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Enseignement, Pérou par Marie Fouré

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Durant trois mois, j’ai enseigné l’anglais dans un collège de la Vallée Sacrée des Incas. Au cours de ces trois mois, j’ai pu mettre à profit mes expériences antérieures en tant qu’animatrice, stagiaire en école primaire et étudiante en Sciences de l’Éducation.

Le collège, dans lequel je suis intervenu, comprenait quelques 250 élèves, de 12 à 22 ans environ. Normalement, au Pérou, les élèves terminent l’école secondaire à 16 ans. Voici ainsi la première réalité à laquelle j’ai été confrontée. En effet, la plupart des élèves du collège, venant d’une communauté de paysans, principalement, travaillent au même titre que leurs parents, adultes qui n’ont pas toujours eu accès à une éducation scolaire. C’est pourquoi la majorité des élèves sont entrés très tard à l’école ou encore n’ont pas toujours pu assister quotidiennement aux cours.

La seconde réalité se rapporte au niveau d’anglais des élèves, comme à celui des professeurs, et ce dans la plupart des collèges dans lesquels sont envoyés les volontaires. Dès mes premières heures de classe, j’ai pu noter le niveau extrêmement bas des élèves. Jusqu’aux notions les plus basiques, de nombreux élèves se trouvaient en difficulté. Je crois pouvoir expliquer ceci de deux manières.

Premièrement, la langue maternelle de ces élèves étant le quechua, l’espagnol qu’ils parlent couramment est leur deuxième langue. En plus ces langues, nous leur demandons de maîtriser l’anglais. Leur niveau d’intérêt pour cette nouvelle langue est donc assez bas. Deuxièmement, et la principale raison je pense, il y a un problème certain venant du professorat.

D’une part la majorité des “professeurs” d’anglais ne sont pas de réels professeurs d’anglais mais pour la plupart des guides touristiques ou encore des professeurs spécialisés dans une autre matière. D’autre part, et cela se rapporte aux professeurs de toutes matières confondues, il y a un manque d’intérêt pour l’Éducation en tant que tel, un manque d’investissement, un manque d’intérêt pour l’apprentissage et un manque de méthodes adaptées. Bien entendu ceci n’est qu’une généralisation tirée des principaux dires des volontaires et de mon expérience sur le terrain.

Ainsi, notre mission en tant que volontaire est de tenter d’apporter de nouvelles méthodes, de nouveaux matériels à utiliser avec les élèves, comme de tenter de donner à ces élèves de la Vallée Sacrée des Incas un intérêt réel pour l’anglais. Je pense que ce sont les deux missions que chaque volontaire doit se fixer. Selon le collège et l’enseignant que l’on assiste, les possibilités sont diverses. Pour ma part, j’ai eu à me charger de tout, le professeur m’a donné entière liberté avec ses classes : planification et préparation des cours, enseignement en tant que tel, préparation des exercices et des examens. J’ai ainsi pu retravailler avec eux les bases de la langue d’une manière relativement ludique. Si au début, c’était assez difficile de se rendre compte des progrès réalisés par les élèves, au bout de trois mois à leurs côtés, il m’a semblé que les échanges et les divers jeux autour de l’anglais ont fait leurs effets. Bien évidemment les effets n’ont pas atteint tous les élèves mais j’ai pu noter l’intérêt pour l’anglais grandir en eux.

Au bout de trois mois, avec chaque classe nous avions nos routines et nos moments. Je m’étais adaptée à eux et eux à moi et plus le temps passait plus les classes étaient interactives et animées. A mon grand regret, il a fallu quitter ce collège et ces élèves pour partir vers un nouveau lieu de mission, en espérant que le professeur et les futurs volontaires continuent dans le chemin tracé par le travail de tous, depuis le début de ce projet d’enseignement de l’anglais.

Etre volontaire dans la Vallée Sacrée des Incas

En plus de notre travail au sein des collèges, nous avons, en tant que volontaires, la chance de pouvoir partager tous les moments de notre temps au Pérou avec la famille qui nous accueille. Autant que tous les voyages et expéditions que nous pouvons faire au Pérou pour découvrir la culture et les paysages, avoir la possibilité de passer du temps et partager des moments avec une famille péruvienne est un des éléments qui marque et rend l’expérience au Pérou inoubliable. Pour ma part, en plus de voyager de nombreux week-ends et certains jours de la semaine, j’ai passé beaucoup de temps avec la famille et appris énormément à leur côté aussi bien au niveau humain que culturel. Avoir partagé avec eux leur rythme de vie, leur vie de famille, leurs problèmes et angoisses, leurs coutumes, leurs opinions politiques, leurs connaissances et leur vision du Pérou, leur vision de l’enseignement… m’a permis d’apprendre plus sur la vie au Pérou. De même, j’ai réellement eu l’impression d’être un membre à part entière de cette famille dans laquelle j’ai eu la chance d’être accueillie, famille avec laquelle je me suis liée d’amitié.

Il me faudrait encore quelques pages pour raconter entièrement mon expérience au Pérou mais je pense avoir résumé le plus important : la mission pour laquelle j’ai choisi de venir ici. Il y aurait bien plus à raconter sur les volontaires que j’ai rencontrés, sur l’organisation de la mission, sur les divers voyages et expériences vécues. Mais tout ceci est propre à chacun et je vous laisse la surprise de le découvrir.

Marie Fouré

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