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Enseignement, Ethiopie par Joëlle Mezza

Le thé à l'éthiopienne Cuisine en Ethiopie Mission d'enseignement en Ethiopie Classe en Ethiopie Les élèves de Joelle Joelle et les volontaires en Ethiopie Scène de rue en Ethiopie Paysage d'Ethiopie

Je suis partie en Ethiopie avec Projects Abroad pour un mois entre juillet et août 2011. Je ne connaissais que très peu de choses sur ce pays, les ouvrages et les guides à son sujet étant peu nombreux en France. J'avais essentiellement l'idée d'un pays qui devait être très pauvre et qui avait connu la famine dans les années 80. Je suis donc partie sans trop de représentations préalables, me doutant que les choses devaient être fort différentes des clichés véhiculés en Occident.

Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié l'encadrement de l'équipe de Projects Abroad qui s'est montrée présente, disponible et chaleureuse tout au long de mon séjour. J'ai tout d'abord été accueillie par Weini, une des animatrices de l'organisation, à l'aéroport d'Addis Abeba. Puis j'ai rencontré Bikeseign et un autre nouveau volontaire. Bikeseign s'est occupé de nous la première journée pour nous faire faire un tour de ville, visiter quelques musées, acquérir un téléphone portable (très utile sur place) avant de nous introduire dans nos familles d'accueil respectives.

J'ai été aussi très bien accueillie dans une famille composée des parents et de 3 grands enfants, autour de la cérémonie du café. Ils habitaient une maison dans un quartier commerçant de la ville. Tous parlaient plus ou moins anglais, ce qui facilitait les échanges, qui ont été nombreux, notamment le soir au retour du travail. J'avais une petite chambre tout à fait correcte à ma disposition. Le confort était sommaire mais suffisant. On s'habitue à prendre sa douche à l'eau froide et à connaître parfois des coupures d'électricité.

Le lendemain de mon arrivée, Weini est venue me montrer le trajet que j'allais devoir accomplir tous les jours pour aller sur mon lieu de travail, et cela a été aussi l'occasion de me présenter au chef d'établissement où j'allais travailler. Mon travail a consisté à donner des cours d'anglais dans une école privée, à la fois en direction d'adolescents et d'adultes. J'habitais à une demi-heure de mon lieu de travail et j'ai dû apprendre à prendre les mini-bus, ce qui a constitué pour moi un véritable sport ! La difficulté consistait à repérer le bon bus, c'est-à-dire comprendre la destination annoncée par celui qui faisait monter et descendre les voyageurs et repérer l'endroit où descendre, l'exercice étant encore plus difficile la nuit ou par temps de pluie. Or il faisait nuit dès 18h45 et les pluies étaient fréquentes en cette saison... ! Il m'est arrivé plusieurs fois d'être descendue au mauvais endroit et de me retrouver perdue bien qu'à deux rue de ma maison ! Dans ces cas-là, le téléphone portable était bien utile pour appeler au secours ma famille d'accueil ou Weini qui habitait à proximité !

Mon activité de travail s'est aussi bien passée. Les personnels de l'école étaient tous très gentils avec moi; j'ai eu du temps et du matériel pour pouvoir préparer mes cours, en discuter avec le chef d'établissement. Avant de me lancer, j'ai pu observer plusieurs cours donnés par différents professeurs. J'ai été agréablement surprise par le niveau d'anglais des élèves qui était meilleur que ce que j'avais pu imaginer, par leur envie d'apprendre et par la pédagogie des enseignants qui privilégiaient les activités de groupe et l'entraide entre élèves. Ces cours étant privés, les effectifs n'étaient pas trop lourds (une vingtaine d'élèves). Mais j'ai pu assister à un cours d'anglais dans une école primaire publique, où il y avait une cinquantaine d'élèves, que nous avons cependant réussi à faire participer. La motivation des élèves pour apprendre l'anglais est impressionnante.

Le week-end, l'équipe de Projects Abroad organisait toujours une rencontre entre les volontaires, autour d'une visite, d'un repas, d'un pot ou d'une séance de cinéma, ce qui m'a permis de rencontrer d'autres volontaires et de nous organiser entre nous pour faire d'autres balades dans la ville le dimanche.

Addis Abeba est une assez grande ville, où l'on ne se sent pas en insécurité, mais où il m'a paru difficile de se repérer pour pouvoir se déplacer en autonomie. Il y a peu de panneaux indicateurs, qui plus est, lorsqu'ils existent, ils sont écrits en amharique, ce qui les rendait illisibles pour moi ! J'ai donc été confrontée à des difficultés d'orientation dans cette ville où il n'est pas aisé d'avoir des points de repères géographiques, ce qui a limité mes déplacements. Mon regret est de ne pas avoir pu visiter d'autres régions d'Ethiopie, car je suis certaine qu'Addis Abeba reste une capitale et n'est pas complètement représentative du pays et du reste de la population. Les habitants y sont peut-être un peu plus aisés et plus occidentalisés qu'ailleurs.

J'ai été impressionnée par l'importance de la religion pour la population, tous niveaux d'éducation confondus. Les personnes font des signes de croix dans le bus, elles embrassent les murs des lieux de culte. La religion ne semble pas un choix personnel, mais un mode de vie national.

J'avais lu sur mes guides que la température en juillet-août devait avoisiner les 18 degrés, mais je n'y croyais pas trop. Or, c'était bien la réalité, il ne faisait guère au-dessus de 15 degrés, j'ai vu des paysages verts comme en Irlande, et des trombes d'eau qui tombaient avec des grêlons, surtout au mois d'août. De retour en France, les actualités faisaient état de la sécheresse qui sévissait dans l'est de l'Afrique et notamment en Somalie, je dois dire que les médias ne parlaient pas du tout de cela à Addis pendant mon séjour.

Voilà un petit aperçu de mes impressions de voyage, même s'il y aurait sans doute encore beaucoup de choses à dire.

Joëlle Mezza

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