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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Ghana par Jean-Christophe Thomas

Enfant ghanéen Enseignement au Ghana Jean-Christophe

Ma plus grande expérience.

Titulaire d’un master 2, j’étais en stage de fin d’études quand mon idée de me lancer dans cette aventure s’est concrétisée. « Se lancer » est le juste mot car entre vouloir faire une mission dans le domaine humanitaire et la faire, la différence reste énorme. J’ai toujours été tenté par l’humanitaire mais d’autres raisons m’ont également poussé. Trois raisons principales prédominent.

D’une part, dans mon domaine professionnel la pratique de l’anglais était indispensable et je peux vous garantir que de ce côté là je n’ai pas été déçu. J’ai dû parler en français en tout et pour tout juste une journée sur une période de 3 mois.

D’autre part, partir dans un pays où la vie est radicalement opposée à la notre est une expérience humaine en tout point enrichissante et permet de relativiser sur de nombreuses choses.

Enfin, mon départ a pu se concrétiser grâce à Projects Abroad. En effet, au départ comme tout volontaire, j’ai commencé à faire mes recherches sur Internet et notamment sur les sites des organismes humanitaires les plus connus. Seulement ces organismes demandent des compétences spécifiques du type médecin ou encore enseignant et ne permettent pas de choisir sa destination ou encore les dates de départ et de retour. De ce fait, Projects Abroad représente un atout indéniable et permet de concrétiser son envie de découverte de manière efficace et rapide.

Au final en quelques clics et divers renseignements et coups de téléphone j’étais en route vers le GHANA.

Dès mon arrivée à ACCRA je suis pris en charge par un membre de l’équipe locale. Le lendemain, après une visite de la capitale pour nous la faire découvrir et pour nous expliquer le mode de fonctionnement des transports et de la vie en général (je ne vous cache pas que j’ai bien évidemment rien compris et je n’ai pas arrêté de dire « yes » à chaque interrogation), je suis amené à mon placement, en l’occurrence un orphelinat qui se situe à 2h de la capitale en raison d’un trafic intense.

L’accueil au sein de l’orphelinat fut chaleureux. J’ai à peine eu le temps de déposer mes valises que l’un des enfants me sauta dans les bras.

Dès le lendemain après une nuit assez spéciale (les enfants ont commencé à chanter des chants religieux à partir de 4h du matin) je fis la connaissance du responsable de l’orphelinat qui me présenta ma mission.

En tant que français il me demanda d’enseigner le français qui est obligatoire dans toutes les écoles au GHANA car tous les pays frontaliers sont francophones, de participer à toutes les activités de développement et enfin en raison de mes diplômes d’éducateurs de football, d’entrainer tous les matins avant l’école, c'est-à-dire à 6h du matin l’équipe junior et après l’école pour les moins de 14 ans.

Malgré des moyens plus que limités, mais grâce à l’attitude et l’envie des enfants, on oublie vite les difficultés et on ne pense qu’à leur faire plaisir en donnant le meilleur de nous-mêmes.

Les journées se ressemblent et le quotidien se met en place. Le soir, les enfants et des adultes viennent converser avec nous, ou bien on se retrouve entre volontaires pour parler de tout et de rien (ce qui m’arrangeait pour améliorer mon anglais), des affinités se forment.

Même si les jours se ressemblent, il y en a qui restent intenses au niveau des émotions. Notamment le jour où 3 amis volontaires et moi-même avons amené les 70 enfants de l’orphelinat à la plage. S’en sont suivies partie de football et baignade avec grosses vagues. Quelque chose qui est facile d’accès pour moi en tant que niçois était le plus beau des cadeaux pour eux. Ca nous remet les idées claires !!

Après deux mois dans ce premier orphelinat au nom de Good Shepherd Orphanage, je me suis retrouvé dans un deuxième orphelinat dirigé par un couple et avec en son sein 25 enfants. Je n’ai jamais vu autant de solidarité entre des enfants de sexes et d’âges différents. Les repas étaient faits par les filles les plus âgées, la notion de partage était pratiquée par les plus petits alors qu’à cet âge l’égoïsme prédomine. Excusez-moi l’expression mais j’en ai pris plein les yeux. Je vais vous raconter une petite anecdote qui en quelques lignes résumera au mieux ce que j’ai vécu.

Le jour de Noël au lieu d’être en famille pour ce qui est pour moi la plus belle des fêtes, je me retrouvé en Afrique loin de mes proches, sans cadeaux ou encore sans grand repas.

A la place je n’ai eu droit qu’à du simple riz comme tous les autres jours. Pour Noël je suis donc allé à l’église avec les enfants de mon orphelinat ou une fête était organisée par une chaine télévisée. Les enfants étaient heureux, voire même les plus heureux du monde. Ils chantaient, dansaient et pourtant ils n’avaient pour repas qu’une simple barquette de riz et aucun cadeau. J’avais une relation particulière avec eux. En les regardant si souriants, ne se plaignant jamais, je me suis rendu compte que même si ma famille était loin de moi, je n’avais aucune raison de me plaindre et qu’au contraire ma famille était plus proche que je ne le pensais. En effet j’avais une nouvelle famille : les enfants de mon orphelinat, les enfants de New Life Orphanage.

J’étais pour eux plus qu’un simple volontaire, je représentais le grand frère et le jour de mon départ je n’ai pu retenir mes larmes en les quittant.

Voila ces trois mois furent énormes et c’est vraiment le mot juste. Néanmoins les choses n’ont pas toujours été faciles du fait de la barrière de la langue, l’éloignement mais aussi les conditions de vie (lavage au seau d’eau quand il y a de l’eau, simple trou pour les toilettes et une nourriture basé sur essentiellement du riz). Néanmoins c’est ce que je recherchais et cela permet de comprendre les réalités de la vie africaine et la chance d’être né en France.

Pour moi cette expérience restera inoubliable et je ne vous cache pas que j’ai un brin de nostalgie.

Jean-Christophe Thomas

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