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Enseignement, Ghana par Hélène Pierrat

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Cette année, mes chères têtes blondes étaient…. Un peu foncées. Certaines avaient des houppettes, d’autres des tresses, d’autres encore des petites « pendouilles » de toutes les formes, de toutes les longueurs mais en tous les cas bien noires !

Elles étaient adorables, chantaient les chansons françaises à la perfection, se trémoussaient encore mieux, accouraient dès qu’elles me voyaient entrer dans la cour, hurlaient de joie quand j’entrais en classe, copiaient tous les gestes que je faisais, me « collaient » parfois un peu mais j’avais l’impression d’être une star aimée et c’était génial !

C’était au Ghana, dans une école primaire où j’enseignais le français en assistanat, ou plutôt en partenariat, avec M. Awonon, le professeur de français en chef, de nationalité togolaise. Après une très courte période d’observation réciproque, on a travaillé « la main dans la main » chacun enseignant à sa façon et passant la main à l’autre quand il était à court d’idées ou d’exemples. C’était bien entendu aux antipodes d’une école française, du climat (40°) aux salles de classe… très aérées (séparées les unes des autres par un tableau noir, sans mur ni portes ni fenêtres) en passant par l’enseignement et la discipline : quand les classes (de 30 à 60 élèves) répètent ou chantent à tue-tête, applaudissent en cadence pour une bonne réponse ou hurlent parce qu’elles viennent de me voir passer, c’est un peu bruyant pour le prof qui fait cours. Les coups de badine peuvent surprendre ou choquer, les règles sont différentes ! Il faut savoir chanter, ça c’est sûr… et mimer… c’est encore plus drôle ! Et puis, il y a l’assemblée du matin où les 500 élèves se retrouvent accompagnés de l’orchestre pour chanter, danser et prier, et la gym du vendredi où tous les élèves portent fièrement leur maillot et short de foot coloré pour jouer… aux chaises musicales, ou s’entasser à 3 sur un siège pour partir en bus au stade.

Mais bien-sûr il n’y a pas que le travail ! Le soir les élèves ou leurs parents vous reconnaissent au marché ou vous appellent du bus et encore une fois, on a l’impression d’être la star locale. A vivre avec tous ces gens attachants, j’ai fini par adopter leur coiffure locale (4h de souffrance avec 4 coiffeuses autour de moi) et les enfants dans les rues m’ont appelée « rasta Yawoo » au lieu de Yawoo (nom donné aux blancs). Malheureusement, toutes ces petites tresses ont eu du mal à tenir sur mes cheveux raides et fins et je suis donc vite redevenue une simple Yawoo.

La vie africaine est bien évidemment très différente de la nôtre aussi. Le temps passé à faire la cuisine pour les femmes est impressionnant ! Tout est pilé, écrasé et transformé en pâte méconnaissable. Au début, j’était très fière d’aider et de tout couper en petites morceaux mais j’ai vite vu que tout était à refaire derrière moi ! En plus, c’est très physique, que l’on utilise le mortier, les immenses cuillères en bois ou les pilons. Et quand il faut faire ça à deux en cadence, je vous assure qu’il faut un sacré entraînement… que je n’ai pas eu le temps d’avoir.

Le temps de quelques visites culturelles le week-end (le Ghana ayant été une terre de regroupement d’esclaves pour l’envoi vers les Amériques) ou touristiques (bord de mer, cascades) et c’était déjà fini, plein de souvenirs en tête.

Vivement l’année prochaine pour d’autres découvertes !

Hélène Pierrat

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