Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.

You are from: United States, Go to our American website.

aide humanitaire
Appelez-nous au :
+33 (0)476­ 57 18 19
info@projects-abroad.fr
aide humanitaire

Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Costa Rica par Lucas Marie

Mission humanitaire, Costa Rica, par Lucas Marie Mission humanitaire, Costa Rica, par Lucas Marie Mission humanitaire, Costa Rica, par Lucas Marie Mission humanitaire, Costa Rica, par Lucas Marie Mission humanitaire, Costa Rica, par Lucas Marie

Je me suis inscrit sur le site de l’organisation Projects Abroad, trouvée par une recherche sur internet, pour une mission humanitaire de deux mois, au Costa Rica. Par la suite, je suis donc entré en contact avec l’équipe locale, ravie de pouvoir accueillir un nouveau volontaire. J’ai d’abord parlé avec l’une des responsables sur place, avec qui j’ai pu échanger de nombreux mails et recueillir beaucoup d’informations sur la mission que j’allais effectuer, puis avec le directeur de l’organisation au Costa Rica, afin de finaliser mon projet. Mon stage allait se dérouler à Liberia, une petite ville modeste de la province de Guanacaste, au Nord-Ouest du pays.

A mon arrivée, je suis reçu par Victor Chacon, qui me présente brièvement ma mission et me donne un dossier contenant toutes les informations nécessaires. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en arrivant sur place, et j’ai découvert une structure bien organisée, simple mais efficace, et très bien coordonnée. Dès son arrivée, chaque volontaire est accueilli par un membre de l’équipe puis mené à sa famille d’accueil. On lui remet par la même occasion un dossier dans lequel les informations relatives à la mission, à la santé, à la sécurité et autres éléments nécessaires pour pouvoir se débrouiller seul sont contenues. Le lendemain, le volontaire est mené au bureau de l’organisation afin de rencontrer l’équipe au complet, puis à travers la ville afin d’être capable de se repérer seul. Le surlendemain, il est conduit à son lieu de travail pour connaître ses futurs collègues, et le jour d’après, il commence à travailler.

Arrivé à Liberia, après être passé par la capitale, San José, j’ai rencontré l’un des coordinateurs de l’organisation, Victor. Ce dernier, après nous être présentés et avoir discuté, m’a donné un dossier comportant les détails de ma mission. J’allais m’occuper d’enfants durant toute ma période de stage, et ceci en plusieurs étapes. Le premier mois ainsi que les trois dernières semaines de mon stage, il allait s’agir de travailler au « Jardin de Niños de San Roque », une école pour les enfants de 5 à 8 ans. Je devrai assister une maîtresse afin de pouvoir organiser des activités avec les enfants et leur porter plus d’attention. Différentes fêtes ayant lieu pendant cette période, nous devrons les préparer au mieux (déguisements, jeux, chansons, danses, nourriture…). J’allais donc, entre autres, devoir utiliser mon espagnol, ma capacité à gérer un groupe, en l’occurrence des enfants de 5 à 6 ans et ma créativité.

A la fin de mon premier mois, les volontaires présents à Liberia ont fait partie d’un projet spécial. Les deux semaines de vacances scolaires costariciennes, ont permis aux volontaires d’être disponibles pour d’autres activités. Le projet spécial était composé de deux activités : la construction de bâtiment et le coaching sportif. Un jour sur deux, nous devions faire l’une ou l’autre des activités. Les volontaires étaient répartis en deux équipes. La construction s’est déroulée à la « Escuela de Aplicacion », il s’agissait de construire un mur autour d’un terrain de sport, ainsi que le sol dans l’école (pose de briques). Le coaching sportif s’est déroulé à la fois dans la ville de Liberia à la « Escuela San Roque » et dans la commune de Bagaces, dans différentes écoles ou lieux. Cette activité a consisté à donner des cours d’éducation physique aux enfants ainsi que, pour moi, leur faire des entraînements de football. Toujours dans le cadre de cette activité, mais également en dehors des vacances scolaires, j’ai assisté l’équipe de football de San Roque et l’ai accompagné lors de rencontres avec des équipes d’autres quartiers de la ville.

La première difficulté rencontrée au travail fut celle de la langue. En effet, il n’a pas été évident au départ de comprendre ce que les enfants me disaient. Mais après la première semaine, je me suis habitué à leur façon de parler et je pouvais converser avec eux sans problèmes. La chaleur est une des difficultés à ne pas oublier, car il faisait très chaud et il était donc très fatigant de travailler, quand s’ajoutait le bruit, les efforts physiques nécessaires ainsi que la concentration.

Ma meilleure réalisation est sans doute l’organisation d’une session de jeux au « Jardin de niños de San Roque ». Vendredi 2 Juillet, jour qui devait être mon dernier dans cette école, était également le dernier jour de classe avant les vacances. La maîtresse m’a donc demandé d’organiser des jeux pour les enfants. Je lui ai donc soumis une liste de 7 jeux, qu’elle a approuvés. Je n’ai finalement pas fait tous les jeux que j’avais prévus de faire car nous manquions de temps et qu’ils étaient un peu compliqués à expliquer et organiser. Je considère que c’est ma meilleure réalisation car c’est là que j’ai dû capter l’attention des enfants de manière si forte pendant aussi longtemps, m’exprimer en espagnol du mieux possible pour faire comprendre le déroulement des jeux, organiser des activités seul et sans aucune aide de la maîtresse.

L’organisation m’a surpris car je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avant mon arrivée, et j’ai découvert une structure plutôt bien organisée pour le peu de personnel employé (6 personnes pour une cinquantaine de volontaires). Une fois le volontaire ayant pris connaissance de son lieu de travail, il est autonome, mais le bureau est à la disposition de tous toute la journée, et presque chaque jour des réunions sont organisées afin d’informer, de renseigner et de rencontrer d’autres personnes travaillant dans l’humanitaire, que ce soit au Costa Rica ou ailleurs.

La pauvreté et le manque d’infrastructures m’ont aussi étonné. En effet, de manière générale, les établissements scolaires et les municipalités, n’ont pas les moyens d’investir dans la construction d’infrastructures éducatives ou sportives. Ainsi, à l’école de San Roque où il y a en général quatre cent élèves, le terrain de sport est un petit terrain bétonné avec plein de gros trous dedans, dans lesquels ils y a souvent d’énormes flaques d’eau ou dans lesquels on peut aisément se prendre les pieds et se faire mal. Il est donc difficile de faire du sport dessus sans être gêné. Dans la commune de Bagaces, il n’y avait en général aucune installation sportive, et les locaux réservés à l’éducation étaient très limités : un bâtiment peu entretenu, quelques chaises et tables dans les classes (il n’y en avait souvent qu’une seule), et un champ à côté du bâtiment, sur lequel passent les troupeaux de vaches ou les chevaux, mais sur lequel se déroulent aussi les cours d’éducation physique. A certains endroits, il n’y avait même pas d’école, les classes d’éducation physique avaient lieu à côté du bidonville, dans un champ quelconque. L’éducation au Costa Rica manque donc cruellement d’infrastructures, ce qui rend plus difficile la mission éducative.

Pendant ce stage j’ai pu apporter mon aide à l’éducation au Costa Rica. Ma présence a permis de pouvoir porter plus d’attention aux enfants, de prendre plus soin d’eux, de leur offrir un nombre plus important d’activités et de les ouvrir culturellement. J’ai pu développer mes aptitudes en langues. En effet, j’ai dû utiliser l’espagnol dans la vie de tous les jours et dans de nombreux contextes, j’ai donc pu acquérir un bon niveau de compréhension et d’expression dans cette langue. J’ai également beaucoup parlé l’anglais, car les volontaires viennent de tous les continents et la langue commune qu’approximativement tout le monde sait parler est l’anglais. Anglais d’Ecosse, du Pays de Galle, d’Irlande, d’Angleterre, américain, j’ai pu rencontrer de nombreuses façons différentes de parler l’anglais, ce qui a beaucoup amélioré ma compréhension. J’ai gagné de la confiance en moi et de l’assurance, en ayant eu des responsabilités, en ayant su gérer des situations parfois délicates, en ayant dû m’adapter rapidement à un environnement tout à fait différent de ce que je connaissais avant.

Ce stage m’a permis de découvrir une culture tout à fait différente, qui m’a ouvert les yeux sur la réalité de l’Amérique latine et m’a appris une manière différente de vivre, un mode de vie différent. Toutes les autres cultures avec lesquelles j’ai été en contact de par les autres volontaires m’ont beaucoup appris. D’autres manières de travailler, de voir le monde, de s’organiser, qui me seront utiles dans ma vie professionnelle future. La situation du pays, le niveau et le mode de vie des gens, leur pauvreté, la rencontre avec des personnes du monde entier ayant nombre de projets différents, m’ont fait réfléchir sur l’importance qu’avait le travail lorsqu’on veut faire quelque chose dans la vie, les moyens qu’on se donne pour parvenir à ses objectifs. Quand on veut quelque chose, il faut uniquement se donner tous les moyens pour y parvenir. Ce stage ne m’a pas précisément donné d’idées concernant mon projet mais m’a plutôt ouvert à toutes les expériences possibles afin de le construire.

(Extrait de rapport de stage)

Lucas Marie

Retour à la liste des témoignages

Appelez nous :
04­ 76 57 18 19
  • Contactez-nous
    Envoyer Plus d'options
  • Découvrir
    nos brochures
  • S'abonner Plus d'options
  • Chatter en ligne
Haut de la page ▲