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Culture & Communauté - Projet Nomades, Mongolie par Marina Kretsch

Cuisine Famille La steppe mongole Les yourtes Marina et les enfants Marina et sa famille d_'accueil Troupeaux Yourte mongole

Lorsque j’ai pris la décision de partir en Mongolie, je savais déjà depuis plusieurs années que c’était là que je voulais aller. Je voulais découvrir la vie nomade, voir et sentir en vrai la beauté des grands espaces. Entendre le grand silence, lorsqu’il n’y a que le bruit de la terre, et rien qui ne rappelle la civilisation telle qu’on la considère par ici… Je ne savais pas vraiment ce que j’y trouverais, ni vraiment ce que j’y cherchais.

Mais il y avait quelque chose de l’orient qui m’attirait, comme un nœud attaché au fond de mon cœur et de mes tripes, relié à un fil invisible courant jusque tout là bas. Je voulais vivre sous la yourte (ger en Mongol), en immersion avec ces gens que l’on disait si chaleureux et accueillants. Les pasteurs de la grande steppe… Le nomadisme m’attirait terriblement. L’idée d’être en constant mouvement, de quitter un endroit comme un seul souffle, ne transporter avec soi que l’essentiel, sans s’alourdir… Sentir le grand vide enivrant autour de soi, et respirer à plein poumon l’air qui y réside…

Alors, lorsque je me suis sentie prête, j’ai fait mes recherches, et suis rapidement tombée sur l’organisation Projects Abroad. Pour un premier voyage seule, je préférais partir avec quelques garanties. J’ai choisi le projet nomade, car il me permettait de vivre en immersion complète avec une famille dans la steppe mongole. J’y ai passé 5 semaines.

Aujourd’hui, quelques mois après le retour, les souvenirs restent toujours aussi présents et puissants. Là-bas, j’ai pu ouvrir les yeux sur une autre culture, imprégnée de l’orient. Là-bas, pas de stress, pas d’énervements inutiles. On ne court pas après le temps ; on ne le gagne, ni ne le perd… On le passe simplement à être sans chercher constamment à remplir le moindre trou dans son emploi du temps. On se pose tranquillement, et on profite de ce qui survient, au jour le jour.

Malgré la régularité de la vie qui y est menée (tous les jours, les hommes mènent le troupeau aux pâturages, les femmes traient vaches et juments, et les activités liées à l’élevage se répètent), à tout instant peut survenir quelque chose de nouveau et d’insolite : un nouvel arrivant qui donne lieu immédiatement à de grands moments de fête, un déplacement, à cheval, en moto, en camionnette, sans vraiment savoir où l’on va, ni pourquoi ni comment, laissant constamment la place à la surprise et la découverte…

En partant, je ne savais pas vraiment ce que j’y cherchais, mais je sais ce que j’y ai trouvé : le partage d’une vie simple, faite de l’essentiel, parmi ceux qui peuvent encore se réjouir d’être leurs propres maîtres, avec pour seul patron la dure loi de la nature. J’ai pu voir les gestes quotidiens, francs et assurés, de ceux qui pratiquent l’élevage avec tant d’aisance et de maîtrise qu’ils en deviennent un art, et qu’ils se teintent d’une sorte de magie qui éclate et s’évapore en un instant… J’ai pu partager la chaleur qui se dégage lorsqu’ils sont à tous, j’y ai même fêté mon anniversaire, où nous étions presque quarante dans une seule ger.

Il m’est arrivé certains soirs de trouver que notre ger était vide de gens, alors que nous étions au moins une quinzaine à partager le repas, à discuter et à rire… Je comprends mieux pourquoi on parle de société individualiste aujourd’hui dans nos pays de l’occident. Alors bien-sûr, les premiers jours ne sont vraiment pas faciles, car on est perdu, on ne reconnaît rien, on ne comprend rien, et on ne connaît personne. Il faut s’habituer aux gens, au temps qui passe, bien plus tranquillement que dans nos pays guidés par le profit, et il faut surtout apprendre à se débrouiller pour communiquer, dans une langue bien différente de ce que l’on connaît. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Pour ma part, l’adaptation à ces nouveaux repères m’a permis de découvrir une autre manière de communiquer, dépouillée de toutes fioritures, avec seulement l’essentiel. Vivre au contact de cette culture si différente et des gens qui la font vivre m’a aussi permis de découvrir des aspects de moi qui m’ont sérieusement enrichie depuis. Aujourd’hui, il y a beaucoup de choses fondamentales que je ne vois plus de la même manière, c’est ce qui me permet de dire que je reviens de ce voyage sacrément grandie !

Marina Kretsch

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