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Arts & création - Art & Artisanat, Mexique par Michel Ragaigne

Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne Culture & Communauté, Mexique par Michel Ragaigne

Avant : Quand j’étais enfant, je regardais des westerns tournés au Mexique, le soleil, les geckos, les cactus, les guitares, les guérilléros avec des balles de fusil croisées sur le torse, dégageant une poussière lointaine de cavalier dans les mirages du désert de la Sierra Madre. Toutes ces histoires de cow boy et de chicanos sont restées gravées dans ma mémoire en me jurant qu’un jour je partirais aussi dans ce grand pays.

Hier : J’ai arrêté mon entreprise à 48 ans, ma famille s’est dissoute, me laissant seul avec mes choix, je devais partir pour oublier, faire un break dans ma vie, me reconstruire en tant qu’homme. J’ai choisi le Mexique sans même regarder les autres pays, un voyage qui me faisait un peu peur par sa distance et tout ce qu’on a pu raconter ou écrire de néfaste sur lui. Je devais me rendre compte par moi-même et réaliser mon rêve ! Trois mois, c’est long et court à la fois, tout dépend comment on le vit, j’ai toujours aimé l’aventure avec tous les risques, les joies et les rencontres enrichissantes que cela comporte. Un matin en buvant mon café, j’ai tapé sur mon clavier ‘Mission humanitaire’, j’avais besoin d’aider pour assouvir mes peines, je suis tombé sur Projects Abroad. Cette entreprise de choix proposait un stage sur la fabrication des azulejos ou céramique au sein d’une famille mexicaine à Guadalajara. Ayant exposé pendant plusieurs années des peintures sur toile ainsi que des photographies, un brin artiste et musicien guitariste, tout ceci me correspondait parfaitement.

Sur les lieux : Les gens du bureau de Projects Abroad sont venus me chercher à l’aéroport, un peu fatigué par le jet lag mais complètement heureux, ventilé par un vent chaud, je savourais à travers la vitre de la voiture les premières images ensoleillées de ce pays magique et envoûtant. Moult questions, moult réponses par mon interlocutrice qui parlait le français couramment avec un petit accent espagnol sympathique qui chante comme une cigale du Sud de mon pays. Embrassé, serré et reçu à bras ouvert, installé comme un roi dans cette famille, je savourais les premiers plats des vastes recettes culinaires mexicaines concoctées par l’excellente maîtresse de maison, Silvia.

Là où j’habitais, ma première sortie fût à Tlaquepaque, petit village magnifique d’art sublime situé à quelques kilomètres de Guadalajara. Mes premières photos furent déclenchées sur une exposition d’artisanat où exposait ma famille d’accueil. Couleurs flamboyantes multicolores aspergées de soleil et de savoir-faire qu’aucun de nous ne serait capable d’imaginer. Comment pourrais-je décrire un tel pays en quelques lignes, si ce ne sont que les émotions de mon cœur qui parle ?

Les odeurs, la musique des mariachis, les cireurs de chaussure, les gardeurs de voiture, vendeurs de rose, mendiants infirmes avec sourire incrusté dans leur visage, dresseurs d’iguanes, cracheurs de feu, joueurs d’échec ou de dame, jongleurs itinérants, créateurs fantastiques de collier en perle ou en graine, clowns, hommes orchestre, laveurs de pare-brise en plein soleil, vendeurs de chips, de boissons fraîches, de glaces, de chikless, de tickets de loterie, photographes à la chambre, spectacle d’habilité au lasso, ballons d’enfants gonflés à l’hélium, parie de canari, barbapapas, jouets nocturnes luminescents, marchandes de bulle de savon, mannequins costumés et fardés, taggeurs à la commande, tatoueurs habiles, livreurs d’eau ou de gaz, police préventive, amoureux sur les bancs publics, danses aztèques ; tout ce que leur vie produit de sain et de généreux a rendez-vous ici. J’ai goûté des fruits que je ne connaissais pas comme les pitayas, les guanabanas ou guamuchils aux saveurs sucrées incomparables.

En relation parfaite avec ce peuple, le respect de leur culture s’installe en moi et engendre la valeur morale, la parole, la dignité et l’honneur. Les mexicains adorent leurs enfants et les élèvent dans la croyance, la paix, la musique et la sérénité d’esprit. Des vraies familles s’exhibaient sous mes yeux d’européen non averti. Toutes ces choses qui enrichissent la vie et que l’on perd petit à petit chez nous, ces choses qui nous font vivre, l’amour de tout un chacun tout simplement. Les couleurs de leurs maisons sont vives et le soleil au zénith les accompagnera toujours, afin qu’ils ne meurent jamais à travers tout nos souvenirs. Le mystère de la vierge de Guadalupe, la Muerte partout présente protège et sème aux quatre vents le plus grand de tout leur bonheur, la providence d’un désir de bien vivre.

J’ai parcouru des dizaines de kilomètres à pied à travers les villes de Guadalajara, Tlaquepaque, Tonala, le lac de Chapala, Zapopan, Tequila et son alcool d’agave réputé mondialement, les pyramides circulaires de Guacimontones. Emporté par la curiosité et ne voulant pas partir avant de connaître le Pacifique, je suis descendu à travers le pays rejoindre Puerto Vallarta. Plage et océan, camarones et poissons grillés, artisanat, sourire et discussion avec les autochtones, chaleur écrasante, sable blanc et palmiers, cerveza en rafraîchissement.

La nuit, la lune me ment quand elle me dit qu’il faut dormir, je crois que les mexicains ne dorment jamais, ici tout est vivant, de jour comme de nuit, chargé de signe et d’histoire, chaque rue, chaque intersection est une découverte, des spectacles partout, un mélange indescriptible que l’on ne trouvera jamais ailleurs qu’au Mexique lui-même. Excellents musiciens, guitare, saxo, trompette, trombone à coulisse, harpe, violon, harmonica, xylophone et bien d’autres instruments dont je ne connais pas les noms. Je me mêle à la foule, il faut errer pour découvrir, je suis fasciné et empli d’une nouvelle force. Personne, même le plus timide ou le plus blasé ne peut s’ennuyer dans ce pays grandiose. J’ai parcouru beaucoup de pays, mais le Mexique est à part, il est l’alambic de l’élixir de la vraie vie, l’unité serait plus appropriée. Le nombril de la lune comme ils disent.

Partout, lors de mes pérégrinations, il ne m’est jamais arrivé aucune embrouille ni provocation. J’ai même oublié plusieurs fois par inadvertance mon sac, dans des restaurants ou des magasins. J’ai toujours retrouvé mes affaires sans avoir besoin de réclamer, même plusieurs heures après. Le vol existe, mais pas aux endroits ou je suis passé. Peut-être par respect ou par chance, je ne saurais jamais. Les taxis ou les transports en commun sont de véritables tours de manège folkloriques, les mexicains conduisent vite et bien, gare à celui ou celle qui ne se tient pas aux barreaux. Le fou rire m’emplissait lorsque je décollais de trente centimètres de mon siège provoqué par les innombrables excavations incrustées dans la chaussée. Un conseil toutefois, traverser les routes très vite et toujours regarder ou l’on met les pieds. Les automobiles ont priorité sur les piétons et les trottoirs sont farcis de trous.

Les restaurants transformés en musée d’exposition ont pratiquement tous un patio à ciel ouvert, un moyen d’apprécier les nuits étoilées en dégustant ce que vous allez avoir la chance de découvrir. Ce n’est pas le décor qui est bien, c’est la créativité absolue du savoir-faire mexicain. Je n’en dirais pas plus, il faut une part de secret à chacun de nous. Une seule chose, ces bribes de témoignages entrecoupés sont des portées d’accord sans le son, sans les odeurs. Seul le vécu peut vous composer de la sorte et vous révéler toute cette mélopée. Les mexicains et les mexicaines sont des gens gentils, généreux et très chaleureux, j’ai maintenant plusieurs amis dans mon répertoire et je continu de garder le contact avec eux. Le pays du ‘Corazon’ vous attend, n’hésitez plus, partez et découvrez. Tout y est pur et indiscutablement beau. Faîtes confiance à Projects Abroad ainsi que la compétence joviale et sympathique de tous leurs collaborateurs disséminés dans le monde entier.

Aujourd’hui : Partagé entre le chagrin et la joie, les racines du manque ramènent toujours le voyageur sur ses terres, l’existence a besoin de repère, de retour aux sources. Ces êtres merveilleux et exceptionnels que sont les mexicains, honnêtes et droits, m’ont abreuvé d’une nouvelle culture et on fait entrer en moi une certaine chaleur que je n’avais plus. Rien ne dure toujours, seule la splendeur et l’harmonie reste gravée dans nos rêves et nos mémoires.

Maintenant : Mon âme est remplie de soleil et de couleur, mon cœur rouge se rappellera toujours…

Poussière et sombrero, salsa et mariachis, un signe, un appel, le gringo doit venir, le gringo est venu, le gringo veut revenir, le gringo pleure son départ, le gringo reviendra, le gringo vous aime.

Fin de mon voyage. Hasta luego Mexico !

Michel Ragaigne

Michel Ragaigne

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