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Médecine vétérinaire et soins animaliers, Mexique par Lucie Manigold

Lucie en soins animaliers au Mexique Groupe de volontaires internationaux S'occuper d'animaux en Amérique Latine Centre de Guadalajara Paysages mexicains

J’ai toujours voulu visiter le Mexique et y découvrir une culture très différente de la nôtre : l’occasion s’est présentée à la fin de ma licence d’archéologie en 2011. Ne souhaitant pas continuer ces études, j’ai choisi de me prendre une année sabbatique pour faire des stages et volontariats auprès des animaux, ma passion première. Le projet soins animaliers au Mexique me permettait de combiner ma passion pour les animaux et de partir dans un pays, terre de nombreuses cultures préhispaniques fascinantes !

Partie deux mois 1/2, j’ai cherché à mettre de côté (sans pour autant les ignorer) les craintes et réflexions de mon entourage dont la vision du Mexique est « quelque peu tachée » par les problèmes de narcotrafics, de violences, d’assassinats et d’enlèvements… Si on ajoute à ça mon niveau d’espagnol et d’anglais médiocre avant de partir, et le cas Florence Cassez qui revenait sur la scène médiatique, ma famille était très rassurée de mon départ ! Heureuse de pouvoir faire taire les mauvaises langues, car mon voyage s’est très bien passé : hormis ma valise qui n’arriva à Guadalajara que 3 semaines après mon arrivée (pour les gens de Projects Abroad au Mexique, il paraît que c’était la première fois qu’un bagage arrivait avec un tel retard… ravie d’entrer dans les annales !).

Le Mexique représentait mon premier voyage seule, aussi loin de l’Europe, mais l’équipe d’encadrants, les autres volontaires et ma famille d’accueil furent tous présents pour que je me sente à l’aise le plus vite possible. Et rapidement je me suis adaptée à ce mode de vie et cette culture : la vie à Guadalajara est calme, les gens sont chaleureux, plus philosophes qu’ici, accueillants et fiers de leur nation. On y est beaucoup moins individualiste qu’ici, et bien que le niveau de vie soit faible, l’entraide est permanente.

Ma famille en particulier fut adorable : les occasions furent nombreuses de discuter avec elle, sur la politique mexicaine (le pays préparait les élections présidentielles), le niveau de vie d’un mexicain lambda, la religion chrétienne très ancrée dans une culture qui reste attachée à ses traditions préhispaniques, la cuisine mexicaine très variée… Les échanges respectifs sur nos deux pays furent enrichissants et me permirent aussi de développer rapidement mon espagnol. Partageant ma chambre avec deux autres volontaires, une Franco-Suisse et une Anglaise, je n’étais pas non plus trop déboussolée et j’ai eu l’occasion de pouvoir continuer à parler français (l’anglais, beaucoup moins j’ai vraiment un problème personnel avec cette langue, c’est psychologique !).

Le travail au centre de soins pour animaux sauvages consistait principalement à l’entretien et nettoyage des enclos et volières, au nourrissage des différents pensionnaires. J’ai eu l’occasion de travailler dans des centres de soins français, et bien sûr, la routine du nettoyage, nourrissage est parfois ennuyeuse, mais nécessaire.

A Guadalajara, outre le fait que je côtoyais des espèces exotiques (coatis, pumas, perruches et perroquets, rapaces, crocodiles, serpents, opossums…) que je n’ai pas l’occasion de croiser en France, mes journées ne se ressemblaient jamais : je pouvais parfois assister aux soins sur des animaux blessés, ou partir avec les responsables sur le terrain, en ville ou dans la forêt, lorsqu’un animal devait être capturé et/ou relâché.

Surtout, j’ai pu travailler à la fauconnerie avec le chef fauconnier : dès le second jour, ayant compris que j’adorais les rapaces, il m’a demandé si travailler avec les pensionnaires du centre m’intéressait : et comment ! J’ai donc eu l’occasion répétée d’entraîner les buses et milans, d’effectuer en somme les gestes d’un fauconnier, et d’avoir les explications théoriques aussi. Je me souviens du premier week-end, où, dans la campagne mexicaine à 30min en voiture du centre de soins, nous avons lâché les rapaces. La promenade a duré 4h, je me suis pris ma première insolation (38°C et peu d’eau, mais cette journée fut pour moi mémorable !).

Beaucoup de temps libres nous étaient accordés, le travail au centre se finissant souvent vers 14h : les occasions de visiter la ville et ses alentours furent nombreuses, et les soirées et sorties entre volontaires et encadrants répétées.

Je garde une très bonne impression de cette aventure, les adieux furent particulièrement difficiles et le retour à la réalité française éprouvant. Ce volontariat m’a ouvert l’esprit sur une culture attachante, m’a donné l’occasion de rencontrer des gens exceptionnels qui font un travail remarquable au quotidien, en essayant de le faire de la façon la plus juste possible.

Au-delà du centre de soins, c’est une expérience très agréable qui permet de sortir de la routine et des sentiers battus. On y développe la tolérance, la confiance en soi, une certaine indépendance, on en ressort grandi. Apprendre sur les autres et aussi sur soi-même, ouvrir son horizon et se découvrir relié à des personnes si éloignées de la France, représentent les atouts fabuleux de cette expérience.

Lucie Manigold

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