Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.

You are from: United States, Go to our American website.

aide humanitaire
Appelez-nous au :
+33 (0)476­ 57 18 19
info@projects-abroad.fr
aide humanitaire

Journalisme - Journalisme général, Bolivie par Magali Dubois

Magali en stage journalisme en Amérique Latine Echanges culturels en amérique Latine Volontaires en mission e, Bolivie Magali journaliste en Bolivie

Je suis arrivée le mardi 1er mai 2012, le soir, à Cochabamba dans ma famille d’accueil. Le lendemain matin, j’étais déjà attendue sur mon lieu de stage. Les premiers jours, j’ai fait un peu connaissance avec ma famille d’accueil, le staff de Projects-Abroad et avec quelques volontaires, certains dans d’autres missions.

J’ai travaillé avec Nina, une volontaire française, et Ximena, de Projects Abroad. Elles avaient déjà une idée pour la prochaine édition du Cocha-Banner, une édition spéciale : les danses folkloriques boliviennes. Nina, avec qui j’ai pu prendre contact peu avant mon arrivée, vivait dans la même famille que moi. Ça m’a beaucoup aidé pour débuter cette aventure. J’ai pu profiter de son expérience. Bien que parlant la même langue, nous avons fait l’effort de parler ensemble en espagnol ou en anglais.

La première étape de mon stage de journalisme a consisté à me documenter sur le sujet choisi. Tous les moyens sont bons. J’ai utilisé internet bien sûr, mais aussi des livres. Il est important pour préparer une interview d’être bien documenté au préalable, de maîtriser son sujet. Cette étape importe beaucoup pour la préparation des questions.

En préparant mon voyage, je me suis rendu compte qu’un festival avait lieu quelques jours après mon arrivée. Santa Vera Cruz est une fête campagnarde dédiée à la fertilité. Nina m’a accompagnée à cette fête. C’était mon deuxième jour en Bolivie. Cette expérience m’a tout de suite mise dans le bain et m’a beaucoup plu. J’ai pu me rendre compte rapidement de la richesse culturelle de ce pays, de la beauté des gens. J’ai été charmée par cette façon si belle qu’ont les femmes de porter leur enfant dans le dos dans ces tissus colorés typiques d’Amérique du Sud. Je pensais que nous verrions peut-être des personnes danser, mais ce ne fut pas le cas. Par contre, même s’il ne s’agissait pas de notre sujet, j’en ai profité pour poser des questions à quelques « pèlerins » qui étaient présents à cette fête religieuse.

Pour nos articles, avec Nina, nous avons réalisé une interview, en espagnol, de M. Walter Sanchez, archéologue et professeur à l’université de Saint Simon, à Cochabamba. C’était difficile pour moi car évidemment il parlait espagnol, langue dont je ne possède que quelques notions. J’ai aussi appris à utiliser un dictaphone.

La seconde étape consistait à retranscrire l’interview. Comme Nina maîtrisait mieux la langue que moi, c’est elle qui a commencé ce travail. Elle n’a toutefois pas eu le temps de le terminer avant son départ. J’ai fait du mieux que j’ai pu pour continuer et finir la transcription. Ensuite, j’ai essayé de traduire le texte en anglais, pour pouvoir mieux le travailler. En effet, le but final consiste à écrire un article, en anglais. Je trouvais donc plus facile de relire le texte dans cette langue. La difficulté se multipliait : penser en français, parler en espagnol et écrire en anglais. L’anglais n’est pas ma langue maternelle, mais je le pratique plutôt bien. Je suis d’ailleurs également contente d’avoir pu le pratiquer largement avec les autres volontaires.

J’ai également été chargée de trouver des images pour illustrer l’édition à venir. J’en ai trouvé dans l’ordinateur des locaux du journal, prises précédemment par d’autres volontaires. Certaines étaient vraiment magnifiques. Comme disait Ximena, il est important que les photos possèdent une bonne définition. Il faut également mentionner le nom du photographe, bien sûr. Finalement, la photo principale fera la couverture du magazine. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de participer à cette étape. Ce mois de stage a passé si vite ! C’est trop court pour tout voir et « tout » faire de A à Z. Comme les titres, le choix de la couverture se fait en dernier. Ximena pensait que quelqu’un pourrait porter le masque de la Diablada et qu’on pourrait mettre de la fumée derrière, pour donner de l’effet.

J’ai également appris l’importance des sources. Il faut les mentionner. C’est comme à l’école, sauf que là il faut citer les sources en même temps que les faits. Il faut sans cesse se demander « Qui a dit cela ? » puis mentionner par exemple « Selon untel, … ».

Je me suis rendue à la maison de la culture pour collecter des informations. Toutefois, le temps m’a manqué. J’avais un contact, mais plus le temps pour le voir ou l’appeler. J’ai récolté d’autres informations en me rendant dans des magasins de costumes de danses. Les vendeurs se sont montrés très sympathiques et répondaient volontiers à mes questions. J’ai également pu prendre des photos. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette petite « enquête » sur le terrain.

A la fin de mon stage, j’ai finalement rédigé quatre articles. Trois ont été publiés. J’attends encore la version papier du journal. J’ai pu voir mes articles sur le site internet du journal. Je suis très contente d’avoir fait ce stage.

Le stage correspondait assez bien à l’idée que je m’en étais fait. Mon horaire de bureau était assez tranquille puisque je devais être présente de 15h à 18h dans les locaux. Possédant le wi-fi chez ma famille d’accueil, j’ai pu faire de nombreuses recherches depuis mon ordinateur portable.

Je suis contente de la liberté qui m’a été donnée tout au long de mon séjour à Cochabamba. J’étais la seule stagiaire en journalisme pendant mes deux dernières semaines. Par conséquent, je me suis sentie très indépendante. Ximena m’a donné de bons conseils et m’a aidée.

Cela a passé très vite. Mon seul regret est de ne pas avoir passé assez de temps pour assister à l’ensemble du processus, de la préparation à la distribution. D’une certaine façon je l’ai vu, mais dans l’ordre inversé, parce qu’à mon arrivée l’édition du mois de mai était en phase de finalisation. Nina corrigeait les derniers détails et, juste avant qu’elle quitte le pays, nous avons distribué ensemble l’édition du mois de mai avec Ximena.

Cette expérience m’a beaucoup apportée. Je garderai un excellent souvenir de toutes les personnes que j’ai eu la chance de rencontrer grâce à elle. J’espère que dans le futur j’aurai l’occasion d’écrire d’autres articles, dans mon pays, dans ma langue, le français. Je ne suis pas de formation journaliste et ne travaille pas dans ce domaine. J’ai pu réaliser un rêve grâce à Projects Abroad.

En plus du journalisme, j’ai visité un peu le pays les week-ends avec d’autres volontaires. J’ai également passé une nuit dans un orphelinat grâce à d’autres volontaires. Je n’ai pas de mots pour exprimer la joie de me retrouver avec ces enfants.

Merci à Projects Abroad, à Ximena, à tous les volontaires ainsi qu’à ma famille d’accueil.

Magali Dubois

Retour à la liste des témoignages

Appelez nous :
04­ 76 57 18 19
  • Contactez-nous
    Envoyer Plus d'options
  • Découvrir
    nos brochures
  • S'abonner Plus d'options
  • Chatter en ligne
Haut de la page ▲