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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Bolivie par Barbara Cassati

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Depuis très jeune je rêve de partir et découvrir le monde. Malheureusement, je ne pouvais pas car je n’avais pas assez d’argent. Je m’appelle Barbara, je viens de Suisse et j’ai commencé mon aventure ici en Bolivie à un âge avancé (34 ans) ! Oui, parce qu’en Bolivie, il y beaucoup de jeunes volontaires avec moins d’expériences professionnelles, mais qui ont eu la chance de partir bien avant moi. Mais je ne regrette pas d’avoir attendu et économisé, car je vis cette expérience sereinement en sachant que je rentrerai en Suisse enrichie non seulement professionnellement, mais surtout personnellement. Je n’ai aucune pression et si je le veux, je sais que je peux rester plus longtemps.

Avant de venir en Bolivie, j’ai travaillé neuf ans dans le milieu socio-psychiatrique adulte. Je suis une éducatrice spécialisée. Mon rêve est de pouvoir un jour ouvrir un centre pour enfants et jeunes. N’ayant travaillé qu’avec des adultes, j’avais donc besoin d’enrichir mon expérience avec les enfants. Le choix de partir en alliant mon besoin d’expérience a été vite pris car Projects Abroad m’a donné cette opportunité facilement, sans attendre.

Je suis arrivée un lundi du mois de septembre 2013 à Cochabamba et j’ai de suite commencé à travailler le jeudi de la même semaine. Je travaille actuellement dans un centre, Centro Sigamos, qui accueille des enfants et jeunes de 4 à 20 ans, qui ont des problèmes mentaux, physiques et surtout qui souffrent du syndrome de Down. Ils m’ont accueillie très chaleureusement.

On m’a mise dans une classe de 7 puis 9 enfants (deux sont arrivés en cours de route) avec leur professeur Judith. J’ai découvert ensuite que ce centre est donc une école spécialisée et qui permet à une vingtaine de jeunes d’apprendre les bases de la vie, comme le respect, la communication, l’hygiène et l’alimentation. Tâches qui permettront aux jeunes d’avoir peut-être un avenir professionnel.

L’école a trois classes. Une classe accueille les plus grands (toutes maladies confondues) ; la deuxième accueille surtout les enfants atteints du syndrome de Down ; la troisième est la mienne et c’est la plus difficile. Tous les enfants ont une maladie mentale de grave à très grave et parfois très rare. En plus d’avoir des difficultés intellectuelles, ils sont hyperactifs. Deux enfants ont également des problèmes physiques et ils sont en chaise roulante.

Les enfants viennent d’un milieu pauvre, voire très pauvre. Ils arrivent en classe, parfois très sales. Pour cette raison, une des tâches principales est de leur enseigner l’hygiène en se lavant les dents, les mains et en se peignant. Judith suit un programme scolaire et chaque semaine est programmée à l’avance. En général, elle enseigne les mathématiques (plus exactement les numéros) tous les lundis ; l’alphabet les mardis ; les sciences les mercredis ; les sciences sociales les vendredis. C’est très très difficile d’enseigner à ces petits enfants. J’ai passé des heures à enseigner à compter jusqu’à cinq, avec comme résultat qu’ils arrivent à compter seulement jusqu’à trois. Pareil avec l’alphabet.

Mais avec eux j’apprends, j’apprends la patience et le sourire. J’apprends la difficulté de concilier leur petit monde sans problème avec le nôtre. Parfois, peu importe s’ils ne savent pas compter, l’important c’est qu’ils soient heureux.

Après deux mois je me sens un peu plus à mon aise, parce que les enfants ont appris à me connaître et ont un peu plus confiance en moi. Comme Judith, qui me remercie quasi chaque jour de ma présence. A chaque fois je lui rappelle qu’elle est très courageuse et qu’elle fait un travail admirable. Mais nous sommes deux actuellement, et bientôt je partirai : elle sera seule. Combien de fois nous souhaitions être plus (surtout lors des repas). Je crois que mes mains se sont multipliées ! Parce que ces enfants ne restent pas une seule seconde assis ou tranquilles : ils n’arrêtent pas de bouger (très souvent ils devraient prendre des médicaments, mais ils sont très coûteux et c’est pour cette raison que les parents ne peuvent pas les acheter).

J’ai alors compris combien mon aide est précieuse, combien mon soutien professionnel est important et surtout je suis fière de pouvoir donner tout mon être, parce que pour une fois je me sens vraiment utile. J’ai l’impression de réapprendre mon métier et d’apprendre à vivre en musique. Dommage que ce projet se termine. Trois mois est un temps trop court…

Muchas gracias Julieta, Jessica, Carlos, Brandon, Ronald, Hector, Andy, Johnny, Sergio et mi colega Judith !!!

Barbara Cassati

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