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Ecovolontariat & environnement - Ecovolontariat forêt tropicale, Pérou par Anouk Voisin

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Si vous avez encore des doutes (langue, milieu de vie, culture…) n’hésitez plus ! La langue n’est pas une barrière puisque seuls quelques mots d’anglais ou d’espagnol suffisent à vous faire comprendre. Pour ce qui est des conditions de vie, on s’y adapte très rapidement si tant est qu’il y ait besoin d’adaptation et du moment que l’on ne s’attend pas à un hôtel quatre étoiles.

Arrivée
Avant même d’arriver à Puerto Maldonado on sait que l’on ne va pas regretter ce voyage. En effet on assiste dans l’avion au spectacle des Andes et d’un paysage montagnard qui va se transformer en un paysage magnifiquement sylvestre : la forêt Amazonienne qui nous accueille à Puerto Maldonado.

Nous ne sommes pas accueillis seulement par la forêt mais par un membre de la réserve qui nous conduit à Brombus (bureau de l’association). Cette première immersion dans cette ville péruvienne se révèle palpitante avec la découverte des paysages mais surtout de la circulation très désorganisée! Cependant cette désorganisation est relative à nos critères européens car les locaux se comprennent entre eux, par gestes, sifflements ou beaucoup de klaxons, et on n’assiste à aucun accident.

L’attente du bateau à Brombus a été rassurante car j’ai rencontré des volontaires qui parlaient français. Et il y en a souvent donc pas de panique. Le transport en pirogue qui dure environ une heure fait aussi partie du côté magique du voyage et nous plonge au cœur de l’aventure. A l’arrivée à la réserve on fait le tour de la lodge et des animaux avec les explications nécessaires puis on découvre son bungalow. On a alors du temps libre pour prendre ses marques et ranger ses affaires si bien-sûr notre valise n’a pas été égarée ! Sinon ne vous en faites pas, on peut compter sur la générosité de chacun et on ne manque de rien (je parle d’expérience!). Le soir, le repas est le moyen de faire connaissance avec tous, volontaires comme membres du staff. Ensuite il vaut mieux aller se coucher car le décalage horaire se ressent et les activités commencent dès le lendemain.

Activités
Les activités sont aussi variées qu’intéressantes. Un travail très attendu est le recensement des animaux qui peut prendre la forme d’observation d’oiseaux sur l’une des trois plateformes (HOB, New Farm Platform ou la canopée à 42 mètres). Il y a également le recensement des amphibiens avec l’herpeto walk qui consiste à relever les pièges disposés à différents endroits de la réserve. C’est ainsi que l’on peut également trouver des tarentules et pour les plus courageux les prendre dans la main. Dans le même esprit on relève également des pièges à papillons pour mieux les observer et les classifier.

Il y a bien évidement les animaux à nourrir et c’est le moyen de prendre de super photos. Cependant cela implique également le nettoyage des cages qui est aussi un moyen de s’amuser, notamment pour vider le bassin des tapirs. Les cages nécessitent également quelques réparations ou agrandissements et là encore c’est un travail collectif sympathique. On part également plusieurs fois par semaine pour récolter les papayes, les bananes et autres plantes pour les animaux. Pour cela on va en pirogue chez des « voisins » de la réserve.

Toujours en rapport avec les animaux il y a durant les mois de juillet à septembre le projet « tortues ». Tous les soirs une équipe constituée d’un staff et de quatre volontaires part pour camper sur la plage aux tortues. Après avoir installé le campement on peut observer le magnifique coucher de soleil et on assiste à un ballet aérien de la part des oiseaux qui font des insectes leur repas du soir. On se lève la nuit vers deux heures pour faire le tour de la plage et récolter les œufs puis après un court repos on repart le lendemain à cinq heures pour aller enterrer les œufs après les avoir pesés et mesurés. Pour ceux qui ne voudraient pas partir pendant cette période il y a également une activité qui consiste à mesurer et peser non plus les œufs mais les bébés-tortues tout au long de l’année. C’est une activité passionnante et assez drôle.

Mais les animaux ne seraient rien sans leur environnement et la conservation s’applique à la forêt toute entière et en particulier aux végétaux. Parce que les relations au sein de cet écosystème sont très complexes et que la faune influe sur la flore et inversement, la réserve de Taricaya dispose d’un botaniste. C’est avec lui que l’on pratique le botanic walk, découverte des plantes et arbres de la forêt. Il nous fait également partager sa culture sur l’utilisation de certaines plantes par les chamans. On connait alors les plantes qui soignent ou celles avec lesquelles on peut envouter une personne mais le secret les plantes hallucinogènes est jalousement gardé! C’est malheureusement aussi un moyen de se rendre compte de la déforestation qui touche le Pérou et on prend conscience de la réelle importance de cette réserve.

Il y a évidement des tâches moins passionnantes mais tout aussi importantes et amusantes, tout étant dans le travail d’équipe (et surtout l’amusement en groupe). Ainsi couper des arbres à la machette (outil favori à Taricaya) pour les cages des animaux, scier et clouer des planches, transporter des bambous pour les pièges à oiseaux, rentrer les données des observations d’oiseaux sur l’ordinateur, déblayer les chemins, coudre les poubelles ou nettoyer les salles communes peut se révéler intéressant. Une activité de remplissage de sacs avec du sable pour les tortues (activité très physique avec environ cent-cinquante sacs à remplir) s’est par exemple fini en course à sac ! Laissez donc libre cours à votre imagination tout en faisant le travail demandé.

On peut noter que toute sortie peut nous mener à voir des animaux sauvages, principalement des groupes de singes assez fréquents même près des bungalows : il m’est arrivé d’en voir juste « sous ma fenêtre » (à rappeler qu’il n’y a ni fenêtre ni poignée de porte à Taricaya). C’est alors un moment formidable, inoubliable, qui nous rappelle qu’on est au cœur de la forêt amazonienne et que ce petit bout de terre protégé est indispensable pour la faune et la flore locales.

En plus des activités il y a certain soir des talks (facultatifs) qui nous permettent d’enrichir notre culture. J’ai par exemple assistée à des exposés sur les chauves-souris, les amphibiens et reptiles, l’organisation de la forêt, le projet de libération des singes araignées, les oiseaux, la conservation et les caïmans (suivi d’un cours pratique avec capture d’un caïman !)

Temps libres
Tout ce travaille laisse malgré tout du temps libre entre midi et trois heures ainsi que le soir. Ces moments permettent de mieux encore connaître les gens qui nous entourent. Certains jouent au foot, d’autres les regardent depuis les hamacs en discutant. On peut également jouer aux cartes et c’est le moyen d’apprendre les jeux locaux avec les membres du staff ! J’ai également eu l’occasion de donner des cours de français à un membre staff qui voulait apprendre et étant donné le nombre de langues à Taricaya beaucoup de monde profite des temps libres pour apprendre deux-trois mots d’une langue qu’ils ne connaissent pas. D’autres, eux, apprenaient la guitare ou le jambé. Quant au soir, c’est le moment fiesta musique parlote et danse ! Encore un moyen d’apprendre mais cette fois-ci la salsa (ou des variantes).

Le weekend la plupart des volontaires vont à la ville mais je conseille de rester au moins une fois à la réserve pour tester l’ambiance encore plus familiale de ces fins de semaines à Taricaya. De plus, il y aura toujours des gens pour emmener vos affaires à laver en ville. A la réserve vous êtes libre de dormir et la seule activité étant de nourrir les animaux (et de faire la cuisine quand le cuisinier n’est pas là) vous la faites si vous le voulez. Mais comment refuser d’assister au coucher des bébés-singes-araignées !

Pour ce qui est de Puerto Maldonado après le tout à la laverie et le dépôt des affaires à l’hôtel on peut faire le marché pour acheter eau et nourriture si on manque de quelque chose à la réserve. L’avantage de la ville le week-end est que l’on redécouvre un vrai lit, une vraie douche chaude ou froide selon nos envies et… des poignées de porte ! En général les volontaires se retrouvent pour manger et certains membres du staff nous emmènent dans des restaurants intéressants où on peut goûter les spécialités locales. Le soir se passe souvent entre nous au bar puis en discothèque mais si vous voulez récupérer de la semaine et profiter du lit et des draps frais vous pouvez bien évidement aller dormir.

Voilà, inutile de dire que je recommande vivement ce voyage que je rêve de refaire et pour lequel je commence déjà à cotiser. Ne vous posez pas trop de questions et foncez vous ne pourrez pas le regretter. C’est un séjour épanouissant où l’on apprend beaucoup sur nous, sur les vraies valeurs du monde et on relativise notre vie occidentale.

Anouk Voisin

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