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Journalisme - Journalisme général, Costa Rica par Mélanie Antin

Mélanie Antin – Journalisme au Costa Rica - 2008

Les fêtes de Liberia

Comme à chaque voyage que je fais, je complète mon carnet de voyages. Moyen de me souvenir de mes aventures, des endroits vus ou encore des personnes rencontrées. J’ai passé un peu plus de deux mois au Costa Rica et je me souviens encore de chaque moment. Pour ce témoignage, je ne rouvrirai pas mon carnet.

Déjà, dans le bus qui me mena de la capitale, San Jose, à Libéria ; je pus avoir un premier aperçu du Costa Rica : chaleur, faune luxuriante, rencontres attachantes en toutes occasions. Arrivée à Libéria, je fus accueillie par l’équipe Projects Abroad du Costa Rica. J’ai tout de suite su que je pouvais laisser mes craintes parisiennes au placard.

Avec ma famille du Costa Rica

Je suis tout d’abord restée un week-end dans la famille de Dona Laëtitia, en attendant que ma famille d’accueil soit prête à m’accueillir (une volontaire avait décidé de prolonger son séjour dans ma famille). Tous les volontaires étaient partis en voyage. Mais ce premier week-end fut mémorable. J’ai pu découvrir la ville par moi même (après m’être perdue à plusieurs reprises !), puis grâce à Silvia, qui m’a présenté la ville et mon lieu de travail, le canal 36. Dona Laetitia est une personne d’une extrême gentillesse, comme la plupart des Costaricains, elle m’a emmenée le soir manger une glace dans le parc principal ; si agréable le soir quand la chaleur commence à tomber. A la fin du week-end, j’ai finalement rejoint la famille de Dona Mercedes, qui hébergeait déjà une autre volontaire.

J’ai commencé ma mission dès le lendemain. Pendant une semaine, mon travail au canal 36 consista à prendre mes marques, connaître mes collègues et observer la façon dont ils travaillent. Je me suis tout de suite sentie faire partie de cette équipe. Ils tenaient à me présenter à chacun d’entre eux, et même à l’antenne, au cours de leurs programmes respectifs. Il s’agit d’une petite chaîne de télévision qui diffuse dans une région du Costa Rica, le Guanacaste. Mais cela donne une bonne idée du travail de journaliste.

Plateau estampas guanacastecas

Il existe plusieurs programmes dans une journée. La matinée commence par un programme musical, animé par un jeune présentateur, Cuco. Suit un programme religieux (en effet le canal promeut des valeurs religieuses, mais reste très ouvert à toutes croyances). Pipo présente ensuite « estampas guanacastecas », un programme sur la culture du Guanacaste. Vient ensuite la première édition des informations. Dans l’après-midi, il y a également d’autres programmes mais aussi des diffusions de films. En soirée, il y a une autre édition d’informations puis des programmes sportifs.

A mes débuts, j’aidais Cuco et son assistant pour le programme musical. J’ai appris à lancer des clips mais aussi à manier une caméra. Par la suite, on m’a chargée de faire les nouvelles internationales, ce qui consistait globalement à regarder les nouvelles internationales sur des grande chaînes internationales d’informations comme la CNN espagnole , puis à choisir ensuite 2 ou 3 informations concernant principalement les Amériques, et enfin à les résumer en 2 lignes. J’envoyais ensuite la copie des images enregistrées au montage où on réutilisait les images de CNN pour faire un nouveau montage. La présentatrice des informations lisait ce que j’avais écrit pour résumer ces informations, avant de les lancer.

Equitation près du volan arenal

Je les suivais globalement à chaque interview qu’ils devaient réaliser hors du canal. J’ai pu également les aider lorsqu’ on allait interviewer des personnes étrangères qui parlaient anglais ou français. Ce qui est arrivé lorsque nous sommes allés interviewer l’équipe de football de Libéria, dont 2 joueurs et l’entraineur sont de langue française. Je leur traduisais donc les questions et les réponses. Le football est sacré pour les Costaricains et se trouve être un sujet qui éveille les passions dans les familles.

Je me souviens presque de chaque lieu où nous sommes allés. Cela m’a permis de voir du pays, de connaître certaines coutumes, de rencontrer des personnes et surtout d’être au cœur de l’actualité du pays. Nous avons été invité à couvrir pas mal d’inaugurations et d’événements. Nous avons, entre autre, fait l’inauguration d’un canopy tour (une sorte d’aventure land dans les arbres, sauce Costaricaine), au cours de laquelle j’ai été parmi les premiers chanceux à le tester.

Vers l'Ile des tortues

Le canal se charge également de réaliser leur publicité. Il s’agit souvent de publicités pures des commerçants des environs. Je me souviens avoir accompagné deux de mes collègues voir un concessionnaire de voitures dans une ville voisine. Nous avons interviewé le patron pour qu’il nous présente sa concession, puis j’ai joué le rôle d’une cliente qui achetait une voiture. Je suis contente de savoir qu’aujourd’hui, mes amis Costaricains se souviennent un peu de moi grâce à cette publicité qui passe sur leur chaine.

J’aurais tout de même aimé participer davantage à la vie du canal, en réalisant moi-même les interviews et les reportages et en mettant plus la « main à la pâte ». Mais je pense que cela était dû au fait que j’étais seulement leur deuxième stagiaire.

Dans les sources d'eau chaude

Heureusement, je me suis mise d’accord avec Luis, directeur de Projects Abroad au Costa Rica, pour me donner un projet qui m’occupe et me tienne à cœur. Je fus donc chargée de réaliser un reportage sur Libéria et le travail des volontaires dans la ville. Seul inconvénient : je n’avais que deux semaines pour le réaliser. Enthousiaste, je me suis mise au travail tout de suite. Je savais exactement quelle forme lui donner. Je me suis rendue sur les lieux de travail de mes amis volontaires, sauf celui de la mission environnement qui est en dehors de la ville, et je les ai interviewés sur leur lieu de travail.

Cela a été une expérience très enrichissante, avant tout parce que c’est un projet personnel que j’ai construit de A à Z. J’ai adoré choisir les prises de vues, interviewer les personnes concernées et présenter mon reportage. Je me suis vraiment amusée, en particulier car j’ai été aidée par mes collègues, qui ont été très présents pour moi. Je me souviens être restée un soir jusqu’à 22h avec Cuco pour faire le montage. Je n’ai pas eu suffisamment de temps pour réaliser exactement le reportage que je voulais mais cela reste un souvenir mémorable et que je pourrais regarder dès que survient la nostalgie du Costa Rica.

Pour ce qui est de ma vie quotidienne à Liberia, je me suis vraiment attachée à cette petite ville. Je la connais presque comme ma poche et je m’y suis sentie comme chez moi. Il faut dire que dès que nous avions du temps libre, souvent les après-midi, nous en profitions pour nous rejoindre au Liberia café (une sorte de maison du café) avec les autres volontaires, au parc, à la piscine, où encore à la plage la plus proche, en bus.

Ma vie dans ma famille, ou devrais-je dire mes familles d’accueil, m’a permis de découvrir encore mieux la culture latino-américaine. Après avoir passé environ un mois chez Dona Mercedes, je suis partie vivre dans la famille d’une de mes collègues journalistes. Dona Mercedes devait déménager dans un lieu un peu excentré de la ville, et Rebecca, une des journalistes avec qui je travaillais, m’a proposé de vivre chez elle, ce que j’ai accepté. Avec Rebecca, son mari et ses enfants, j’ai vraiment été intégrée tout de suite à leur famille. On mangeait ensemble, je leur cuisinais français dès que je pouvais, on faisait du karaoké. Un soir, ils m’ont même organisé une fête surprise avec tous mes collègues du canal. C’est d’ailleurs avec eux que je suis allée voir mon premier match de football. J’étais très proche de la fille de Rebecca. Le soir, nous dormions parfois dans la même chambre et elle me racontait ses histoires de jeune fille. Cela a été un moment déchirant lorsque j’ai dû les quitter. On a tous pleuré à chaudes larmes, même le mari de Rebecca. Je leur suis infiniment reconnaissante. Grâce à eux, ce stage a été beaucoup plus qu’une expérience professionnelle. Cela a été avant tout une expérience humaine.

Pour finir, nos temps libres et les week-ends nous permettaient de découvrir la faune et la flore magnifiques du Costa Rica. La semaine, nous programmions nos courts séjours pour le week-end. Nous avons fait du rafting, de l’équitation, des bains de boue volcanique. Nous sommes également allés au Nicaragua, etc. J’ai rencontré de bons amis là-bas, en particulier Faustyne, avec qui, le dernier mois, nous voyagions seules. Nous nous sommes organisées un séjour sur la côte Caraïbe où nous avons vu, entre autre, des tortues géantes pondre la nuit. Pendant nos voyages nous avons aussi fait des rencontres incroyables, qui ont pimenté et embelli cette expérience. D’ailleurs, les occasions d’expériences particulières ne manquent pas. Nous avons vécues la grande fiesta de Liberia, qui se déroule en juillet pour célébrer l’annexion du Guanacaste. Une semaine de fêtes, de défilés cavaliers, de montées de taureaux… Avec Faustyne, nous avons également eu l’occasion de chanter en compagnie de Rada, propriétaire du Liberia Café, qui nous a proposé de l’accompagner pour une soirée de mantras indiens.

J’aurais mille et une anecdotes à raconter si je continuais. Si j’ai un conseil à donner, c’est de venir l’esprit ouvert et surtout prêt à être accueilli encore mieux que ce qu’on pourrait imaginer. Les Costaricains sont des personnes touchantes, sensibles, aimantes et chaleureuses. Passer ces mois à leurs côtés m’a beaucoup appris, surtout en générosité et en amitié. Le Costa Rica a beaucoup de choses à raconter et à offrir, il suffit de lui ouvrir les bras.

A choisir, j’ai préféré faire un stage qui me soit vraiment profitable mais qui me coûte un peu plus cher. Je pense d’ailleurs que ce coût est justifié, tout d’abord par le professionnalisme des équipes de Projects Abroad, qui sont présentes à tous moments, la personnalisation des informations (site web personnalisé pour chaque volontaire) et le suivi sur place. Je ne suis pas sûre que j’aurais pu trouver ce type de stage en France, surtout en journalisme et sans expérience, et qui m’aurait autant apporté. De plus, je me suis beaucoup améliorée, autant en espagnol qu’en anglais, car il n’y avait que peu de volontaires de langue française.

Aujourd’hui, je garde encore des contacts avec ma famille du Costa Rica. « Esa casa sera siempre tu casa » m’a dit Rebecca au moment de nous quitter. Aujourd’hui, il me tarde de les revoir, ce que je pense faire l’année prochaine. J’envisage également de répéter l’expérience Projects Abroad, cette fois-ci pour une mission humanitaire. Lancez-vous sans appréhension dans cette aventure, apprenez le monde, apprenez aussi à mieux vous connaître. Je pense que voyager de la sorte fait la différence, et peut nous rendre acteur d’un changement positif pour notre monde.

BON VOYAGE ET PURA VIDA !

Mélanie Antin

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