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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Bolivie par Mélanie Cartal

S'occuper d'enfants en Amérique Latine

Ca y est. On y est. En ce 15 février 2012, assise en face de la porte de pré-embarquement de l’aéroport de Cochabamba, attendant mon vol pour Santa Cruz, avec connexion pour Madrid avec AEROSUR qui sera probablement en retard d’ailleurs, juste à quelques mètre de là ou hier, pleurant et sanglotant, j’ai dit au revoir pour toujours probablement à l’homme que j’aime. Ca y est. L’aventure bolivienne est terminée. Je suis triste. Affreusement triste parce que j’aimais profondément ma vie ici. Mais j’ai décidé qu’il fallait voir ça comme le début de quelque chose de nouveau plutôt que la fin d’autre chose.

Mission humanitaire dans un orphelinat en Bolivie

La Bolivie a changé ma vie, et ce n’est rien de le dire… N’ayant pas réussi mes examens de l’Université de Médecine, et ayant toujours voulu faire de l’humanitaire, la question ne s’est pas posée longtemps avant que je me décide à mettre les voiles pour Cochabamba. A peine deux semaines entre les résultats et l’inscription à Projects Abroad, et pas plus d’un mois plus tard, j’étais dans l’avion. Un organisme, certes un peu cher, mais qui offre des réponses à toutes les questions et les attentes que l’on peut avoir avant de partir à l’étranger pour la première fois, à 20 ans, à l’autre bout du monde et pour une demie année, ça ne se rechigne pas… Pour moi, c’était un nouveau départ.

En venant en Bolivie, je pensais que c’était une nouvelle vie qui commençait, mais non… La Bolivie c’était la parenthèse. Une parenthèse qui m’a permis de changer en profondeur, de devenir moi-même, la vraie Mélanie, de grandir, de devenir presque une femme (il y a encore un peu de travail, mais c’est en bonne voie !), de savoir plus ou moins ce que je voulais dans certains domaines, de voir des choses extraordinaires, de voyager, de bouger, de découvrir une petite partie du monde et de rencontrer plein de nouveaux gens.

Mélanie, volontaire en mission humanitaire en Bolivie

Les choses sérieuses commenceront dans quelques heures à Madrid. Quelques heures pour reprendre contact avec le sol européen et la réalité. Oui, parce que, ma vie ces derniers mois, ce n’était pas la réalité, C’était un rêve. Un rêve réel certes, mais un rêve. Comme quelque chose que tu auras beau expliquer en long en large et en travers à ta famille et tes amis, ils ne pourront jamais comprendre la moitié de ce que tu leur dis, même s’ils essayent du mieux qu’ils peuvent. Les seules personnes qui peuvent comprendre, sont celles qui ont vécu cette expérience avec toi. D’où le lien si fort qui unit les volontaires entre eux.

Melanie Cartal - Bolivia - Care

Comme on est tous dans le même cas, loin de nos familles et de nos amis de chez nous, les autres volontaires prennent une place si importante en tellement peu de temps. Ce sont les seuls qui peuvent vraiment comprendre ce que tu ressens. C’est assez incroyable d’ailleurs parce que normalement, je ne suis plutôt pas du tout du genre à faire confiance facilement au gens, ou à ouvrir mon cœur et raconter des choses personnelles à propos de moi aux gens que je connais à peine. Mais il y a comme une magie qui opère entre nous, c’est très difficile à expliquer… Par exemple, j’ai été très proche d’une Danoise. On communiquait en anglais, la langue maternelle ni de l’une ni de l’autre, et pourtant, on n’a jamais eu de problème pour se comprendre (malgré mes difficultés dans cette langue), on s’est avoué des choses que l’on avait même jamais dites à nos amis de chez nous. Les volontaires, des gens géniaux pour la plupart, qui marqueront plus ou moins ma vie selon les relations que j’avais tissées avec eux, mais qui ont eu leur importance sur le moment malgré tout.

Les salars de Bolivie avec d'autres volontaires Projects Abroad

La Bolivie a changé ma vie, et ce n’est rien de le dire… A peine arrivée et prise en charge par un membre du staff à l’aéroport, tous mes sens s’éveillent pour découvrir le nouveau monde qui m’entoure. Les odeurs, les couleurs, les bruits, les sensations sont tellement différents de tout ce que l’on peut sentir dans notre « monde habituel ». Tout est amplifié, ressenti plus fort. Tout est démultiplié en Bolivie (enfin dans ce genre d’expérience en général, je pense).

Jeux et activités manuelles dans un orphelinat bolivien

Par exemple, premier jour à l’orphelinat, où j’étais chargée de la Guarderia, donc des 3-6 ans : j’avais à peine franchi la porte, que j’avais déjà une dizaine de petits bouts adorables pendus à mon cou et à mes bras m’appelant « Tia ! Tia ! » pour me demander des câlins et de l’attention. J’ai failli pleurer. Tout est tellement plus fort. J’ai tellement adoré mon travail auprès d’eux. Mon rôle était de les aider dans leur apprentissage des chiffres, des lettres, des couleurs, etc. mais aussi et surtout de partager des moments de jeux avec eux, et de leur proposer des activités pour développer leurs sens et leur faire découvrir des choses qu’ils n’ont pas la chance de connaitre… Les crêpes et les calendriers de l’avant par exemple… J’ai essayé de leur donner tout ce que je pouvais… Mais rien à faire… Ils m’ont battue à plate couture. J’ai tellement appris grâce à eux. Eux qui ont toutes les raisons du monde d’être malheureux et qui sont débordants d’énergie, de sourires et d’amour… C’est moi qui étais censée leur faire la classe, mais finalement, c’est moi qui ai reçu une leçon…. Une belle, très belle leçon de vie…

Excursion en Bolivie

La Bolivie a changé ma vie, et ce n’est rien de le dire… Et puis les voyages… Quand on dit que les voyages forment la jeunesse… Je vous jure que ce n’est pas du n’importe quoi… Je suis arrivée en Bolivie à 20 ans et 8 mois en Septembre 2011 et j’en suis repartie à 21 ans en février 2012. Et pourtant, en 5 mois, j’ai grandi de beaucoup plus que ça. Dans ma tête… J’ai découvert tant de nouvelles choses, vu tellement de choses merveilleuses au travers de mes voyages (pendant les week-ends, en Bolivie, et puis ensuite pendant un mois avec mon sac à dos en passant par le Pérou, le Chili et l’Argentine) mais aussi des choses beaucoup moins belles comme la pauvreté dans les rues cochabambinas au quotidien… Toutes ces choses m’ont amenée à me poser énormément de questions. Des questions quant à la vie que je menais en France, mais aussi des questions par rapport au monde en général.

Communauté de volontaires en Bolivie

Je sais que je ne peux pas changer le monde… Mais j’ai changé ma vision des choses. Et croyez-moi ou non, ça fait le plus grand bien. J’ai aussi appris à relativiser. Enormément. Parce que l’organisation bolivienne ce n’est pas toujours ça, mais on finit par en rire ! En fait, la Bolivie ce n’était pas mon nouveau départ, c’était ma parenthèse qui m’a permis de tout chambouler dans ma vision des choses, de voir le monde comme il est vraiment, avec plusieurs facettes, et de remettre à jour mes priorités. Le nouveau départ, c’est quand on rentre. Et autant dire, que partir, à côté, c’est de la rigolade.

Action de bénévolat auprès d'enfants en Amérique Latine

La Bolivie a changé ma vie. J’en suis sûre. Je suis devenue moi. Et rien que ça, ce n’est pas rien. Et je sais d’ores et déjà que la suite des événements, les décisions que je vais prendre, les directions que je vais choisir dans ma vie future seront influencées par ce voyage extraordinaire, ces images magnifiques qui me resteront et ces souvenirs merveilleux, inoubliables.

Hasta luego Bolivia. Nos volverémos a ver.

Mélanie Cartal

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