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Projet défense des droits de l’Homme en Afrique du Sud par Cécile Goubault-Larrecq

J’ai toujours su que je voulais faire quelque chose pour aider les autres. C’est ainsi que j’ai commencé à étudier le droit et que j’ai pris part à de nombreux projets relatifs aux droits de l’Homme, bien avant de commencer à étudier à l’université. Une passion ne fait jamais de pause ; prendre une pause pendant l’été n’était donc pas une option. L’idée de s’engager à l’étranger s’est tout naturellement imposée. L’Afrique du Sud fut mon premier et dernier choix.

Quand on entend parler de l’Afrique du Sud, on pense à Nelson Mandela. Et quand on pense au Cap, on imagine la plage, les montagnes et les pingouins… Mais c’est tellement plus que ça.

Cécile en photo devant la montagne de la Table

Je suis arrivée au Cap au début du mois de juillet 2015. En sortant de l’aéroport, j’ai pu voir le bidonville de Khayelitsha par la fenêtre, dessinant le chemin menant aux montagnes. Cela semblait sortir tout droit d’un de ces documentaires que l’on regarde à la télévision. Mais aussi irréaliste que cela semblait, c’était pourtant bien réel. Maintenant que je pense à mon voyage au Cap, tout semble avoir été un rêve. Et voici la raison pourquoi :

Mon voyage au Cap a été composé de trois expériences principales: la découverte de la ville, mon projet dans l’office du « PAHRO » (Projects Abroad Human Rights Office) et la participation aux projets de justice sociale.

Tout d’abord, découvrir le Cap est quelque chose d’unique. Pouvoir admirer la mer tout en grimpant au sommet de la montagne de la Table et pouvoir scruter les montagnes au loin en passant du temps à la plage donne une idée de la magie de la ville.

Il y a tellement de choses à faire : aller au Waterfront et voir des phoques nager dans l’eau du port pour un peu de relaxation, visiter Robben Island et le musée du District 6 pour un peu d’Histoire, sauter à l’élastique depuis le plus haut pont du monde, être supporters des Springboks et célébrer leur victoire pour un peu de culture sportive, ou simplement sortir pour faire du shopping. Le Cap m’a fait vivre tellement d’aventures et de sensations différentes que je ne suis pas prête à les oublier. Il y a toujours quelque chose à faire, quelle que soit votre humeur ou vos envies. C’est ce qui rend cette ville si incroyable.

De plus, travailler pour le PAHRO a été une des expériences les plus gratifiantes que j’ai pu vivre. On m’a très rapidement confié des dossiers sur lesquels travailler. Mon travail a majoritairement consisté à traiter des cas de réfugiés, en les aidant à faire leur demande pour obtenir le statut de réfugiés, suivre l’avancée des dossiers et le cas échéant faire appel (si le statut de réfugié leur a été refusé par le RSDO ; Refugee Status Determination Office). J’ai également travaillé sur des cas de droit de la famille, droit de la propriété, droit du travail ainsi que de droit criminel.

Les travaux qui m’ont été confiés étaient extrêmement divers, tant par le domaine de droit traité que par le type de tâches à réaliser. J’étais chargée de rédiger de nombreux rapports et documents légaux, mener des consultations avec les clients au sein du PAHRO et dans des structures légales adéquates, participer à ce qu’on appelle un « moot » (simulation de procès) et le cas échéant, aller à la cour pour assister notre superviseur, mais aussi avocat, lorsqu’il plaidait pour un client,

Chaque stagiaire travaillait de manière autonome et avait ses propres dossiers à gérer. Ce stage est une opportunité qu’aucun volontaire n’aurait pu obtenir ailleurs. Cette chance extraordinaire m’a permis d’acquérir de nombreuses compétences qui me seront nécessaires dans mes futures expériences professionnelles, ainsi qu’une reconnaissance de mes capacités qui m’a permis de gagner en confiance.

Enfin, les projets de justice sociale auxquels j’ai participé m’ont ouvert les yeux sur de nombreux aspects de ma vie quotidienne. Ces projets consistent à mettre en place des ateliers sur le développement et l’amélioration des conditions des personnes dans les centres de détention pour mineurs, dans un centre pour enfants souffrant de problèmes comportementaux et dans un refuge pour femmes et enfants victimes de violence. De plus, en collaboration avec l’ONG Siyakhatala, nous avons effectué des visites à domicile chez les habitants du bidonville de Khayelitsha afin de mieux évaluer leurs besoins.

En ce qui me concerne, le projet dans le centre de détention pour mineurs a été le projet le plus intéressant auquel j’ai participé. J’ai pu y rencontrer des enfants, et non pas des criminels. Parler avec eux m’a fait prendre conscience qu’il n’y a pas de mauvaises personnes mais seulement de mauvais agissements. Les ateliers et les discussions que nous y avons organisé m’ont aussi donné la chance d’être plus près des adolescents et de et de comprendre ce qu’était la réalité des gangs. Même si les garçons avaient leurs corps couverts de tatouages et de cicatrices, plus je leur parlais, plus j’ai pu apprendre à les connaître et à les apprécier.

Avoir l’opportunité de découvrir la vie dans un bidonville a aussi été une des expériences les plus significatives de mon séjour au Cap. Faire face à la pauvreté et découvrir les conditions dans lesquelles certaines personnes peuvent vivre ne m’a pas seulement ouvert les yeux, mais aussi le cœur.

“Cape Town is all about the people”. Quand j’y repense, je visualise la banderole que j’ai vu juste avant de monter dans l’avion retour : « I came to see beautiful landscapes and I met beautiful people ». C’est exactement ça. Je repense à tous ces« braais », que nous appelons plus communément barbecues, où j’ai pu passer de merveilleux moments avec des personnes incroyables. Au Cap, je n’ai pas seulement rencontré des personnes incroyables, mais je me suis aussi fait des amis. J’ai adoré la ville, son atmosphère et ses personnes. Il s’y passe quelque chose de spécial qui ne peut pas être décrit plus en détail. Le seul conseil qui me vient ainsi à l’esprit est le suivant : vas-y et vis-le !

Retrouvez le détail de notre mission défense des droits de l’Homme en Afrique du Sud sur le site.

Cécile Goubault Larrecq

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