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Ecovolontariat & environnement - Ecovolontariat forêt tropicale, Pérou par Elisabeth Dongarra

Coucher de soleil sur le forêt amazonienne

J’ai trouvé Projects Abroad sur Internet et j’ai tout de suite été très intéressée par leurs différents projets et en particulier par la mission environnement au Pérou. À l’époque j’avais 18 ans, j’étais un peu impressionnée par la distance, le fait de vivre dans la forêt amazonienne et le prix. J’ai eu le déclic le jour ou j’ai vu un documentaire environnemental qui m’a bouleversé, mon projet de partir au Pérou est devenu une évidence et je me suis engagée le soir même en rentrant du cinéma. J’ai choisi de partir 2 semaines pendant l’été 2008.

J’ai été tout de suite très rassurée grâce à la page perso que l’organisation met en place dès que l’on s’inscrit. J’avais les réponses à toutes les questions possibles et imaginables et je pouvais parler avec un interlocuteur basé au Pérou.

Malgré mes petits problèmes de transport, je suis enfin arrivée à Puerto Maldonado où m’attendait un membre du staff de la réserve de Taricaya et une autre volontaire aussi fraîche que moi. Par contre ce qui ne m’attendait pas à l’aéroport : ma valise…et oui ça arrive ! Au final j’ai passé la moitié de mon séjour sans et je peux vous dire que ça ne m’a presque pas manqué. Dans la jungle on se rend compte qu’on n’a pas besoin de beaucoup et grâce à la gentillesse des autres volontaires j’avais tout ce qu’il me fallait ! Cela vous fait relativiser vos besoins matériels. En fait ce qui était indispensable c’était des chaussures de marche pour la jungle (heureusement je les avais sur moi), des tongs pour le campement et la ville, un spray contre les moustiques (même eux n’étaient pas si redoutables), des vêtements pour tenir 1 semaine (les volontaires font leur lessive tous les week-ends en ville) et un nécessaire à toilette bien sûr.

L'accès à la réserve

Retour à l’aéroport pour ma première expérience avec un Touc Touc, entre la mobylette et le taxi, c’est le moyen de locomotion le plus répandu avec la mobylette. C’est très bruyant mais une manière géniale de se déplacer à l’air libre.
C’est donc en Touc Touc que l’on commence à découvrir Puerto Maldonado et que l’on réalise doucement où l’on est. On se dirige vers le Brombus qui est le bureau de Taricaya en ville pour manger un petit bout et se reposer un peu avant d’aller au port direction Taricaya. Entre temps, on peut passer faire quelques petites emplettes s’il nous manque quelque chose. C’était un peu mon cas mais je pensais naïvement que ma valise viendrait me rejoindre assez vite, j’ai donc seulement acheté une lampe torche et une moustiquaire (absolument indispensable !). Une heure passe et nous voilà dans un Peque Peque (bateaux locaux), descendant le Madre de Dios. J’aime beaucoup la photographie et je ne peux m’empêcher de sortir mon reflex pour capturer cet instant magique où l’on s’enfonce de plus en plus dans la jungle. Les rives sont toutes vertes et il est impossible de savoir ce qu’il se passe dans cette forêt compacte, le seul indice de vie est le bruit étourdissant qui en sort et qui vous plonge très vite dans cette atmosphère très particulière.

Le groupe de Taricaya

Je pense à mon trajet en avion de Lima à Puerto Maldonado en passant par Cusco et à ces paysages complètement différents qu’on a survolé. C’est assez incroyable de passer de l’énorme ville constamment grisâtre, presque froide et avec peu de charme, au paysage andin désertique de Cusco, avant de rentrer dans le bassin amazonien avec cette vue hypnotisante et tant attendue de la selva entrecoupée de rivières sinueuses. Un vrai voyage ! Maintenant je navigue sur une de ces rivières et je découvre la faune et la flore locales en tentant de capturer ce moment intense.

Nous n’arrivons pas à la réserve car nous nous arrêtons en chemin dans un village indigène où se sont regroupés tous les volontaires pour écouter le discours d’un indien natif parlant mi espagnol mi dialecte, heureusement que Stuart, le co-directeur de Taricaya est là pour traduire. Il nous raconte la vie indigène avant l’arrivée des colons… C’est au milieu de cette confusion que je découvre mes nouveaux compagnons que je ne peux qu’observer pour le moment. Après la présentation nous sommes invités à acheter des produits traditionnels faits à la main et Marlene (qui est aussi nouvelle) et moi pouvons enfin nous fondre dans la foule.

Forêt amazonienne

Nous arrivons enfin à Taricaya, une personne du staff vient nous voir pour nous faire un topo, nous faire visiter et nous présenter les animaux du programme de réintroduction. Puis nous faisons plus ample connaissance avec les volontaires pendant le dîner, et c’est ainsi que la cure de riz commence !

Le bruit de la jungle peut être difficile à supporter pour certains quand il s’agit de s’endormir mais moi j’étais tellement fatiguée que j’ai grimpé dans mon lit toute habillée, je me suis mise dans des draps qu’on m’a prêtés, j’ai jeté la moustiquaire sur moi et me suis endormie sur le champ. En rentrant à Paris, je ne pouvais plus dormir à cause du silence qui était maintenant devenu assourdissant.

Les volontaires au travail

Je commence à travailler dès le lendemain et me sens très vite intégrée dans cette grande famille, j’ai vite eu l’impression d’avoir été là toute ma vie ! Le staff et les volontaires sont si chaleureux, une harmonie se dégage de la vie dans cette petite communauté. Dans la jungle, personne n’est stressé, jamais je n’ai entendu quelqu’un crier ou élever la voix. Bien sûr on se fait parfois des petites frayeurs dans la jungle ou même dans sa chambre, surtout la nuit…mais bon, ça fait partie de l’aventure !

Dans la vie de tous les jours une petite routine s’installe entre le travail, le temps libre et le week-end. Les projets peuvent être saisonniers, il peut y avoir des urgences comme aller chercher le tapir qui s’est échappé puis consolider sa cage en coupant soi-même le bambou ! Mais en général on s’occupe des animaux, on travaille à la ferme pilote, on entraîne les ânes, on nettoie la maison des chèvres, on fait des marches dans la forêt, des observations et la nuit un groupe de volontaire va sur la plage des tortues pour trouver des œufs (juillet-septembre), on fait aussi des marches la nuit à la recherche d’amphibiens et de serpents, parfois on part à la chasse au caïman etc. Je pourrais vous parler des projets sur des pages et des pages mais je vais m’abstenir car l’information existe sur le site !

Vue de la canopée

Chaque soir avant le dîner nous attendons avec impatience le tableau que Rachel fait qui répartit le travail de chacun pour le lendemain . Comme ça on fait toujours un travail différent et tout le monde fait de tout. Dès qu’il est accroché on se jette dessus et tout le monde commence à parler en anglais, allemand, français etc. « Eh ! On est ensemble à 6h sur la canopée ! Blablabla ». On parle surtout l’anglais mais Taricaya est très international et quand on repart on a des amis un peu partout sur le globe !

En parlant de la canopée, c’est l’un des plus beaux endroits de la réserve, surtout le matin lorsque l’activité des oiseaux est la plus importante et la magnifique lumière de l’aube vous baigne dans une atmosphère venue d’un autre monde. On fait aussi des excursions comme au lac Sandoval dans le parc national de Tambopata. C’est un vrai paradis sur terre avec une vie sauvage incroyable. On peut notamment apercevoir des loutres géantes.

Réserve animalière

En ce qui concerne le temps libre, ce sont des moments de relaxation et de partage. En se baladant dans le campement on peut trouver un groupe allongé dans les hamacs, d’autres qui bronzent (même s’il faut être fou pour rester au soleil volontairement), on peut tenter une sieste dans les hamacs mais c’est déconseillé, ceux qui ont tenté se sont retrouvés le corps plein de morsures… même le meilleur des sprays ne retient pas les terribles « sweat flies », les moustiques sont de la rigolade à côté. Donc pour la sieste, c’est dans son bungalow, sous sa moustiquaire. D’autres lisent, les garçons jouent au foot avec le staff, on peut aussi aller se baigner, rien de tel après une activité un peu physique ! Le soir, on a de l’électricité à peu près 3 h par jour, du coucher du soleil jusqu’à 9h. Mais ne vous inquiétez pas ça ne veut pas dire qu’on va se coucher si tôt, après 9h les volontaires s’accaparent le bar et l’on passe une bonne soirée éclairée à la bougie. Grâce à la technologie et quand on se débrouille bien on peut même avoir de la musique !

Volontaires dans la réserve

Quand le week-end arrive, on a le choix d’aller en ville ou de rester dans la réserve qui est alors très calme, ce qui est très tentant. Mais la plupart vont en ville. Puerto Maldonado est une ville très tranquille et pleine de charme où l’on n’est jamais perdu. Le week-end, on ne peut pas faire 10 pas sans tomber sur un volontaire ! Tous les habitants sont très gentils et savent d’où viennent tous ces jeunes étrangers. On passe le week-end entre le cybercafé, « the ice cream place » qui fait les meilleures glaces, et jus de fruit du monde. Le soir on peu aller boire un coup dans des bars, manger dans de très bons restaurants et les boîtes de la ville sont vraiment une expérience à tenter! On peut aussi aller à la tour de la ville, au marché, faire sa lessive, se balader. On se déplace surtout à pied ou en touc touc. On se sent vraiment en sécurité et l’on est très vite à l’aise dans cette ville accueillante.

La réserve évolue constamment et quand on a fait sa petite contribution et que l’on rentre chez soi, on se rend bien compte avec un petit pincement au cœur mais surtout beaucoup de bonheur que les choses n’arrêtent pas de changer, de grandir, en contribuant à préserver l’environnement. Je pense que la réserve nous apporte beaucoup plus à nous, en enrichissement personnel que nous lui apportons. Mais on a quand même vraiment l’impression d’aider à faire avancer les choses et d’être efficace. Quand on est volontaire à Taricaya, on n’est pas de simples touristes, on fait partie de quelque chose d’important. On sort de l’aventure changé, plus mature, avec une vision différente de la vie. Mais aussi avec de grandes connaissances sur la biodiversité amazonienne grâce au staff, qui est constamment là pour nous aider et répondre à nos questions avec toujours la même passion.

Réserve animalière Pérou

Mes plus beaux moments, si je devais en choisir seraient : n°1 le camping sur la plateforme de la canopée. On est allongé dans la nuit à 42 mètres de haut à regarder la flopée d’étoiles filantes, un ciel comme on n’en a jamais vu, on voit même la voix lactée. Le bruit de la jungle est assourdissant et omniprésent tout autour de nous, les porcs-épics rongent le bois de la plateforme à 1 m de vous, et un ami vous réveille en vous écrasant la tête avec ses pieds, on est un peu serré mais qu’est ce qu’on est bien !

Le deuxième fut le jour où nous avons rencontré un groupe de 6 ou 7 Tamarins empereurs, ce fut l’un de mes plus beaux moments de photographie, c’était incroyable de les voir dans leur milieu naturel et de pouvoir les photographier ainsi. Parce qu’il faut savoir qu’il est difficile de voir des mammifères dans cette jungle épaisse, la plupart du temps on les aperçoit seulement pendant un bref moment. Là, on a pu les observer pendant une dizaine de minutes ! On s’est senti très privilégiés de pouvoir assister à un tel spectacle. C’était un moment très intense et le seul fait d’y repenser suffit à me nouer l’estomac.

Mais ma plus belle expérience fut quand même humaine ; la rencontre avec des gens qui ont la même passion que soi pour la nature, les animaux et l’aventure. Le simple fait qu’on se retrouve au même endroit en dit long sur eux et les amitiés ne tardent pas à se nouer. Beaucoup de volontaires le disent et c’est vrai, les amis de Taricaya font partie des personnes dont on se sent le plus proche, surtout quand on revient. On tisse des amitiés fortes en très peu de temps parce qu’on partage des choses très intenses et incroyables. Et vu que le séjour entier, chaque seconde, qu’on vit là-bas est incroyable, c’est vite fait. Parce qu’on peut se retrouver dans un paradis terrestre et faire des choses extraordinaires mais si on n’a personne avec qui les partager, l’aventure n’est pas la même. Taricaya c’est tout ça en même temps, des gens géniaux, un environnement magique et une aventure hors du commun qui restera ancrée en vous toute votre vie.

J’espère vous avoir tous donné envie d’y aller, sincèrement vous ne regretterez pas. La seule chose négative dans l’expérience c’est le retour, la réintégration à votre ancienne vie peut être difficile… Je vous conseille d’écrire un journal pendant votre séjour, c’est le souvenir le plus précieux, parce que mine de rien, on oublie vite… et de partir le plus longtemps possible, parce que moi j’ai regretté de n’être restée que deux semaines, c’est bien trop court.

Elisabeth Dongarra

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