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Missions humanitaires - Aide à l'enfance générale, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre

Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre Mission humanitaire, Afrique du Sud par Catherine Lefeuvre

Je suis restée un mois en Afrique du Sud, c'est court par rapport à la durée de séjour des autres volontaires qui y restent en moyenne entre deux et trois mois. J'ai été surprise par la rapidité avec laquelle le temps s'est écoulé, mais j'ai eu le temps malgré tout de visiter la ville du Cap et ses alentours et de participer à un mini voyage de trois jours pour découvrir la Garden route. Même si j'ai été fascinée par la beauté des paysages (la majestueuse Table Mountain qui partout s'impose au regard et du haut de laquelle on peut admirer la ville du Cap, le Cap de Bonne Espérance, cet endroit mythique à l'extrême sud du continent africain, les pingouins de Simon's Town, les jolies maisons de couleur de Bo Caap, l'île de Robben Island…), ce sont pourtant les personnes que j'ai rencontrées qui me restent en mémoire et c'est d'elles dont je veux parler .

Tasneem est la jeune femme de 27 ans chez qui j'ai habité pendant ce mois, maman de deux petits garçons. Sur le descriptif que j'avais reçu de Project Abroad, il était spécifié "The Benjamin Family are strict Muslims" : le mot « strict » m'a un peu effrayé, moi qui viens de France, Etat laïc où le port du voile dans les établissements scolaires et dans les administrations publiques pose problème... Mais au fil des jours j'ai découvert une jeune femme très gaie, pleine d'humour, espiègle, très loin de l'image que j'avais pu me forger d'une musulmane pratiquant "strictement" sa religion, nous avons souvent ri ensemble, nous avons parlé de choses et d'autres très librement, une vraie complicité s'est installée entre nous, et puis un soir nous avons eu cette discussion jusqu'après minuit sur la religion musulmane. Tasneem m'a longuement expliqué ce que cette pratique religieuse signifie pour elle et sa famille, l'importance que revêt le port du voile. Si je n'adhère toujours pas au statut qu'ont les femmes dans cette religion, je me garderai bien à l'avenir d'émettre ces jugements à l'emporte-pièce qui ne sont, sommes toutes, que le reflet de mon ignorance et de mon intolérance par rapport à l'Islam... Je comprends mieux ce rite.

Je voudrais bien-sûr évoquer les "teachers" de la crèche où j'allais chaque jour donner un coup de main. Cynthia, Renie, Chrissie, ces trois femmes qui font un travail extraordinaire, j'ai moi-même été pendant des années enseignante en école maternelle en France, j'ai été très impressionnée par leur professionnalisme, leur bonne humeur, leur dévouement. Là, il faut enseigner mais il faut aussi servir les enfants à table, faire le ménage, et trouver des fonds pour subvenir aux besoins du centre. Je n'oublie pas Ouma la cuisinière, Ouma la mère de Cynthia, Chrissie sa nièce. « It's a family business, it's cheaper" m'a dit un jour Cynthia, en évoquant les difficultés financières auxquelles elle doit faire face pour permettre à cette structure de survivre... Pendant le mois où j'étais présente l'activité a été très intense, les enfants répétaient pour leur concert de Noël qui s'est tenu dans une salle de l'école primaire voisine. Ils ont dansé, chanté, mimé l'histoire de la naissance de Jésus et les plus âgés, ceux qui vont quitter la crèche pour l'école primaire, ont reçu leur "diplôme". Enfants, parents, amis enseignants, volontaires : l'émotion étaient grande ce soir-là…

Je pense aussi à Jason, ce tout jeune garçon de 21 ans qui m'a accompagné au long de ma première journée (induction day) et patiemment m'a expliqué comment utiliser les transports en commun, les taxis collectifs et le train, à Tyron, notre "chauffeur" toujours de bonne humeur, à tous ces inconnus avec qui j'ai parlé dans les rues du Cap pour demander mon chemin ou qui parfois m'ont spontanément proposé leur aide… Voilà ce que je retiendrai de ce séjour au Cap : les gens qui y vivent. Ils sont la richesse de cette ville et malgré tout ce que j'avais pu entendre avant de partir et même une fois sur place à propos de l’insécurité, de la violence, jamais je ne me suis sentie en danger lors de mes sorties au Cap (pendant la journée).

Les autres volontaires : Claudia (une italienne) et Darleen (une américaine), les deux jeunes femmes qui logeaient dans la même famille que moi, nous avons beaucoup échangé et sommes parties à la découverte du Cap et de ses environs les week-ends. Tina, Andrew et Patricia qui étaient avec moi au care center où nous nous occupions des enfants.

Je n’oublie pas bien-sûr par les enfants de la crèche : Shaquile, Koketso, Madina, Kyara... Leur façon de dire quand je sortais mon appareil photo "teacher, me, take a picture of me" et ensuite « let me see", leurs éclats de rire quand ils se découvraient sur l'écran. Je n’oublie pas non plus la petite étincelle qui s’est allumée dans les yeux des enfants congolais quand j’ai chanté en français « Alouette ».

Je terminerai en disant que cette expérience m'a beaucoup apporté, bien-sûr la plupart des volontaires étaient des étudiants qui tous avaient l'âge de mes propres enfants (j’ai 56 ans), mais je n'ai jamais ressenti cette différence d'âge comme un handicap, bien au contraire plus comme enrichissement mutuel.

Le mot de la fin pour toute l'équipe de Project Abroad qui par sa disponibilité avant le séjour permet de partir l'esprit tranquille et une fois sur place d'être parfaitement rassurée en cas de problème...

Je repartirai.

Catherine Lefeuvre

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