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Ecovolontariat & environnement - Ecovolontariat forêt tropicale, Perou par Jessica Kaulanjan

Jessica Kaulanjan - Peru - Conservation Jessica Kaulanjan - Peru - Conservation Jessica Kaulanjan - Peru - Conservation Jessica Kaulanjan - Peru - Conservation Jessica Kaulanjan - Peru - Conservation

Mon voyage a commencé le dimanche 10 Juillet, date de mon départ de Paris. C’était une grande première en Amérique Latine sans mentionner le fait que je n’avais jamais participé à ce type de mission auparavant. Dimanche 10 Juillet, départ pour le Pérou direction Lima puis Puerto Maldonado. Si les longues heures de vols ne me faisaient pas peur, j’appréhendais énormément l’environnement dans lequel j’allais atterrir. Mes craintes ont vite disparu lors de mon second vol depuis Lima en direction de Puerto Maldonado.

Le paysage, les rocheuses puis la forêt, étaient incroyables et tellement captivants. Arrivée à l’aéroport, Elvira m’attendait. Apparemment je n’étais pas la seule à arriver ce jour-là. J’ai donc fait la connaissance d’une autre volontaire, Pauline. Nous sommes par la suite devenues de très bonnes amies. L’attente du bateau à Brombus a été très longue mais j’ai fait la connaissance de volontaires qui étaient à Taricaya depuis quelques semaines. Les entendre parler de Taricaya, de la vie du camp, des animaux, des gens, a achevé d’éliminer toutes les questions que je me posais. Après deux heures de bateau, nous sommes arrivés au camp, en plein milieu de la forêt sur les bords du fleuve Madre de Dios. Le cadre était juste magique. Les volontaires et le staff nous attendaient. J’ai tout de suite été frappée par l’accueil et l’esprit d’équipe qu’il semblait y avoir. J’ai été très bien accueillie par mes colocataires de bungalow. L’aventure avait bel et bien commencé.

Premier jour à Taricaya, première activité : transporter du bois pour la rénovation des bungalows. Je n’aurais jamais imaginé faire ça dans ma vie. La tâche n’était pas facile, nous étions plusieurs volontaires formant une chaine afin de charger un bateau de bois puis de le décharger au camp. Malgré la difficulté, le soleil, l’argile au bord du fleuve - dans lequel je me suis enfoncée au passage - nous nous sommes amusés comme des enfants.

Plus généralement durant mon séjour, j’ai participé aux activités journalières: trail cleaning, construction de la cage de pré-remise en liberté des « night monkeys », projet « turtle », chasse aux chauves-souris (dont la capture d’un spécimen qui pourrait appartenir à une nouvelle espèce), nourrir les animaux du camp, observation d’oiseaux depuis les différentes plateformes - et surtout sur la canopée depuis laquelle la vue est à couper le souffle - cueillette de fruits... En résumé, les activités ne manquaient pas, les tâches étaient bien réparties, grâce à Catherine.

Tout cela donne des journées assez éprouvantes mais pleines de surprises. Je me suis baladée et perdue en pleine jungle. J’ai appris à faire usage d’une machette (outil incontournable). J'ai campé sur une plage en pleine rivière pour trouver des œufs de tortues. J’ai d’ailleurs eu la chance de faire partie de l’équipe qui a trouvé le premier nid d’œufs de tortues. Je me suis fait piquer par des « sand flies ». Pourtant, malgré la chaleur et les conditions bien différentes du confort habituel, la bonne humeur du staff et l’ambiance générale sont propices aux différentes tâches. Ce n'est pas moi et pourtant j'ai adoré vivre un mois au beau milieu de la jungle et ce grâce aux gens - le staff a été incroyable et parfait, je me suis même liée d’amitié avec la cuisinière Reina. Les animaux aussi y sont pour quelque chose.

Dès mon premier jour, j’ai fait la connaissance de Kali un bébé singe qui prenait un des membres du staff pour son père. Il fallait s’en occuper, à savoir le nourrir, jouer avec et l’observer interagir avec Muñeca son ainé. Nous avions plusieurs animaux au camp, les nourrir et nettoyer les cages, faisaient partie de notre quotidien… Cela participait à rendre le lieu magique. Au début, on a tendance à vouloir jouer avec les animaux. En revanche, tout ça n’est pas un jeu, au fur et à mesure on prend conscience de l’importance de chacun de nos gestes et surtout de l’importance de ces animaux dans la forêt. Chacun a un rôle dans l’écosystème, Taricaya existe pour redonner à la nature tout ce que l’homme lui prend. J’ai beaucoup apprécié les conférences du vendredi soir ou le staff explique en détails notre action et l’objectif de chacun des projets. J’ai beaucoup appris sur la vie sauvage.

Pour ce qui est de la vie à Taricaya, j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui valaient la peine d’être connus et qui ont contribué à la réussite de mon expérience. Nous étions en moyenne une vingtaine de volontaires plus le staff sur place. Les activités occupaient certes la majeure partie de la journée mais nous avions pas mal de temps libre si bien que nous avons passé de très bons moments en groupe. Entre les balades en forêt, les mini-feux de camps aux hamacs, les parties de « dishes » - jeu de cartes, le perdant lave la vaisselle, nous ne nous sommes pas ennuyés.

Je n’ai pas vraiment eu de contacts avec la population locale, mais on sent un accueil certain. La pauvreté est partout et les gens n’ont pas vraiment conscience de l’impact de leurs actions sur l’environnement, rejet des déchets et chasse, entre autre. Pourtant, comme dit Stuart, on ne peut pas les blâmer parce qu'ils ont faim : s’ils tuent ou pêchent de façon intempestive, ils le font pour leur famille. Cette réalité est tellement différente. Après ce voyage, je trouve néanmoins ridicule de vouloir comparer les niveaux de vie ; les gens sont heureux de leur vie et c'est tout ce qui compte. L’important c’est de se loger et nourrir sa famille.

C’est assez difficile de résumer trois semaines en quelques lignes. Je finirai juste en précisant que l’expérience en vaut la peine. Depuis mon retour en France, je rêve de repartir pour une autre mission d’écovolontariat. Je conseille vraiment à ceux qui en ont la possibilité de se lancer.

Jessica Kaulanjan

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