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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Afrique du Sud par Pierre Zapf

Travaux de rénovation S'occuper d'enfants au Cap, Afrique du Sud Jeux d'enfants Pierre, volontaire dans une crèche d'un township sud-africain Pierre, volontaire en mission humanitaire en afrique du Sud Mission de volontariat dans une crèche sud-africaine

Après avoir décidé de prendre une retraite anticipée à la veille de mes soixante ans, non pas suite à une lassitude professionnelle, mais plutôt dans une envie de réaliser encore des choses différentes dans mon existence, j’ai réfléchi à ce que pouvait être mon après professionnel. Dans ma jeunesse, l’envie de partir et de réaliser une expérience à l’étranger m’a souvent incité à tenter de faire le pas. Mais rapidement la vie professionnelle et la création d’une famille m’ont écarté de cette trajectoire.

Alors je me suis dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour réaliser cet objectif. Mon idée première était de partir seul et d’effectuer un séjour linguistique dans un pays anglophone afin d’apprendre ou de mieux comprendre la langue de Shakespeare. J’ai contacté des écoles de langue qui toutes me proposaient des programmes d’apprentissage le matin et activité libre l’après-midi. Ma fille m’a déconseillé cette option car elle pensait que je m’ennuierais passablement sans être véritablement au contact avec des gens issus de la population locale. C’est alors que j’ai commencé à faire une recherche sur internet et que rapidement je suis tombé sur le site de Projects Abroad.

Dans les propositions de projets qu’offre Projects Abroad, la destination de l’Afrique du Sud m’a rapidement séduit pour les raisons suivantes : d’abord, de savoir que l’anglais était la langue principale pratiquée, que je pouvais y suivre des cours et que la période que j’avais choisie, soit de janvier à avril, la saison serait l’été. Ensuite, la possibilité de réaliser une mission humanitaire comblait totalement mon ambition.

Après avoir exposé mon projet à Projects Abroad , la réponse rapide précise qui m’est parvenue m’a permis de me déterminer définitivement à conclure un contrat de volontaire avec Projects Abroad .

J’ai débarqué à Cap Town le 2 janvier 2012, un lundi. Le lendemain, quelqu’un de l’organisation est venu me chercher pour effectuer, avec d’autres volontaires, une journée orientation afin de se repérer dans le quartier de Newlands où siège Projects Abroad. Comme les cours ne commençaient que le lundi suivant, j’ai été affecté au projet « building » pour le reste de la semaine. J’ai trouvé cette première prise de contact géniale et réalisé petit à petit toute la complexité que peut représenter une mission humanitaire. D’emblée, j’aurai eu assez envie de me consacrer uniquement à cette mission, mais il me fallait quand même réaliser un de mes objectifs, soit l’apprentissage de l’anglais.

Le lundi suivant, je prenais le train afin de débuter mes cours d’anglais comme prévu pour quatre semaines intensives. Dans l’ensemble, je dirais que ces cours se sont bien passés. Ils étaient fréquentés totalement par des jeunes élèves en provenance du Congo. Parfois l’effectif variait considérablement. De trois ou quatre élèves au départ, on se retrouvait à plus d’une quinzaine en fin de leçon. En temps normal j’aurai rouspété face à cet état de chose, mais au final vu la courte durée de mon cours j’ai décidé de passer outre. Les contacts avec les autres élèves étaient très agréables. De plus, je bénéficiais de cours individuels d’une durée d’une heure deux fois par semaine. Ces quatre semaines de cours sont bien sûr vite passés. Au final, j’avais un double sentiment, l’un doté d’une certaine frustration de pas pouvoir apprendre plus vite, mais un autre m’habitait, l’envie de passer à une action concrète sur le terrain auprès des gens.

Malgré un bref descriptif, je ne m’imaginais pas du tout dans quel lieu j’allais accomplir ma mission de volontaire. Au Cap, dans la région où je vivais soit en bordure des Townships, un service de ramassage organisé par Projects Abroad est mis en place afin de conduire chacun sur son lieu de travail. Le premier jour, j’ai ainsi débarqué dans ma crèche ou j’ai été accueilli par la responsable qui était en pleine activité avec son groupe d’enfants. Une aide est engagée pour accomplir principalement les travaux de nettoyage et de préparation des repas. Parfois, une stagiaire féminine, venait conduire quelques activités avec les enfants. En ma qualité de grand père, je me suis ainsi retrouvé au milieu d’une bonne dizaine d’enfants entre 0 et 6 ans. Dans un premier temps, j’ai observé ce qui se passait. Petit à petit, je me suis immiscé dans les activités jeux, peinture, chant, qui se déroulaient au quotidien. La responsable m’a demandé si je voulais m’occuper de la réfection des tables utilisées pour les bricolages des enfants. Elle m’a fourni du papier de verre et de la peinture. Mais, j’ai rapidement constaté que ce ne serait pas adéquat et j’ai proposé de changer et peindre, à mes frais, de nouveaux panneaux. Etant donné l’absence de véhicule à disposition et la méconnaissance des magasins environnant, cette activité m’a passablement accaparé. Mais une fois tout mis en place, j’ai eu du plaisir à accomplir cette activité qui alternait avec celles des enfants constituées principalement par des jeux extérieurs. Aux environs de 11h30, j’aidais au service du repas. Puis, c’était le départ à la sieste. C’est à ce moment que le minibus venait me rechercher pour me conduire, soit à mon domicile, soit à la gare la plus proche.

Deux fois par semaine j’avais gardé des cours individuels d’anglais auxquels je me rendais en train directement après mon travail à la crèche. Sinon, les autres après-midis libres étaient consacrés à des visites au centre de Cap Town ou à la plage. Le week-end, je profitais pour faire du tourisme, soit avec les excursions proposées par Projects Abroad, ou par des découvertes du pays avec d’autres volontaires. En fin de journée, j’avais du plaisir à retrouver ma famille d’accueil et de participer, avec les autres volontaires accueillis, à la préparation du repas que nous prenions tous ensemble.

Les relations que j’ai pu établir ont toutes été très chaleureuses. Avec l’équipe locale de Projects Abroad, ce fut super de bout en bout. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir su maitriser suffisamment l’anglais pour parfois bien comprendre ou me faire comprendre, principalement dans ma mission de volontaire. J’aurai voulu mieux percevoir les enjeux politiques auxquels était confrontée la responsable de la crèche face au développement de sa structure.

Avec ma famille d’accueil, les conditions de vie étaient, en comparaison avec d’autres, ultra simples. Mais, pour rien au monde je n’aurai voulu changer. J’ai pu partager leur quotidien et ça été d’une telle intensité que je me sentais véritablement faisant partie de cette famille. Avec les autres volontaires nous avons passé beaucoup de bons moments ensemble, même si, vu la différence d’âge, nos intérêts divergeaient parfois.

Je voulais au terme de ma carrière professionnelle partir seul et m’immerger totalement dans un autre contexte, une autre langue et vivre le quotidien auprès d’une famille locale. Cet objectif a été pleinement atteint. J’ai eu bien sûr des moments d’ennui de ma famille, mais cette sorte de pèlerinage au bout du continent africain a eu pour moi des effets bénéfiques de ressourcement et de renforcement de ma sérénité intérieure. Les souvenirs des contacts avec les gens et l’accueil des enfants lors de mon arrivée le matin, resteront inoubliables.

Pierre Zapf

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