Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.

You are from: United States, Go to our American website.

aide humanitaire
Appelez-nous au :
+33 (0)476­ 57 18 19
info@projects-abroad.fr
aide humanitaire

Culture & Communauté - Projet Nomades, Mongolie par Aurore

Aurore en Mongolie Aurore et son cheval Chevaux mongols Famille mongole La famille en moto Paysage de Mongolie

Quand j'ai décidé de partir pour 5 semaines d'humanitaire, je n'avais pas vraiment de pays en tête, et c'est presque par hasard que j'ai choisi la Mongolie, mais c'est une expérience pour laquelle je signerais à nouveau sans hésiter. J'ai opté pour le Projet Nomade, 6 semaines à cheval sur juillet et août. Je suis arrivée le 10 juillet, juste avant les fêtes nationales, auxquelles je voulais assister pour découvrir un maximum de choses sur ce pays.

L'équipe sur place m'a logée dans une auberge de jeunesse pendant cette courte période, et j'ai pu participer aux excursions organisées pour l'occasion et y rencontrer les autres volontaires, une cinquantaine à cette époque, soit autant d'occasion d'échanges supplémentaires.

J'ai ensuite été transférée dans ma famille nomade, dont j'avais eu des photos et une description par Internet avant mon départ. Les 4 semaines complètes passées en immersion sont vraiment l'un de mes souvenirs les plus incroyables. Alors oui, les premiers jours, entre la difficile communication (une seule fille de 15 ans de ma famille d'accueil fait de l'anglais à l'école. Quant à la communication avec l'extérieur, elle est vraiment nulle, il n'y a ni réseau téléphonique ni Internet, ce qui est heureux d'ailleurs parce que je crois que la distance entre les cultures serait bien plus difficile à parcourir sans être en totale immersion), l'hygiène rudimentaire et le choc alimentaire, c'était un peu rude, mais les réflexes changent vite, et les gens sont trop attachants pour ne pas s'adapter.

En m'investissant, j'ai réussi à obtenir une vraie communication, avec quelques mots de mongol et beaucoup de gestes, pour faire la cuisine (je suis maintenant imbattable sur la cuisson du mouton, de la chèvre et de la marmotte!), monter à cheval (j'ai pu monter chaque jour, et aller chercher les chèvres au milieu de la steppe avec un coucher de soleil, c'est vraiment magnifique), participer à la vie familiale (jeux de dominos, baignades dans la rivière...). J'ai même eu la chance de fêter un anniversaire, et c'est rare puisqu'ils n'en fêtent qu'un dans leur vie: les 85 ans!

Les journées sont assez longues, les premiers temps j'étais ravie d'avoir emmené de la lecture, mais finalement on s'habitue aussi au rythme lent, aux heures qui passent sans qu'on les compte (oui, j'étais partie sans montre, et la batterie de mon téléphone ne tient pas 4 semaines, eh non... et ma famille avait deux horloges mais plus de piles...). Au fur et à mesure, j'ai trouvé à occuper tout ce temps, les enfants étaient ravis des livres d'anglais que je leur avais rapportés, et l'on a pu mettre en place quelques cours à partir de ces supports, afin de les aider et aussi de mieux communiquer, parce qu'ils sont très demandeurs et ravis d'apprendre autant que de faire découvrir leur culture. Évidemment, ma connaissance du mongol est toujours assez rudimentaire, mais je sais compter et nommer tous les animaux, chèvres, vaches, yacks, mais aussi grenouilles et souris, et cet apprentissage a été l'occasion de moments de partage très enthousiasmants!

Au final, j'ai l'impression d'avoir au moins sinon plus appris que je n'ai apporté, en 4 semaines, j'ai découvert une culture quasiment inconnue, des modes de fonctionnement particuliers, avec des concessions entre les apports technologiques et autres et les coutumes antiques, qui se mêlent avec plus ou moins de bonheur et te permettent de réfléchir au fondement même d'une démarche humanitaire. Maintenant je sais traire une chèvre, installer un panneau solaire, cuisiner une marmotte (on mange bien des grenouilles en France... ce qui a terrifié ma famille d'accueil d'ailleurs), et j'ai surtout appris qu'aider vraiment un pays, ce n'est pas seulement lui donner de l'argent ou des technologies, c'est aussi l'accompagner et échanger, parce que l'on aide que ceux que l'on comprend.

Aurore

Retour à la liste des témoignages

Appelez nous :
04­ 76 57 18 19
  • Contactez-nous
    Envoyer Plus d'options
  • Découvrir
    nos brochures
  • S'abonner Plus d'options
  • Chatter en ligne
Haut de la page ▲