter, ne vous forcez pas. Mais allez dans un daara au moins une fois. Il faut le voir et se faire sa propre idée de la vie de ces enfants.

L’un des meilleurs moments de la semaine est le jeudi après-midi avec le goûter. Les garçons sont réunis sur la terrasse, on joue avec eux avant la distribution. Ils sont tellement impatients, qu’il est parfois complexe de les distraire. À l’heure de la nourriture, c’est la folie !

Lorsque l’on se balade dans la ville, on croise souvent les enfants en train de mendier. Quel bonheur quand ils nous appellent pour nous saluer, cela reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Tu as le sourire pour toute la journée après ça. Une autre partie très importante d’une mission, les autres volontaires. Des liens se créent forcément avec certains. Ils sont de toutes nationalités. Lors de mon séjour, nous étions une bande de quatre inséparables. On partage nos fous rires, nos coups durs, mais aussi les sorties. Nous nous sommes revus depuis la fin de notre mission.

Mission humanitaire, Senegal par Annabelle Mauge

Vous êtes certes volontaires au centre, mais il est primordial de découvrir la ville et ses habitants pour une expérience encore plus marquante. Mes yeux ne laissent rien passer. Les vendeurs à la sauvette, les pêcheurs le long du fleuve, les gens discutent et rient sur les trottoirs. Les jeunes hommes sont accrochés derrière les bus. Les chauffeurs de taxi s’interpellent souvent. C’est un véritable brouhaha, mais tout le monde trouve sa place. Les moutons errent un peu partout. Le centre-ville est magnifique avec sa palette de couleurs et ses bâtiments coloniaux. Les Saint-Louisiens ont l’habitude de côtoyer les volontaires. Vous serez très vite acceptés et intégrés. Les vendeurs essaieront de vous refourguer leur marchandise. Prenez-le avec humour et rentrez dans leur jeu. Ne vous énervez pas et surtout, marchandez sévère. Pour les filles, vous aurez beaucoup de succès. Les Sénégalais sont charmants, ils aiment taquiner les « gazelles ». Tout comme avec les vendeurs, rentrez dans leur jeu avec humour.

Sortez découvrir la nourriture sénégalaise, allez danser, vous détendre à la piscine, boire un verre. C’est nécessaire. Il faut savoir prendre ses distances avec le centre et les enfants. Le week-end, partez découvrir le pays entre volontaires. Le désert de Lompoul, le lac Rose, l’ile de Gorée, Dakar, le parc du Doudj, autant d’endroits que vous n’aurez peut-être jamais plus l’occasion de voir. Créez-vous des souvenirs et immortalisez-tout en photos et vidéos. Il m’arrive régulièrement de les regarder.

Mission humanitaire, Senegal par Annabelle Mauge

Vous serez utile à votre échelle, alors ne partez pas dans l’idée de changer le monde, ou pour flatter votre ego. Cela ne servira à rien et votre expérience sera faussée. Soyez humble avec vous-même et les locaux. Soyez investi dans votre mission. Vous verrez que communiquer, passer du temps, apporter de la joie et une éducation à ces enfants sera une expérience formatrice qui vous servira par la suite.

Chaque pays africain est différent. Je pensais, de par mes amis, « connaître » ce continent. Je faisais fausse route. J’ai tout découvert. Au Sénégal, c’est une façon de vivre tellement éloignée de la France. Les gens sont plus humains, moins matérialistes qu’en Occident. Ici, tout le monde se salue, s’entraide. Il y a énormément de côtés positifs, mais aussi certains aspects plus néfastes. Il vous faut les découvrir sur place.

Cette expérience a été une véritable thérapie pour moi. Ma vision des choses a changé. Je relativise beaucoup plus sur les incidents de la vie. J’apprécie encore plus ce que possède, mais surtout, je me plains beaucoup moins qu’avant. La vie est belle. Les Sénégalais m’ont appris à vivre au jour le jour. J’ai tellement aimé ce pays, cette manière d’appréhender l’existence que j’y suis retournée quelques mois pour y travailler….avant de partir découvrir d’autres pays africains.

Comme on dit ici : begueeeee !

Annabelle Maugé

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