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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Argentine par Célia Redor

Mission humanitaire en Argentine

Bonjour à tous, je m’appelle Célia Redor, j’ai 19 ans, je reviens d’un voyage en Argentine qui a changé ma perspective des choses. Que vous partiez pour améliorer votre niveau en espagnol, pour le côté humanitaire de la mission, la culture argentine ou bien pour être en contact avec les chevaux vous reviendrez comblé de ce voyage. Les argentins sont des gens extrêmement accueillants, ils vous reçoivent en amis de telle manière que vous vous sentirez chez vous en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Je vais vous raconter dans les lignes qui suivent, les quatre semaines que j’ai passées à Unquillo chez la famille Carcione l’été dernier.

Jour 1 : J’arrive à Cordoba, je ne comprends rien de rien, heureusement Juan, qui vient me chercher à l’aéroport, parle anglais couramment. Il m’emmène à Unquillo (à 1h00 de bus de Cordoba), le petit village où je vais vivre. A peine ai-je mis les pieds dans la maison que Lucca (3ans) et Morena (1 an) me sautent dessus en criant « holà voluntaria ! Aqui esta tu piso». Je rencontre la grand-mère, le beau-frère, toute la famille. Je suis rassurée, attachant une grande importance à la vie en famille, je vois qu’ici je ne vais pas être trop dépaysée. Il y a aussi Hannah, une adolescente de mon âge qui vient de Denver, arrivée quelques heures auparavant, elle aussi est là pour faire de la thérapie équestre au centre de Mendiolaza. Une fois que tous les invités sont partis, nous mangeons en famille. Le contact est rendu difficile à cause de la barrière de la langue mais nous nous entendons à merveille.

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Jour 2 : Juan vient nous chercher pour nous faire faire le tour de Cordoba, nous expliquer comment nous rendre au ranch, etc. A midi, nous allons tous au restaurant manger des spécialités argentines. C’est délicieux, les argentins savent vraiment bien cuisiner, Empanadas, Lomitos, nous nous régalons. Demain : ranch, j’ai hâte de m’y rendre.

Jour 3 : Enfin nous allons au ranch, le travail là bas se révèle passionnant. Quand j’ai vu sur Internet, « thérapie équestre » je n’étais pas convaincue de son efficacité du tout. Mais travailler avec des chevaux ayant toujours été une de mes passions je n’ai pas hésité une seconde à m’inscrire dans ce projet. Au ranch, Jorge, le propriétaire, vous demandera de l’assister dans les leçons. Par exemple il vous arrivera souvent de vous asseoir en croupe et de tenir l’élève dans vos bras de manière à le rassurer, de lui parler pour qu’il se sente en confiance, etc. Au début communiquer avec les clients est dur, ça l’a été pour moi, ne maîtrisant pas très bien la langue il était difficile de les rassurer et de comprendre ce qu’ils me disaient. Ne vous focalisez pas sur ce que vous allez dire, parlez tout simplement, les enfants ne veulent pas que vous leur prouviez qu’ils sont en sécurité mais veulent se sentir en sécurité. Si vous êtes sur de vous, que vous vous sentez bien ils le sentiront et seront rassurés. Vous pouvez leur parler de la pluie et du beau temps cela leur va très bien, l’essentiel étant d’attirer leur attention. (Chantez leur des chansons, ils adorent !) Jorge vous demandera aussi de l’assister dans les différents exercices qu’il fait faire aux élèves afin d’échauffer leur muscles (ex : le sac à patates). Enfin, vous pourrez aider à préparez les montures, les desseller, etc. Votre aide sera la bienvenue à tous les niveaux mais ils ne la demanderont pas, si vous souhaitez faire quelque chose, demandez, ne soyez pas timide.

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Le soir en rentrant, des amis sont là, ils reviennent d’un voyage dans le sud de l’Argentine et nous montrent leurs photos. Après le dîner Hannah et moi sortons dans un bar avec trois volontaires rencontrés au ranch. Les familles d’accueil vous remettent une clef à votre arrivée ce qui vous permet de sortir à votre guise.

Jour 4 : Je me rends à Mumu mama, un café, avec Hannah pour me connecter à Internet (si vous amenez un ordinateur portable la connexion là bas est en WIFI ce qui vous permet d’éviter de payer le Cyber). Nous commençons à travailler à 15h00, ce qui nous laisse beaucoup de temps libre dans la matinée. Aujourd’hui il pleut, étant donné que nos clients sont relativement faibles physiquement, ils ne viennent pas les jours de pluie. Nous passons donc l’après-midi à parler de thérapie équestre avec Jorge autour d’une coupe de maté (boisson locale). Le soir Project Abroad à organisé une sortie tango, nous nous donnons donc tous rendez-vous à Cordoba et allons prendre des leçons. Nous rencontrons plein de nouveaux volontaires notamment des Français !

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Jour 5 : Deuxième jour de travail. C’est ma deuxième séance avec Bruno (problème : retardé mental) et ma première avec Ayèlen (problème : paralysie partielle). Bruno est beaucoup plus décontracté, il est très content de revoir les volontaires, Jorge explique que cela est très positif, il est en confiance avec nous, cela va nous permettre d’être plus efficace dans notre travail. C’est ma première séance avec Ayèlen. J’apprends qu’elle vient au ranch depuis 3 mois, au début elle ne pouvait diriger le cheval ne pouvant même pas ouvrir ses mains. De la même manière elle ne pouvait marcher, ses jambes étant paralysées. Je suis très surprise d’apprendre cela, elle peut maintenant diriger sa monture et marche à l’aide d’un déambulateur. Après les leçons nous décidons d’aller acheter des glaces avec les palefreniers. Nous empruntons des chevaux à Jorge et partons au grand galop dans les rues en terre battues de Mendiolaza jusqu’au magasin de glace. Cela vous parait incroyable, c’est pourtant tout naturel là-bas.

Jour 6 : Nous nous rendons au ranch pour monter car le samedi nous ne donnons pas de leçons. Le ranch est un endroit très convivial, j’étais censée y travailler de 15h00 à 19h00 du mardi au vendredi, en réalité j’y ai passé bien plus de temps que cela. Il est habituel pour les volontaires de rester au ranch jusqu’à 20h30-21h00. Nous avions une salle chauffée à notre disposition où nous passions nos soirées à boire du maté et parler.

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Jour 7 : C’est Dimanche et Jorge organise un dimanche sur deux une randonnée à la journée. Nous avons donc décidé d’essayer, nous n’avons pas été déçues ! Il vous laisse en liberté complète avec votre monture, vous galopez quand vous en avez envie et où vous voulez ! Si vous en avez l’occasion, participez à une de ces sorties ! Rien à voir avec les randonnées françaises où tout le monde est à la queue-leu-leu et suit le rythme du cheval de tête !!

Jour 8 : Il neige !! Il fait donc extrêmement froid, les clients ne venant pas quand il fait froid on hésite à aller au ranch mais décidons d’y aller quand même. Très bonne décision, c’est le dernier jour de Katie. Pour le dernier jour de chaque volontaire, Jorge organise un dîner, Katie avait « commandé » un pollo el disco (coupez une vingtaine d’oignons, des tomates, ajoutez du poulet, mettez le tout sur le feu). Nous passons l’après-midi à discuter, à monter et prolongeons la soirée près du feu en buvant du maté. Pancho nous apprend à monter comme des vrais « gauchos » ; les reines dans une main, en serrant bien les mollets et les cuisses. Nous jouons à des jeux dans le but de tester notre maitrise de la technique.

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Jour 9 : Au ranch, les leçons continuent, « des fois je me sens inutile, je ne vois franchement pas à quoi sers mon aide. Le cas de Celestina n’évolue pas ! (Elle est complètement paralysée). Je ne vois aucune amélioration dans son état. Cela me décourage un peu mais bon, je persévère avec les autres. » (Extrait de mon journal)

Jour 10 / 11 / 12 : Après 10h bus on arrive à Mendoza. Je suis accompagnée de 4 autres Français et de deux anglais. Comme nous avons des week-ends de trois jours nous en profitons pour partir en excursion touristique ! Au programme : samedi visite de la ville, faire le marché, tour des vignobles, sortie en boite de nuit ; dimanche, petit tour en bus dans la cordillère des Andes très sympathique ! Nous revenons ravis, Mendoza est une petite ville très agréable, le Week-end prochain Salta et ses alentours !!

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Jour 13 : Je me rends à mon cours d’espagnol, j’ai plein de questions à poser au professeur... Si vous souhaitez prendre des cours et si comme moi vous avez étudié l’espagnol et que vous les prenez dans un souci d’améliorer votre niveau, vous risquez d’être déçus. Vous n’apprendrez pas plus l’espagnol que si vous n’aviez pas pris des leçons. L’endroit où votre compréhension et expression va sensiblement s’améliorer c’est au ranch et dans votre famille d’accueil. Par contre, il y a un avantage indiscutable à ces cours, vous pouvez poser toutes les questions de grammaire, formulation de phrase, vocabulaire que vous vous posez et le professeur vous débloquera. Ils m’ont été très utiles.

Jour 14 : Nous n’avons qu’une cliente : Celestina. Elle a fait d’énormes progrès ! Elle arrive à tenir sa tête droite toute seule pendant un intervalle de 10 secondes. Sa mère nous dit qu’elle dort beaucoup mieux, que son équilibre s’améliore, etc. C’est très gratifiant, moi qui étais déconcertée de ne pas voir d’amélioration... On passe le début de soirée à courir après une oie avec Nelson et Rodrigo afin de la mettre à l’abri des chiens qui se sont mis dans la tête de les exterminer. Les garçons essaient de l’attraper au lasso, et réussissent plutôt bien.

Jour 15 / 16 / 17 / 18 : Road Trip dans la région de Salta !
Arrivée à Salta, Elodie et moi prenons un bus pour Jujuy, enfin là bas nous décidons de louer une voiture… (Nous réfléchissons longtemps avant de prendre cette décision et je ne la regrette absolument pas, avec deux chauffeurs la tache est parfaitement possible.) C’est donc parti ! Nous commençons ce périple par la Quebrada de Humahuaca, ou les routes sinueuses nous font découvrir des paysages de couleurs très variées. Après avoir passé la nuit à Purmuca nous admirons le lever de soleil sur la montagne aux sept couleurs et partons pour les Salinas Grandes (désert de sable) où nous perdons toutes notions de distance, perdues au milieu de cette étendue blanche. Après cela nous empruntons un petit chemin en terre battue pour rejoindre San Antonio de los Cobres. Nous croisons des lamas en chemins et faisons un petit détour pour aller sur le pont del Tren de las Nubes à 4200m d’altitude. (Attention au mal des montagnes si vous entreprenez de monter à pied les 100 m qui séparent le parking du pont, à 4200 mètres, on sent tout de suite qu’il manque de l’oxygène, prenez votre temps). Nous rendons la voiture à Salta. Salta est une ville magnifique à faire de nuit, nous n’y sommes restées qu’une nuit, je recommande beaucoup plus, elle bouge beaucoup la nuit. Le lendemain nous prenons un bus pour Cafayate dans lequel nous rencontrons d’autres français, nous décidons de tous aller dans le même hôtel et de manger un hazado (barbecue) le soir tous ensemble. Dans l’après-midi nous payons un taxi pour qu’il nous emmène aux ruines de Quilmes, ancienne cité jésuite. Puis rentrons et visitons la ville. Le soir le barbecue est très appréciable, nous avons parmi nous d’excellent cuisiniers. De plus l’hôtel que nous avons choisis est tenu par une jeune couple et est très convivial. Nous mangeons, discutons et écoutons des légendes argentines jusqu’au petit matin où Elodie et moi devons partir prendre le bus pour Tucuman. Le périple touche à sa fin. Tucuman est une ville décevante, très polluée, je suis heureuse de n’y rester qu’une après-midi. Nous cherchons un restaurant proposant une pena (manger son diner en regardant des danses folkloriques. Cela ne se fait pas en semaine nous dit un chef cuisinier. Gêné de nous décevoir, ou curieux d’entendre notre histoire (deux jeunes filles chargées comme des mules débarquant dans un restaurant..) il nous invite à nous asseoir dans sa cuisine. Nous discutons et cédons à sa gentillesse quand il nous invite à manger dans sa cuisine et nous emménage une table au coin de son plan de travail. Nous apprenons à faire des empanadas, servons de gouteur, bref, passons une super soirée pour clore notre voyage.

Jour 19 : Les jours qu’il me reste à passer en Argentine se comptent sur les doigts d’une main, je n’ai pas envie de partir, cela va s’avérer plus dur que ce que je pensais. Je commence à maitriser l’espagnol, je commence à m’amuser vraiment avec les palefreniers, comprenant leurs blagues, etc. A la casa, Ana-paula me prépare mon plat préféré : des empanadas, les adorables petits monstres ne veulent pas que je parte. Je leur montre mes photos de Salta, ils sont tous contents pour moi, trouvent que j’ai vraiment profité à fond de mon voyage.

Jour 20 : Je me lève tôt pour faire mes sacs, Ana-paula part au marché avec Morena me laissant la garde de Luca, ce dernier vient me voir le main égratignée, il est tombé dans le jardin, je lui désinfecte comme il se doit et il me dit l’air tout triste qu’il ne faut pas que je parte, que j’habite ici avec eux… Que répondre à ça ?

En route pour le ranch, mon repas d’adieu sera un déjeuner d’adieu. Nous coupons les oignons, tomates, poulet tous ensemble pour préparer el pollo el disco. Aujourd’hui c’est mon dernier jour mais c’est aussi le jour des enfants. Etant donné que nos patients sont des enfants dans la majorité Jorge à décider de faire faire des casquettes pour le staff et pour les enfants afin de prendre des photos. Nelson leur fait faire des tours en calèche. Une nouvelle élève arrive, son problème : abandonnée dans un orphelinat étant petite, elle n’a pas reçu d’attention durant un an ce qui a provoqué un ralentissement dans son développement psychologique. Ces parents adoptifs l’ont amené au ranch dans le but qu’elle reprenne confiance en elle, qu’elle reprenne confiance dans les autres, qu’elle se socialise. Ces adieux sont touchants, les parents me remercient pour mon implication dans les leçons, me souhaitent bon voyage me disent de revenir. Le soir nous allons à une pena puis sortons en boite une dernière fois.

Voilà un court compte rendu de mon voyage, j’ai essayé de condenser ce qui m’est arrivé durant ce court mois en ces quelques lignes de manières à ce que vous vous rendiez compte du genre d’aventure dans laquelle vous vous lancez. Cette expérience fut magique, j’en garde des souvenirs incroyable surtout en ce qui concerne le côté humain de l’aventure. Vous allez donner beaucoup lors de ce projet et le plus beau c’est que vous allez recevoir encore plus. Je suis partie dans le but d’apporter mon aide à ces personnes et je me rends compte maintenant qu’elles m’ont apportées au moins autant voire plus que ce que je leur ai donné.

Bon voyage, profitez de chaque seconde, le temps file, il suit son cours, il serait dommage de ne pas profiter de chaque instant à 200%.

Célia Redor

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