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Droits de l'Homme & droit, Mongolie par Florence Coat

En plein travail Florence Coat Mongolie Paysage de Mongolie Yourtes dans la steppe

J'ai toujours été très attirée par les domaines de l'humanitaire et des droits de l'Homme. Etudiante en 3ème année de licence en langues étrangères appliquées (LEA), option communication et échanges européens, il me fallait trouver un stage, idéalement à l'étranger, alliant les compétences acquises au cours de ma formation et qui touchent au milieu professionnel que je convoite. Grâce aux deux mois de stage conventionné que j'ai pu réaliser à Oulan-Bator (en juin et juillet 2010) au sein du bureau principal de la branche mongole d'Amnesty International, j'ai pu combiner à la fois les exigences de la fac et les miennes.

Dès mon inscription sur le site Internet de Projects Abroad, je me suis sentie encadrée et soutenue ; très vite on m'a mise en relation par email avec ma superviseure, Sayo, qui a répondu rapidement et efficacement à toutes les questions que je me posais avant le départ. Ainsi, j'avais la certitude avant même de partir que quelqu'un serait responsable de moi 24h/24, une personne que je sentais fiable.

Je n'étais jamais partie aussi loin, seule, pour une si longue durée. A mon arrivée à l'aéroport international de Oulan-Bator, Sayo était là pour m'accueillir avec le sourire et une bonne humeur contagieuse (malgré les heures de vols que je venais d'accumuler et un retard de mes bagages prévu de quelques jours!).

Partir en Mongolie, c'est réellement partir à l'aventure. Il est indispensable de se préparer mentalement (et physiquement!) à un séjour sur ce territoire. Le terme "choc des cultures" serait presque un euphémisme pour décrire les violentes sensations qui vous pressent lors de vos premiers jours à UB ; la chaleur d'abord, omniprésente pendant des semaines avant un brusque rafraîchissement des températures, les odeurs qui se dégagent à chaque coin de rue (émanations de friture, d'ordures), la pauvreté générale dans laquelle vivent les habitants, etc.

Oui, il faut vraiment se préparer à une confrontation permanente avec une culture extrêmement différente de nos habitudes et modes de vie occidentaux. Mais n'est-ce pas justement ce qui fait le charme de la Mongolie, outre ses paysages majestueux et l'amitié dont font preuve ses habitants dans les campagnes, son histoire, fierté nationale ubiquiste, et son arrivée récente dans une économie qui se veut de plus en plus libérale? Car le pays subit depuis la fin des années 1990 des changements économiques de plus en plus intenses face auxquels la population commence à peine à s'armer ; c'est donc une période cruciale pour cet état qui veut se moderniser et entrer dans une course mondiale. Il reste cependant conscient du fait que la route est longue avant de mettre fin à la misère (chômage important, exclusion d'une certaine partie de la population, etc.) et à la corruption.

Travailler pour Amnesty International Mongolia (AIMn) durant 6 semaines a été une expérience des plus enrichissantes. Malgré mon manque relatif de pratique dans cette sphère spécialisée dans le combat pour les droits de l'Homme au quotidien, toute l'équipe de AIMn a été très accueillante dès le départ, et m'a témoigné sa confiance. Ma tutrice m'a confié diverses responsabilités, ce qui a été très gratifiant et motivant dans mon évolution ; j'ai ainsi pu progresser de manière autonome dans des tâches variées et toujours très intéressantes. Elle m'a autorisée à participer à certains meetings organisés dans les ger districts qui entourent la capitale. J'ai également rédigé de nombreux courriers à l'attention des gouvernements limitrophes, aidé à l'organisation d'évènements dans le but de collecter des fonds, et mené une vidéoconférence avec la branche russe d'AI. La préparation d'une pièce de théâtre portée par des jeunes membres impliqués dans les actions de l'ONG reste l'un de mes plus beaux souvenirs de stage puisque nous avons travaillé tous ensemble sur le projet, depuis la conception jusqu'aux premières répétitions.

Grâce à Projects Abroad, mon séjour mongol ne s'est pas limité à 6 semaines de travail au service d'une ONG d'envergure mondiale. Chaque week-end, l'équipe d'encadrants (locaux et étrangers) organise une sortie dans le but de faire se rencontrer tous les volontaires, et ainsi d'échanger régulièrement sur l'expérience de chacun, sa famille d'accueil, ses impressions. Car il est très important de garder un contact social avec des gens qui ont (à peu près) le même âge, les mêmes motivations que vous. Ces sorties sont donc l'occasion de se faire des amis et d'évacuer la pression de la semaine!

Ma famille d'accueil vivait dans la partie est de la ville, un peu excentrée des autres (à 30mn du centre en bus). Le monsieur, vétérinaire, et sa femme, professeur de mongol, ont été très gentils, discrets mais amicaux, et toujours à l'écoute quant à ma perception de leur pays. Même si lui ne parlait pas un mot d'anglais, sa femme maniait assez bien la langue pour que l'on puisse se comprendre lorsqu'il s'agissait de conversations sur la vie quotidienne. Très bonne cuisinière, elle m'a par ailleurs préparé avec plaisir des plats typiques (composés le plus souvent de viande de yack) que chacun se doit de goûter, au moins par curiosité!

La cuisine locale n'a cependant rien à voir avec ce que l'on connaît en Europe ; il y a beaucoup de fritures, de soupes, et l'influence culinaire coréenne, chinoise et russe est partout. Les fruits et légumes coûtant très cher car importés, ils deviennent vite une obsession lorsque l'on rentre chez soi!

La fête nationale de Naadam, en juillet, est l'occasion pour tous les volontaires de voir le pays sous un autre angle. Durant trois jours, les habitants s'adonnent à des activités comme le tir à l'arc, la lutte mongole, et les courses de chevaux. La cérémonie d'ouverture, dans le stade d'UB, vaut vraiment le détour car c'est un important défilé de couleurs et de costumes, une satisfaction pour les autochtones de montrer leur folklore. Attention cependant car c'est là que sévissent le plus grand nombre de pick-pockets (qui n'hésitent pas à découper au couteaux les sacs des visiteurs comme des locaux).

Afin d'avoir un vrai aperçu de ce qu'est la fête de Naadam, il faut voir les courses de chevaux menées dans les campagnes (la plupart des habitants passent cette fête dans leur yourte à l'écart de la ville) ; de très jeunes enfants montent à crue et maîtrisent leur monture aussi bien que les adultes! Il faut néanmoins avoir le coeur bien accroché lorsqu'une bête, à bout de forces, meurt d'une crise cardiaque, ou bien qu'un mouton est égorgé devant vous avant d'être vidé et servi le soir.

Voilà, la Mongolie, c'est un pays plein de contrastes, attirant et délicieusement effrayant, un voyage dont on ne sort pas indemne. J'y ai vécu pendant deux mois en passant par toutes les impressions ; je l'ai détestée, adorée, mais en suis sortie grandie. Aujourd'hui je sais qu'il me faudra retourner là-bas un jour, car il me reste un goût de trop peu ; après avoir testé l'été à +30°C, je veux connaître leurs hivers à -40°C!

Florence Coat

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