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Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis

Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis Enseignement, Bolivie par Anne Cécile Denis

Je suis partie en Bolivie avec une double envie : celle de découvrir une nouvelle culture et celle de faire partager la mienne. A Paris, j'avais déjà donné des cours de français à des immigrés dans le cadre d'une association bénévole. L'expérience que j'ai vécue à Cochabamba fut à la fois complémentaire et très différente puisqu'il s'agissait d'enseigner le français à des étudiants souhaitant pour la plupart devenir professeurs de français, et à des professionnels qui avaient un désir d'ouverture culturelle.

Ma mission s'est déroulée au mois de février qui correspond pour les étudiants aux grandes vacances. Avec les deux autres professeurs volontaires, nous avons commencé par constituer des groupes en fonction du niveau, grâce à un petit test que nous avions élaboré, nous permettant d'évaluer le niveau d'écrit et d'oral. C'est ainsi que j'ai suivi pendant 4 semaines un groupe de débutants et un autre groupe de niveau intermédiaire.

Le rythme était assez intense puisque chaque cours durait 1h30 et qu'il s'agissait d'un rendez-vous quotidien. De plus, chaque après-midi, je consacrais environ 2 heures à préparer mes cours du lendemain. Je n'avais pas emporté avec moi mon ordinateur portable mais le bureau de Projects Abroad nous a mis à disposition un ordinateur avec internet ce qui m'a permis de faire les recherches nécessaires sur Internet, créer des exercices et imaginer des activités à la fois pédagogiques et ludiques. Nous nous voyions régulièrement avec les deux autres profs afin d'échanger sur notre travail et mutualiser nos recherches. J'ai aussi pris un abonnement à l'Alliance Française où j'ai pu louer des DVD, des livres et des revues, afin de varier les plaisirs. Mes élèves étaient très curieux, posaient beaucoup de questions sur la culture française et sur ma vie à Paris. Ils adoraient que je leur passe des chansons françaises ou des extraits de films. Nous avons notamment travaillé sur les films « Amélie Poulain » et « Les Choristes ».

L'une de mes apprenantes, Rosario, avait un objectif très personnel. Elle devait partir en France le mois suivant pour aller rendre visite à sa fille et son gendre qui vivaient là-bas et attendaient un bébé. Elle était donc tout particulièrement motivée par apprendre tout le vocabulaire de base pour se présenter, commander un repas ou encore se repérer dans une ville. D'une manière générale, le fait de les voir tous les jours m'a permis de bien connaître chacun, ses motivations et ses envies. Et ainsi d'adapter mes cours en fonction de leurs attentes. Nous avons développé une véritable complicité au fil des jours et, lorsqu'il a fallu se quitter, ce fut très difficile. Le dernier matin, ils m'ont fait une très jolie surprise en apportant café, gâteaux et cadeaux. J'ai tout particulièrement apprécié leur jolie carte remplie de témoignages d'amitié... écrits en français naturellement !

Aujourd'hui, je continue à échanger des mails avec Monica, étudiante à l'université San Simon et qui rêve d'avoir la possibilité de venir un jour en France. J'ai l'impression que son projet de devenir professeur de français s'est confirmé grâce à mon cours et je suis fière d'être désormais « son amie de France ». Je crois qu'elle et moi garderons toujours un souvenir très fort et très ému de ce mois de février 2011 passé ensemble.

D'un point de vue personnel, j'ai l'impression que cette expérience m'a permis de développer des nouvelles compétences en pédagogie, compétences qui me sont utiles chaque jour dans mon travail de responsable formation. Et dans le même temps, j'ai atteint mon objectif de mieux comprendre la culture bolivienne, que ce soit à travers mes étudiants ou à travers la famille avec laquelle j'ai vécu et qui m'a accueillie avec beaucoup de chaleur et de générosité. En partant, tout le monde m'a demandé « Volveras? ». Et quand j'ai répondu « Creo que si », j'étais sincère. Oui, je crois que je retournerai un jour à Cochabamba. On garde à jamais dans son cœur et dans sa mémoire les lieux dans lesquels on a eu la chance de tisser des relations aussi belles et aussi enrichissantes.

Anne Cécile Denis

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