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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Mongolie par Isabelle Faby

Mission humanitaire, Mongolie par Isabelle Faby Mission humanitaire, Mongolie par Isabelle Faby Mission humanitaire, Mongolie par Isabelle Faby Mission humanitaire, Mongolie par Isabelle Faby Mission humanitaire, Mongolie par Isabelle Faby

Etudiante infirmière à Limoges, j'ai réalisé mon dernier stage de deuxième année en Mongolie. J'étais déjà partie à deux reprises au Burkina Faso (pays où j'ai aussi vécu) avec l'association de mon lycée, dans le but d'aider une école et des dispensaires. En apprenant que je pouvais franchir les frontières de la France dans le cadre d'un stage, j'ai foncé! C'est alors que j'ai décidé de m'orienter vers un autre continent, un autre pays. Non pas que j'avais tout vu et tout appris de l'Afrique! Je souhaitais juste aller à la rencontre d'une culture et de traditions complètement différentes; tout en aidant à ma manière.

J'ai 20 ans et malgré mes différents voyages et mon esprit très "volontaire" (selon mes proches) ce projet engendrait de multiples craintes! J'ai eu beaucoup de mal à prendre contact avec un établissement en Mongolie; et c'est lors de recherches sur le Net que je suis tombée sur le site de Projects Abroad. Il m'a surpris par sa clarté et sa franchise! Cette organisation était ce dont j'avais besoin pour être en confiance, pour rassurer mes proches, pour prendre contact avec un lieu de travail et pour répondre aux attentes administratives de mon école. La période "pré-départ" était parsemée d'embûches, jusqu'à ce que le prix du voyage soit définitivement réglé et que l'école ait validé mon projet! J'étais chargée de motivations, mais aussi d'angoisses par rapport à mon médiocre niveau d'anglais…

Partie de Paris le 21 août après de difficiles adieux à mes proches, je suis arrivée le matin du 22 août à l'aéroport d'Oulan Baator. L'accueil fut quelque peu rocambolesque car Sayo, ma superviseure, avait crevé sur la route! Il n'y a qu'à moi que ça arrive ces choses-là! Bref, j'ai gardé mon sang froid jusqu'à ce que j'aperçoive une jeune femme avec un tee-shirt "Projects Abroad" s'approcher de moi! Au début, je balbutiais plus que je ne parlais anglais, ce qui n'a pas impressionné Sayo!

Mon premier aperçu de la ville a été lors du transfert de l’aéroport à ma première guesthouse où l'équipe de Projects Abroad m'a amené. Ce dimanche matin d’août, mes yeux grands ouverts observaient les innombrables immeubles en construction, et tous les travaux laissés à l’abandon... La route, plutôt chaotique, semblait refléter les difficultés des hivers, ainsi que l’absence de rénovation régulière! Je n’ai réalisé l’intensité du trafic routier que le lundi matin, impressionnée par la quantité de voitures, serrées les unes contre les autres, avançant d’un mètre toutes les 5 minutes le long de Peace Avenue (principale artère est-ouest de la ville) ! Traverser les rues fut une véritable épreuve au début, mais après quelques jours de pratique régulière, je suis parvenue à ne plus m’affoler des coups de klaxons ou des bruits de freins, et à me faufiler entre les autos!


La guesthouse (Golden Gobi 2) où j’ai passé la première nuit, est située dans une petite cours un peu au sud du State Department Store. J'ai pu envoyer quelques mails rassurant à ma famille et me reposer. J'étais complètement déphasée temporairement et culturellement! Je ne savais pas trop quoi manger, où acheter ma nourriture, à qui parler et quoi faire de ma journée! Le deuxième jour a été plus rythmé car je suis allée visiter la ville avec une autre personne de Projects Abroad, avant de rejoindre mon établissement de stage.

Pendant 4 semaines, j'ai donc vécu avec les plus petits enfants du Lotus center, dans un camp de gers (yourtes) à 20 km au Sud de la capitale. Entourée de familles nomades et de leurs troupeaux, j'aidais Enkhe, qui s'occupait à temps plein des enfants avec l'aide d'une cuisinière. La petite tribu était composée de 8 enfants, de 2 à 5 ans, n’allant pas encore à l’école. Pour profiter du séjour, encore fallait-il vivre sans peine sans électricité, ni eau courante, ni connexion internet, ni service téléphonique et avec un minimum d’hygiène... Ce qui ne fut pas trop difficile pour moi, habituée à vivre isolée plusieurs semaines dans les montagnes. Je n'ai donc pas eu de contact avec l'équipe de Projects Abroad pendant tout ce temps là!

La relation avec les enfants fut très progressive. Ils n'étaient que 9, et je me suis efforcée d'apprendre à les connaître un à un. J'ai attendu que nous nous soyons "apprivoisés" les uns les autres avant de réellement aider Enkhe. La plupart des enfants avaient des histoires de vie difficiles, que j'ai beaucoup prises en compte dans ma façon d'agir avec eux. Certains nécessitaient des approches particulières car avec des pathologies psychologiques voire psychiatriques.


Pour la nourriture, nous avions trois repas par jours, composés de féculents (riz, pâtes, céréales diverses) et quelques légumes (choux, carottes, betteraves, pommes de terre), avec comme boisson du mongolian tea (thé noir infusé dans de l’eau chaude et du lait) et dans la matinée ou l’après midi: du yaourt ou du lait chaud. La nourriture ne manquait pas vraiment, grâce à l’approvisionnement régulier venant de la ville, et à condition de ne pas être trop difficile (ce n’est pas de la cuisine occidentale raffinée!). La nourriture est très importante dans la culture mongole, et il n’est pas rare qu’ils se montrent très heureux si l’invité demande à être resservi. Un bon mangeur en Mongolie semble être considéré comme en bonne santé et avec un bon moral!

Les différentes règles de vie dans les steppes, expliquées dans les guides n’ont pas été une contrainte pour moi. Lorsque nous rendions visites aux familles nomades, je faisais juste attention à m’assoir là où ils me l’indiquaient, à sourire, à manger ou boire ce qu’ils me proposaient, sans plus me poser de questions.

Lorsque, fin septembre, le froid a commencé à s installer en permanence sur les steppes, nous avons quitté les steppes. Je garde un excellent souvenir de cette première période du voyage, entre travail auprès des enfants et nomadisme, au rythme du soleil et au son des rires des enfants...

J’ai repris contact avec Sayo et avec la civilisation, non déçue du temps passé à découvrir et à vivre la culture mongole des steppes. J'ai rencontré ma famille d’accueil, chez qui j'allais vivre pour le reste du séjour. J'ai eu beaucoup de chance car ils avaient internet en permanence, et j'ai pu donner signe de vie à ma famille de France! De même, je pris grand plaisir à lire le courrier qui m'était arrivé à l'adresse de Projects Abroad.

Mon quotidien était beaucoup plus classique que dans les steppes: je prenais le bus, matin et soir, pour me rendre au kindergarten du Lotus Center, à Bayanzurkh district, au sud-est de UB (après le marché Naraantul). J'y retrouvais chaque jour Enkhe et les enfants, désormais habitués à moi. Les habitudes avaient changé mais les enfants restaient les mêmes, et je trouvais peu à peu ma place dans ces nouveaux lieux. Sayo a été très touchée par ces enfants qui grandissaient sans leurs parents, retirés, placés ou abandonnés. Elle leur a organisé une journée cinéma et un anniversaire pour l'un des petits. Un beau geste pour ces enfants à l'existence un peu particulière...

Oulan Bator est construit de telle façon que, entre les routes principales ou secondaires, se trouvent des immeubles construits en carré, avec souvent au centre des ruelles, un petit parc et des jeux pour enfants. En été, il est très agréable de s’y arrêter pour lire, ou regarder les enfants jouer (une de mes grandes passions!).

Les longues minutes que j’ai passées en bus m’ont permis d’observer quelques coutumes et règles de politesse utiles : toujours laisser sa place assise à une personne plus âgée (surtout si elle a les cheveux blancs) ou une personne avec un jeune enfant ; ou bien encore se serrer la main si deux pieds inconnus se sont touchés par erreur ! Par contre, inutile de s’efforcer à remercier le contrôleur qui se déplace vers vous, ou celui qui vous laisse sa place. Les mots merci, s’il vous plait, bonjour ou au revoir, n’ont l’air d’être utilisés que dans le cercle des personnes proches ! Malgré le développement et l’occidentalisation, généralisée dans la capitale, j’ai pu observer que les traditions sont encore bien présentes. Plusieurs produits frais traditionnels sont en vente dans les supermarchés, et j’ai beaucoup aimé manger à nouveau de bons formages et yaourts avec la famille d’accueil ! De même, j’ai retrouvé l’habitude mongole qui est de déplier les matelas dans la gers le soir venu, sauf qu’ici les membres de la famille couchent tous dans le salon. Dans les rues, nombreuses sont les personnes, souvent âgées, portant des habits traditionnels. Et dans les banlieues de la ville (à Yarmag par exemple), il est très impressionnant de voir que, dans chaque enceinte privée, à côté de la maison en dur, se trouve une gers, comme une deuxième pièce de la maison. Et celle que j’ai visitée était réellement bien équipée: avec lavabo, réfrigérateurs, étagères, lits, table, plaques électriques, télévision et ordinateur!

Les jours avançaient et le départ approchait... J'évoquais cela avec les enfants, pour qu'ils comprennent que je prendrais l'avion pour rentrer dans mon pays, et peut être un jour pour revenir. Les derniers jours furent inoubliables, nous nous sommes offerts des cadeaux et avons fait d'innombrables photos. Les enfants avaient préparé des chansons pour moi!

J’ai eu l’occasion d’aller acheter des cadeaux pour ma famille au marché de Narantuul (ou marché noir) avec Sayo, et ce fut une excellente occasion de sympathiser ! Ce marché est très vaste et l’on y trouve de tout, des tenues traditionnelles aux écrans TV !

Et puis, au petit matin du 18 octobre, j'ai embrassé ma famille d'accueil et rejoins en taxi l'aéroport de la capitale, le cœur un peu gros... mais tellement excitée de rentrer en France et de raconter mon expérience! C'était au moment des grèves d'avion et de train en France, je redoutais d'avoir à passer plus de temps que prévu à Moscou... mais ce ne fut pas le cas!

J'ai mis des mois à digérer ce que j'ai vécu là-bas, parce que c'était fort, parce que c'était parfois dur, parce que j'ai dû faire des efforts... et le voyage n'en est ressorti que plus beau! Voilà quatre mois que je suis rentrée, et les souvenirs restent intacts, tout comme la volonté de repartir!

Si je devais conseiller d'autre volontaires motivés pour une mission humanitaire, pour n’importe quelle destination, je leur dirais qu'il ne faut pas partir en conquérant, ni s’attendre à ce qui est montré à la télévision ! Allez-y comme vous êtes, et comme si vous partiez à la rencontre de l'autre, pour chercher à comprendre et à apprendre d'eux et de leurs connaissances. Soyez là-bas pour aider, certes, mais après avoir questionné, observé en quoi vous pouvez réellement les aider et leur apporter des choses. J'ai vu beaucoup de volontaires agir avec les enfants en s'imposant à eux, sans avoir au préalable essayé de les connaitre vraiment. Rendez-vous disponibles et ne vous précipitez pas!

Isabelle Faby

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